GMEM Marseille

jeu. 28 juin 2018
19h

Exposition


Vernissage jeudi 28 juin 2018

Friche La Belle de Mai

Berdaguer & Péjus, Sandra Adam-Couralet, Christian Sebille

Communautés Invisibles

Berdaguer & Péjus, Sandra Adam-Couralet, Christian Sebille — GMEM Marseille
© Berdaguer&Péjus
Berdaguer & Péjus, Sandra Adam-Couralet, Christian Sebille — GMEM Marseille
© Berdaguer&Péjus

Première exposition d’envergure à Marseille pour Christophe Berdaguer et Marie Péjus, qui se saisissent ici des potentialités offertes par l’architecture de la Friche la Belle de Mai pour mettre en jeu de nouvelles productions.

Un paysage gris et mou m’accueille et se dérobe sous mes pieds… le sol en sable, balayé par mes pas, dessine et redessine indéfiniment la topographie du lieu…
l’exposition s’imprime au passage de chaque visiteur, … tout autour des abeilles de verre produisent des sons stridents … scénographier des connexions synaptiques … Le sentiment d’être entré dans un paysage intérieur…, vivre dans une exposition comme dans une psycho-architecture… Je me lève et je déambule à présent sous un réseau métallique… L’agencement est émotif, il est le fruit des humeurs de ses concepteurs puis de ses habitants. … une architecture de relations … des contagions et des coexistences … Les objets exposés sont eux-mêmes des «enregistreurs», ils sont «chargés» de sens, de mémoires.

Depuis 2014, un protocole d’échanges entre Sandra Adam-Couralet, commissaire de l’exposition, et les artistes Berdaguer & Péjus s’est mis en place. Les images et les textes, fruits de ces conversations, seraient toujours partagés si ils ont été le résultat d’une mise en conscience légèrement modifiée ou agissant sur les états émotionnels. L’exposition serait alors la mise en scène de ces « percepts et visions » et, par cette genèse subjective, plongeant volontiers dans les chemins du rêve et de l’inconscient, tenterait ici une version intimiste, non intimidée par les besoins d’une rétrospective ou d’un millésime. L’ensemble de l’exposition découle de cette conception «techno-animiste».

« Christophe Berdaguer et Marie Péjus se sont souvent attachés à tester les utopies architecturales, à les déprimer pourrait-on dire, contre toute forme d’autoritarisme. Selon un principe contaminant, l’architecture de l’exposition se voit à son tour exposée aux virus et devient elle-même un objet faillible, dégradable et malade. Les murs évoluent de l’intérieur. Tels des organismes vivants, ils sont habités de bactéries, d’histoires et de récits. Au cœur des réactions métabolistes, s’érigent des formes, tentant parfois de cartographier, d’établir des plans, parfois de contenir ou de prendre soin. Or on ne peut anesthésier un objet ou lui imposer une fonction fixe. Tout résonne de plasticité. Une exposition abîmée donc, stressée de traumas passés et à venir mais signes de possibles, parfois même de beauté, et surtout de vivacité. Plus encore, les opérations conceptuelles se laissent cette fois-ci déborder volontairement par l’élan du paysage qu’il ne s’agit plus de maîtriser mais de laisser advenir, dans l’acception d’un déploiement souvent incontrôlable : il s’agissait désormais de sortir du déterminé pour laisser l’espace choisir lui-même ce qui lui convient, à un moment donné. » Sandra Adam-Couralet

AVEC


Berdaguer & Péjus

Artistes plasticiens

Sandra Adam-Couralet

Commissaire d'exposition

Christian Sebille

performance sonore

EN SAVOIR +

> Art +

Production : Art+ et La Friche la Belle de Mai

Partenaires de l’exposition : Ville de Marseille, Conseil Départemental des Boûches-du-Rhône,Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, Ministère de la Culture - Direction régionale des affaires culturelles Provence-Alpes-Côte d’Azur, CNC, FNAGP, Fondation d’entreprise Ricard, GMEM, Pébéo, Mécènes de Sud, A2C Services, Ateliers Quel Amour !, MP2018, le Quotidien de l’art, Zérodeux

Exposition du 29 juin au 21 octobre 2018
Mercredi au Vendredi > 14h à 19h
Samedi et Dimanche > 13h à 19h
Plein tarif : 5 €
Tarif réduit : 3 €

Berdaguer & Péjus

Christophe Berdaguer (né en 1968) et Marie Péjus (née en 1969) vivent et travaillent à Marseille. Ils réalisent en duo depuis les années 90 une œuvre plastique qui explore les rapports psychologiques et physiques entre l’être humain, l’architecture et l’environnement. Utilisant des médiums variés (vidéo, installation, sculpture), ils proposent une relecture du monde dans sa relation à l’homme au filtre de savoirs scientifiques comme la psychiatrie, la chimie ou la sociologie. Une œuvre qui, tout en revendiquant ouvertement ses références aux avant-gardes utopistes et aux expériences d’architecture radicale des années 1970, se joue des classements et des catégories. Luminothérapie, Arbre à désirs, Traumathèque, Chants épileptiques, Double aveugle, Faux self, Neurodomotique, Ville hormonale, Psychoarchitecture, Paysages chimiques, Vegetal Transfer, Morphine Landscape, Jardin psychologique, Eye Shut Sensitivity, Habitat olfactif, Sculpture anesthésiante, Paroles martiennes, Rosabelle believe… Autant de titres explicites qui témoignent du jeu associatif permanent auquel se livrent Berdaguer et Péjus. Si leur travail a été présenté dans de nombreuses expositions personnelles et collectives, en France et à l’étranger, 2018 sera l’année de leur première exposition d’envergure à Marseille.

Sandra Adam-Couralet

Actuellement curatrice au Palais de Tokyo (expositions Wilfrid Almendra, Daiga Grantina, le « Toguna » ou « Encore un jour banane pour le poisson-rêve » pour la prochaine Saison Enfance qui ouvre en juin 2018), elle a d’abord travaillé comme commissaire d’exposition indépendante (commissaire associée des « Maîtres du désordre » au Musée du Quai Branly (2012) et de l’exposition « Formes simples » (2014, centre Pompidou-Metz) avec Jean de Loisy ; commissaire, avec Alain Berland, de l’exposition « Judith Scott. Objets secrets » au Collège des Bernardins (2011) et co-commissaire de l’exposition «Simples Gestes» qui inaugure un nouveau projet curatorial de la Fondation d’entreprise Hermès au musée du cristal Saint-Louis (septembre 2014-mars 2015). En 2016, elle est commissaire associée de la Nuit Blanche, confiée à Jean de Loisy et au Palais de Tokyo. Entre 2013 et 2017, Sandra Adam-Couralet est co-coproductrice de l’émission hebdomadaire « Les Regardeurs » sur France Culture. Depuis 2016, elle intervient dans l’émission La Dispute par Arnaud Laporte.

LIEU

Friche La Belle de Mai
41 Rue Jobin
13003 Marseille


ACCÈS

Entrée 1 (piétons uniquement) :
41 rue Jobin - 13003 Marseille
Entrée 2 (piétons, livraisons
et parking restreint) :
12 rue François Simon - 13003 Marseille

Bus Ligne 49 ou 52 : Belle de Mai La Friche
Bus de nuit : Ligne 582 : Belle de Mai La Friche
Borne Vélo : 3321 Rue Jobin