GMEM Marseille

sam. 9 mai 2020
21h

Concert


pour cornemuse, bombarde, trélombarde, biniou

Mucem – Auditorium

Erwan Keravec, Dror Feiler

SONNEURS

Création
2020
Création — GMEM Marseille
Erwan Keravec, Dror Feiler — GMEM Marseille
© Atelier Marge Design

Cornemuse, biniou, bombarde et trélombarde… Erwan Keravec initie un quatuor « culturé » au timbre riche et au son puissant. De ces quatre instruments, seule la cornemuse écossaise a un répertoire en musique contemporaine — en grande partie grâce à Erwan Keravec. Pour les trois autres, la bombarde, le biniou koz, les deux instruments historiques, et la trélombarde inventée dans les bagadoù (fanfares bretonnes traditionnelles), SONNEURS se veut le début d’un rapport à de nouvelles écritures.

Si la création musicale distingue souvent la musique écrite et la musique improvisée, Erwan Keravec envisage ces deux écoles dans leur complémentarité. Avec ce quatuor, il offre un tout nouveau champ d’expression pour des compositeurs issus de ces pratiques.

«Le joueur de cornemuse écossaise se nomme sonneur, mot noble et beau (…). Quand, à l’appel d’Erwan Keravec, cornemuse, biniou, bombarde et trélombarde sonnent, les murs s’effondrent et les âmes frémissent, sentant l’approche si exaltante, si rare, de l’inconnu.»

— Les Inrocks, mai 2017

TARIFS


Plein 13€ | Réduit 10€
Pass 16€ (incluant Ensemble d’oscillateurs — 19h)
Réduit Pass 6€ (sur présentation du Pass festival)

DURÉE


1h10

AVEC


Erwan Keravec

cornemuse

Mickaël Cozien

biniou

Erwan Hamon

bombarde

Guénolé Keravec

trélombarde

Manu Le Duigou

régie, sonorisation

ŒUVRES DE

Pierre-Yves Macé

« Recommencer (Five Dolly Shots) »

Création 2018

Dror Feiler

« Disobedience in B – D – Ef »

Création 2020

Zad Moultaka

« La Mélancolie du diable »

Création 2012

Susumu Yoshida

« Ode Funèbre à Tristan »

Création 2016

Bernard Cavanna

« To air one »

Création 2015

Samuel Sighicelli

« SPAS »

Création 2016

Wolfgang Mitterer

« Run »

Création 2015

Co-réalisation avec le Mucem

Commande et production Offshore
Coproduction gmem-CNCM-Marseille et La Muse en Circuit-CNCM-Alfortville
Soutien à la résidence La Soufflerie, scène conventionnée de Rezé

Bar et restauration
Sur place (Melen / Catapulpe)

Erwan Keravec (FR)

Erwan Keravec est sonneur de cornemuse écossaise, compositeur et improvisateur. En développant une recherche sur les sons périphériques, les modes de jeu et d’écoute de son instrument, éloigné de sa culture d’origine, il explore les musiques improvisées, du free jazz à la noise, et constitue un répertoire de musique contemporaine pour cornemuse solo, trio avec voix et avec chœur. Curieux du mouvement, de la relation et des situations propres à la réinvention, il compose, joue et improvise également pour la danse. Initié par le luthier et sonneur Jorj Botuha, formé aux modes de jeu et répertoires traditionnels de la cornemuse écossaise, Erwan Keravec débute au sein du Bagad Roñsed Mor de Lokoal Mendon et en duo avec son frère Guénolé Keravec à la bombarde. Dès 1996, il explore le free jazz et les musiques improvisées avec La Marmite Infernale, big band de l’ARFI – Association à la Recherche d’un Folklore Imaginaire – (Coeff 116 – 1997). Au sein de l’ARFI, il participe au programme Guanabara (2005) et joue au sein de la formation Baron Samedi. Parallèlement à une aventure menée avec les Niou Bardophones – quatuor constitué du couple cornemuse-bombarde, d’un saxophone baryton et d’une batterie – et la sortie des disques Air de rien (2005), Champ d’âne (2008) et Sages comme des fous (2013), il improvise avec le trompettiste Jean-Luc Cappozzo (Air brut – 2010), signe le disque Outside the budaga (2010) avec Romain Baudoin, Jérôme Renault et Joan Francès Tisner. En 2009, il rencontre le chanteur basque Beñat Achiary avec qui il crée Ametsa (2011). Depuis 2007, il affine sa recherche autour d’une cornemuse éloignée de sa culture d’origine avec les projets Urban Pipes I (2007) et Urban Pipes II (2011) pour lesquels il compose et improvise en solo, avec son frère Guénolé ou avec Beñat Achiary. Pour préciser son intention, il commande à des compositeurs, ne connaissant absolument pas l’instrument, les œuvres pour cornemuse solo constituant le programme Nu Piping (depuis 2011) : à ce jour, il est à l’initiative de 13 œuvres pour cornemuse solo signées Sébastien Bérenger, Bernard Cavanna, Benjamin de la Fuente, Xavier Garcia, Lars Kynde, Heiner Goebbels, Philippe Leroux, Zad Moultaka, François Rossé, François Sarhan, Susumu Yoshida. Pour le quatuor Sonneurs – constitué des instruments sonnés de la tradition bretonne (cornemuse, bombarde, biniou-koz et trélombarde (depuis 2015), il développe un programme avec Pierre-Yves Macé, Wolfgang Mitterer, Samuel Sighicelli, Susumu Yoshida et Frédéric Aurier (en 2019 pour une pièce avec le quatuor Béla). Il développe parallèlement le programme VOX (depuis 2013), pour cornemuse et voix (soprane et baryton) avec Oscar Bianchi, Philippe Leroux, José-Manuel López López, Oscar Strasnoy. Programme qu’il étendra à Extended VOX (2019) avec Les Cris de Paris – chœur de 24 chanteurs menés par Geoffroy Jourdain – à travers des commandes à Bernhard Lang et Wolfgang Mitterer. Parallèlement, il crée Blind (2015), pièce pour quatre instrumentistes et spectateurs aux yeux bandés, et mène le projet Revolutionary birds (2015) avec le chanteur tunisien Mounir Troudi et le percussionniste Wassim Halal. Approchant de plus près les musiques expérimentales, il collabore avec le saxophoniste suédois Mats Gustafsson (Luft – 2015), imagine une rencontre avec leurs groupes respectifs Sonneurs et Fire!. Il crée également avec le guitariste Julien Desprez et le percussionniste Will Guthrie le trio White Sands (création 2019). Il multiplie les collaborations dans le champ chorégraphique en écrivant, interprétant ou improvisant avec Gaëlle Bourges (Le Marin acéphale – 1999, Homothétie 949 avec le groupe Raoul Batz – 2002, À mon seul désir – 2014, Conjurer la peur – 2017, Ce que tu vois – 2018), Cécile Borne (Robes fanées – 2008), Boris Charmatz (Enfant – 2011), Emmanuelle Huynh (Huynh/Keravec – 2015), Mickaël Phelippeau (membre fantôme – 2016), Alban Richard (Breathisdancing – 2017). Il improvise avec Boris Charmatz, Daniel Linehan. En 2019, il augmente le programme pour cornemuse solo avec Goebbels/Radigue/Glass avec n°28/50 de Heiner Goebbels (création 2018 – Festival Schlossmediale Werdenberg – Suisse), OCCAM OCEAN – OCCAM XXVII d’Éliane Radigue (création 2019 – Le Vivier – Montreal – Canada) et Two pages – adaptation pour cornemuse en do de l’œuvre de Philip Glass. En 2020, il augmente le programme pour quatuor avec les pièces d’Otomo Yoshihide (création janvier 2020 – Philharmonie de Paris) et Dror Feiler (création avril 2020 – Festival Les Musiques, gmem-CNCM-marseille).

Dror Feiler (SE-IL)

Dror Elimelech Feiler, né le 31 août 1951, est un musicien suédois d’origine israélienne, artiste et militant de gauche. Il est marié à l’artiste Gunilla Sköld-Feiler. Dror Feiler est né à Tel-Aviv en 1951 de Eliezer et Pnina Feiler. En 1967, il déménage avec sa famille dans le kibboutz Yad Hana. Son père, Eliezer Feiler, était un activiste de gauche. En 1978, avec d’autres, il rencontre secrètement un groupe de représentants de l’Organisation de libération de la Palestine à Bucarest, alors que c’était toujours illégal. Eliezer Feiler est jugé et condamné à six mois de travaux d’intérêt général et à une amende de 4 000 lires israéliennes. Sa mère, Pnina Feiler, née en 1923, était l’une des fondatrices de Yad Hana. Elle a travaillé avec des centres de santé mobiles dans des villages palestiniens de Cisjordanie jusqu’en 2015, date à laquelle elle a cessé en raison de son âge avancé. Dror Feiler a été parachutiste dans les forces de défense israéliennes. En 1973, Dror Feiler immigre en Suède. Il renonce à sa citoyenneté israélienne, qui était alors une condition préalable à l’obtention de la nationalité suédoise. Dror Feiler étudie la musique nouvelle et son interprétation à l’Institut Fylkingen de musique nouvelle de 1975 à 1977, la musicologie à l’Université de Stockholm de 1977 à 1978 et la composition à l’Académie de musique de Stockholm de 1978 à 1983. Dror Feiler joue également du saxophone dans le groupe de jazz Lokomotiv Konkret et fonde le Too Much Too Soon Orchestra. En janvier 2004, Gunilla Sköld-Feiler et lui annoncent l’actualité internationale avec leur installation artistique Snow White et The Madness of Truth, qui parle de la kamikaze Hanadi Jaradat, vandalisée par l’ambassadeur israélien en Suède Zvi Mazel. L’installation consiste en une longue flaque d’eau rouge sang sur laquelle flotte un petit bateau blanc appelé « Snövit » (« Blanche-Neige ») portant un portrait de Hanadi Jaradat. Elle s’était fait exploser en octobre 2003 lors d’une attaque contre le restaurant Maxim’s à Haïfa, dans le nord d’Israël, faisant 21 morts et 51 blessés. Dror Feiler est maintenant le président de l’organisation suédoise Juifs pour la paix israélopalestinienne (JIPF) et de l’organisation européenne Européenne Juifs pour une paix juste (EJJP). Il est également membre du comité de rédaction de la New Colombia News Agency (ANNCOL). Il dirige l’espace artistique TEGEN 2 à Stockholm avec Gunilla Sköld Feiler. Il est actif en tant que compositeur de musique moderne, qui comprend de la musique de composition pour orchestre symphonique, opéra, musique de chambre et musique électroacoustique. En avril 2008, l’Orchestre symphonique de la radio bavaroise annule la création mondiale de sa composition Halat Hisar (État de siège), après que des musiciens se soient plaints du fait que la musique, y compris le son d’une mitraillette, était si forte qu’elle leur causait des problèmes d’oreille et des maux de tête.

LIEU

Mucem – Auditorium
1 Espl. J4
13002 Marseille


ACCÈS

Métro : Vieux Port - Hôtel de Ville
Bus : 60, 82, 82S, 582, arrêt Capitainerie
Vélo : bornes 2179 (quai du port) ou 2200 (Bd du Littoral)