GMEM Marseille

lun. 15 mai 2017
20h

Concert


Friche La Belle de Mai – Grand Plateau

Quatuor Diotima, Ashley Fure, Mauro Lanza

Nouvelles Œuvres

Création
2017
Création — GMEM Marseille
Quatuor Diotima, Ashley Fure, Mauro Lanza — GMEM Marseille
© Quatuor Diotima

Le quatuor à cordes (dont Haydn est « le père fondateur » du genre) bénéficie d’une aura exceptionnelle, du siècle des lumières à nos jours. De Beethoven à Bartók, puis Ligeti, Ferneyhough ou Posadas aujourd’hui, le dialogue à quatre voix égales a toujours constitué l’épreuve suprême pour un compositeur.

Aujourd’hui, l’apport de l’électronique ouvre un champ de possibilités inespérées à une nouvelle génération de musiciens. À la mémoire du compositeur italien Fausto Romitelli, « The 1987 Max Headroom Broadcast Incident » de Mauro Lanza est un hommage aux technologies obsolescentes ou bientôt en désuétude.

« Anima » d’Ashley Fure représente la quête d’un sang de l’électrique, d’une respiration du numérique… À la manière de stéthoscopes à l’écoute des secrets du corps, les interprètes déplacent des transducteurs d’un endroit à l’autre de leurs instruments, qui deviennent à leur tour haut-parleurs.

Dans « Geubteste Ferne » de Philipp Maintz, c’est l’hétérogénéité de chaque instrument qui questionne le compositeur.
Comment tenter de garder notre ouverture d’esprit et notre curiosité face à un objet inattendu, en comprendre ses origines et qualités pour le relier à notre « connaissance » ?

« Ghost stories » d’Oscar Strasnoy mêle des voix d’auteurs célèbres aux sons des instruments. Tels des génies enfermés dans des lampes, Perec Calvino ou Borges viennent nous parler comme s’ils étaient encore vivants.

Quatre pièces qui, par le détournement ou l’apport de l’électronique, décalent les représentations du quatuor à cordes.
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Une rencontre avec Ashley Fure et Mauro Lanza vous sera proposée en amont de ce concert > plus d’infos

Quatuor Diotima

Fondé en 1996 par des lauréats du Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris, le Quatuor Diotima est aujourd’hui l’une des formations les plus demandées au monde.
Son nom illustre la double identité musicale du Quatuor : Diotima est à la fois une référence au romantisme allemand – Friederich Hölderlin nomme ainsi l’amour de sa vie dans son roman Hyperion – et un engagement en faveur de la musique de notre temps, en évoquant la pièce de Luigi Nono, Fragmente-Stille, an Diotima.
Le Quatuor Diotima est le partenaire privilégié de nombreux compositeurs majeurs tels que Helmut Lachenmann, Brian Ferneyhough, Toshio Hosokawa et il commande régulièrement de nouvelles pièces à des compositeurs de tous les horizons parmi lesquels Tristan Murail,  Alberto Posadas, Gérard Pesson, Rebecca Saunders ou encore Pascal Dusapin.
S’il est résolument tourné vers la création contemporaine, le répertoire du Quatuor Diotima n’y est pas exclusivement consacré. Ses programmes offrent toujours, à la lumière des pièces d’aujourd’hui, une mise en oreilles nouvelle pour réentendre les grands compositeurs classiques qui l’inspirent, particulièrement Bartók, Debussy et Ravel, les derniers quatuors de Schubert et Beethoven, les compositeurs de l’Ecole de Vienne ou encore Janáček.
Depuis sa création, le Quatuor Diotima s’est produit sur la scène internationale et a joué dans la plupart des festivals et séries de concerts européens (Philharmonie et Konzerthaus de Berlin, Reina Sofia Madrid, Cité de la musique Paris, Wigmore Hall Londres, South Bank Center Londres, Konzerhaus de Vienne, etc.). Il réalise régulièrement des tournées aux États-Unis, en Asie et en Amérique du Sud. Il est par ailleurs en résidence au Théâtre des Bouffes du Nord à Paris de 2012 à 2016.
Leurs interprétations sont régulièrement saluées par la presse internationale. Tout comme leur discographie récompensée en France (5 diapasons d’or dont 2 Diapasons d’Or de l’année pour un enregistrement des Quatuors de Janáček – 2008 – et un autre dédié à la musique américaine – Crumb, Reich, Barber, 2011), en Allemagne (Concerto pour Quatuor et Orchestre de Schoenberg), en Espagne…
Le succès critique et public de l’enregistrement des Quatuors d’Onslow paru en 2009 chez Naïve (Diapason d’or et Événement du mois de Diapason, Excepcional de Scherzo) a scellé la collaboration entre le Quatuor Diotima et cette maison de disque pour laquelle il enregistre désormais exclusivement avec toujours autant de succès.
Par ailleurs, à l’invitation du label Megadisc, le Quatuor enregistre Livre pour quatuor révisé de Pierre Boulez de 2015  qui reçoit un accueil critique enthousiaste (ffff de Télérama et Choc de l’année pour Classica).
En 2016, le Quatuor Diotima lance sa propre collection chez Naïve et enregistre une série de portraits monographiques de compositeurs.
Le premier opus de la Collection Diotima, dédié à Miroslav Srnka, a rencontré un vif succès. Cet enregistrement est suivi d’un portrait de Gérard Pesson, d’Alberto Posadas et d’Enno Poppe – à paraitre.
Les années à venir seront riches en rendez-vous et concerts parmi lesquels l’intégrale des quatuors de Bartók en une soirée au Théâtre des Bouffes du Nord et en tournée en France,  la reprise du cycle BSB (Beethoven-Schoenberg-Boulez) au Muziekgebouw d’Amsterdam, la création du prochain quatuor de Mirek Srnka à Biennale de Quatuor à cordes à la Cité de la musique de Paris 2018, la création du Quatuor de Rebecca Saunders au Wigmore Hall et des tournées internationales : en Amérique du Sud, au Japon et aux Etats-Unis, un Diapason d’or si qu’une nouvelle tournée en Russie.
Le Quatuor Diotima est soutenu par la DRAC et la Région Centre-Val de Loire au titre des ensembles conventionnés, et reçoit régulièrement le soutien de l’Institut Français, de la Spedidam, de Musique Nouvelle en Liberté, du Fonds pour la Création musicale, de l’Adami ainsi que de mécènes privés. L’Académie Diotima est soutenue par la Caisse des Dépôts et Consignations.Le Quatuor Diotima est membre de PROFEDIM.

Mauro Lanza

Mauro Lanza étudie le piano au Conservatoire de Venise puis suit des cours d’écriture et de musicologie à l’université Ca’ Foscari de Venise. Il se forme auprès de Brian Ferneyhough, Salvatore Sciarrino et Gérard Grisey.
En 1998/99, il suit le cursus de composition et d’informatique musicale de l’Ircam.
En 2006, il est pensionnaire à la Civitella Ranieri Foundation, puis à l’Académie de France à Rome en 2007/08 et à l’Akademie Schloss Solitude de 2009 à 2011.
Professeur invité à l’université McGill de Montréal en 2004/05, il a aussi enseigné au conservatoire de Cuneo entre 2004 et 2010 dans le cadre du cursus de musique et nouvelles technologies. Il s’associe également aux recherches de l’Ircam dans les domaines de la synthèse par modèles physiques et de la composition assistée par ordinateur et, entre 2010 et 2013, il y est professeur de composition associé au cursus de composition et d’informatique musicale. Après avoir été professeur invité à l’Esmuc (Barcelone) et à la Hochschule für Musik de Detmold, il enseigne actuellement la composition à la Universität der Künste (Berlin).
Très joueuse et souvent malicieuse, à la fois exigeante et distanciée, l’écriture de Mauro Lanza mêle instrumentarium traditionnel, électroacoustique ainsi que tout un éventail d’instruments jouets et de machines étonnantes, comme cette machine à pluie, autour de laquelle s’élabore le discours musical de  « Le nubi non scoppiano per il pesos » (2011), ou comme l’électroménager augmenté et les objets électromécaniques contrôlés par ordinateur des pièces du cycle  « Systema naturae » (2013-2016), nées de la collaboration avec Andrea Valle.
En plus de son œuvre strictement musicale, Mauro Lanza témoigne d’un fort penchant pour la pluridisciplinarité. En 2004, il compose la musique du « Songe de Médée », commande de l’Opéra de Paris et de l’Ircam pour une chorégraphie d’Angelin Preljocaj. Son travail en collaboration avec le vidéaste Paolo Pachini fait l’objet d’une résidence de création au Studio du Fresnoy et donne naissance à « Descrizione del Diluvio » en 2008. En 2009, pour le musée du Louvre, il compose une vaste partition électronique pour le film Häxan de Benjamin Christensen (1922). En 2011, il travaille avec le plasticien Jean-Michel Othoniel pour une installation au Centre Pompidou.
En 2014, il s’est vu décerner le prix Franco Abbiati par l’Association nationale des critiques
musicaux d’Italie. Ses œuvres sont publiées par Casa Ricordi depuis 2003.

Ashley Fure

Née en 1982, l’américaine Ashley Fure est une compositrice de musiques acoustique et électroacoustique destinées à la salle de concert et une créatrice d’installations multimédia. Considéré comme « cru, primal » et « hautement appréciable » par le New York Times, son travail explore la source kinésique du son, révélant l’acte musculaire de la production musicale et les comportements chaotiques de la matière acoustique brute. Elle est titulaire d’un PhD en composition musicale de l’Université de Harvard et a obtenu des diplômes complémentaires à l’Ircam (Cursus 1 et 2), au Conservatoire d’Oberlin et à l’Académie des Arts d’Interlochen. Fure a bénéficié de la bourse post-doctorale Mellon à l’Université de Columbia en 2014 et a depuis rejoint le département musique du Dartmouth College en tant que professeure assistante dans le domaine des arts sonores en septembre 2015.
Ashley Fure est lauréate de la Bourse pour les Artistes de la Fondation pour les Arts Contemporains en 2016, de la Bourse de la Fondation Siemens en 2015, du Prix de composition Kranichsteiner à Darmstadt en 2014, du Prix Busoni de l’Académie des Arts de Berlin en 2014, de la bourse franco-américaine Fullbright en 2013, du Prix international de composition Impuls en 2013, de la Bourse de Darmstadt en 2012, du Staubach Honorarium en 2012, du Prix Jezek en 2011. Elle a été en résidence pendant 10 mois à l’Académie Schloss Solitude en 2011.
Parmi ses récents projets, on peut citer : « The Force of Things : An Opera for Objects », opéra intermedia immersif, commande de ICE pour le Festival de Darmstadt en 2016, « Bound to the Bow », pour orchestre et électronique, commande de la Biennale Philharmonique de New York en 2016, et « Feed Forward », pour grand ensemble, commande de Klangforum Wien pour l’édition 2015 du Festival Impuls.
La musique de Fure a fait l’objet d’un Concert Portrait du Miller Theater en 2016, et est régulièrement interprétée par des interprètes tels que Klangforum Wien, les Ensembles Mosaik, ICE, Talea, San Francisco Contemporary Music Players, Dal Niente, Curious Chamber Players, eighth blackbird, et le Calithumpian Consort. Son installation kinésique Tripwire   , créée en collaboration avec l’artiste visuel Jean-Michel Albert, a été dévoilée au Festival Agora en 2012 à Paris et a depuis tourné au BOZAR (Belgique), à la Biennale Internationale des Arts Numériques/Elektra (Montréal), ainsi qu’en France, à Seconde Nature (Aix-en-Provence), Stereolux (Nantes), Némo (Paris), l’Ososphère (Strasbourg), et Panorama (Tourcoing).

Oscar Stranoy

Pianiste de formation, Oscar Strasnoy étudie la direction d’orchestre et la composition aux conservatoires de Buenos Aires et de Paris ainsi qu’à la Musikhochschule de Francfort. Élève de Michaël Levinas, Gérard Grisey, Guy Reibel et Hans Zender, il reçoit des bourses et commandes d’institutions européennes et américaines. Compositeur en résidence à la Villa Kujoyama au Japon en 2003, Oscar Strasnoy est lauréat en 2007 de la Guggenheim Fellowship. Son intérêt pour la scène et la littérature l’amènent à collaborer avec les écrivains Alberto Manguel, Hans-Magnus Enzensberger et Christoph Hein, à puiser dans des textes de Franz Kafka et Copi, et à créer ainsi œuvres scéniques et opéras. Parallèlement à son activité de compositeur, il exerce les fonctions de chef d’orchestre. Citons parmi ses œuvres Midea (Opéras de Spoleto et de Rome), Le Bal, (Opéra de Hambourg), Un Retour (Festival d’Aix-en-Provence), Cachafaz (Opéra Comique), Slutchaï (Opéras de Bordeaux et de Zurich), Comeback (Staatsoper de Berlin). Il a été le compositeur invité du Festival Présences 2012, avec une retrospective de ses œuvres en 14 concerts au Théâtre du Châtelet.

Philipp Maintz

Philipp Maintz est né à Aachen (Aix-la-Chapelle – Allemagne).
Après avoir pris ses premiers cours de composition auprès de Michael Reudenbach à partir de 1993, il commence ses études de composition auprès de Robert HP Platz au Conservatoire de Maastricht en 1997. Il y obtient son diplôme avec mention en 2003. Il poursuit avec un autre cursus de composition au CRFMW (Centre de Recherches et de Fomations Musciales de Wallonie) de l’Université de Liège et à l’IRCAM à Paris ainsi que des études avec Karlheinz Essel au Studio For Advanced Music & Media Technology à Linz de 2003 à 2005.
Le compositeur a obtenu des nombreux prix et bourses : en 2002 de la « Internationalen Ferienkurse für Neue Musik » (École Internationale pour la musique nouvelle) à Darmstadt et de la « International Gaudeamus Music Week » à Amsterdam, et en 2004 du « Künstlerhof Schreyahn » au Land de Basse-Saxe.
De plus, Philipp Maintz est lauréat du prix de composition de la fondation Ernst von Siemens (Musikstiftung) en 2005. En 2006, il reçoit la bourse de la fondation Wilfried-Steinbrenner. Un an plus tard, il s’installe à Paris pour étudier à la Cité Internationale des Art. En 2009, il est lauréat de la bourse de l’Académie Schloss Solitude, et en 2010 de la bourse de l’Académie Villa Massimo à Rome.
Son premier opéra Maldoror a été créé dans le cadre de la Biennale de Munich « Neues Musiktheater » (nouveau théâtre musical).
En 2013 il est artiste résident au Château de Chambord et en 2015/2016 il est lauréat de la bourse de la Bavière pour la Villa Concordia Bamberg.
Parmi les interprètes de ses compositions se trouvent des solistes comme Hansjörg Albrecht, Yulianna Avdeeva, Claudia Barainsky, Francesco Filidei, Alban Gerhardt, Otto Katzameier, Melise Mellinger, Marisol Montalvo, Nils Mönkemeyer et Jean-Frédéric Neuburger mais aussi le Quatuor Arditti, le Quatuor Minguet, l’Ensemble Alternance, l’Ensemble Intercontemporain, l’Ensemble Recherche,  Neue Musik Berlin, l’Ensemble Scharoun, l’Ensemble Modern, MusikFabrik NRW, l’Orchestre de radiodiffusion Stuttgart, la Deutsche Radiophilharmonie Saarbrücken, le BBC Symphony Orchestra, le Sinfonieorchester Aachen et Basel ainsi que l’Orchestre Philharmonique du Luxembourg et l’Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo, le Deutschen Symphonie-Orchester de Berlin et les Münchner Philharmoniker.

LIEU

Friche La Belle de Mai – Grand Plateau
41 Rue Jobin
13003 Marseille


ACCÈS

Entrée 1 (piétons uniquement) :
41 rue Jobin - 13003 Marseille
Entrée 2 (piétons, livraisons
et parking restreint) :
12 rue François Simon - 13003 Marseille

> Bus Ligne 49 ou 52 : Belle de Mai La Friche
> Bus de nuit : Ligne 582 : Belle de Mai La Friche
départ de La Friche vers les 5 Avenues
à 21h45, 22h20, 23h10, 23h45, 0h30, 1h05

> Borne Vélo : 3321 Rue Jobin

> Tramway à 10 min à pied : Ligne 2 Longchamp

TARIFS


Tarif Plein 10€
Tarif Réduit 8€
Tarif Pass 5€

Nombre de places limité


Tarif réduit :
-25 ans, étudiants,
demandeurs d'emploi

DURÉE


1h10

AVEC


Quatuor Diotima

quatuor à cordes

Charles Bascou

réalisation informatique musicale gmem

Manuel Poletti

réalisation informatique musicale Ircam

Vincent Isnard

réalisation informatique musicale Ircam

Jérémie Bourgogne

Ingénieur du son Ircam

ŒUVRES DE

Mauro Lanza

« The 1987 Max Headroom Broadcast Incident »

Création 2017

Ashley Fure

« Anima »

Création 2017

Oscar Strasnoy

« Ghost Stories » 2016

Philipp Maintz

« Deuxième Quatuor (Dem fluß zuhören) »

Création 2017

À TÉLÉCHARGER

> Programme de salle

En coproduction avec l'Ircam - Centre Pompidou

Ce concert est présenté dans le cadre des 40 ans de l’Ircam-Centre Pompidou.
Coproduction gmem-CNCM-marseille, Ircam-Centre Pompidou.

"The 1987 Max Headroom Broadcast Incident" (Mauro Lanza) : Commande Ircam-Centre Pompidou, ProQuartet-Centre européen de musique de chambre, Festival d'Automne de Varsovie et Milano Musica

"Anima" (Ashley Fure) : Commande gmem-CNCM-marseille, Théâtre d’Orléans, Ircam-Centre Pompidou, ProQuartet-Centre européen de musique de chambre. Avec le soutien du Réseau ULYSSES, subventionné par le programme Europe créative de l’Union européenne. Réalisation informatique musicale : Charles Bascou (GMEM), Vincent Isnard (Ircam)

"Deuxième Quatuor (Dem fluß zuhören) " : Commande d’État (Ministère de la Culture et de la Communication)