GMEM Marseille

mer. 17 mai 2017 | 19h
mer. 17 mai 2017 | 21h

Spectacle


Danse et musique

Ballet National de Marseille

DD Dorvillier, Sébastien Roux

Only One of Many

Création
2017
Création — GMEM Marseille
DD Dorvillier, Sébastien Roux — GMEM Marseille
Photo de repetition © Félicie Barbey
DD Dorvillier, Sébastien Roux — GMEM Marseille
© human future dance corps

1. Créer quatre séquences autonomes de même durée : deux danses et deux musiques.

2. Confronter chacune des séquences aux limites du « son unique » et du « mouvement unique » de la manière suivante :
D1 est une danse composée d’un seul mouvement,
D2 est une danse composée de mouvements jamais répétés,
M1 est une musique composée d’un seul son,
M2 est une musique composée de sons jamais répétés.

3. Jouer ces séquences à travers toutes les combinaisons binaires possibles: D1/D2, D1/M1, D1/M2, D2/M1, D2/M2, M1/M2.

Comment est affectée la perception d’une danse ou d’une musique quand elles sont combinées avec une autre séquence chorégraphique ou musicale ?
Quels sens, impressions, images émergent et se transforment à travers cette expérience ?

Dans « Only One of Many », le compositeur Sébastien Roux et la chorégraphe DD Dorvillier étudient la relation entre musique et danse. Ils imaginent une pièce basée sur les combinaisons par paire de quatre partitions : Danse 1, Danse 2, Musique 1, Musique 2.
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En alternance avec le spectacle, seront diffusées des créations musicales sur orchestre de haut-parleurs en entrée libre et en plein air, dans le parc du Ballet National de Marseille – programme dédié aux compositeurs des classes de composition du Conservatoire et de la Cité de la Musique de Marseille, élaboré avec Sébastien Roux, en hommage à Jean-Claude Risset.
En savoir plus : « Emergence ».

DD DOrvillier

Du travail de DD Dorvillier surgissent des questions concernant les relations complexes entre l’abstraction, la corporalité, le langage, la perception, le sens. Sa pratique est à la fois conceptuelle et physique, et s’appuie souvent sur des sources externes pour construire ses partitions, et matériaux chorégraphiques.
La recherche sur la relation (ou non-relation) musique/danse, ainsi que le travail avec la lumière en tant que matière artistique sont souvent moteurs pour ses œuvres.
Le parcours artistique de DD Dorvillier commence à New York en 1989. À partir de 1991, elle vit et travaille à Brooklyn, à la Matzoh Factory, une ancienne usine convertie en lieu de création, de spectacles et de fêtes, avec la chorégraphe Jennifer Monson. En 2010, elle s’installe en France. Son travail de création et d’interprétation est primé par des Bessie Awards : « Dressed for Floating » (2003), « Nottthing Is Importanttt » (2007), « Parades & Changes, replays » (2010). Elle reçoit également le Foundation for Contemporary Arts Award (2007) le John Simon Guggenheim Award (2011), et le Doris Duke Performing Artist Award (2013).
Au fil de ses créations, une démarche importante autour des relations son, lumière, et mouvement est développé, avec « Nottthing Is Importanttt » (2007) suite de trois pièces autonomes – une danse, un film, et une installation sonore ; « CPAU, Get Ready! » (2009) tryptique qui se confronte à l’impossibilité de comprendre la chorégraphie en termes linguistiques et « Danza Permanente » (2012), un quatuor à cordes transposé en mouvement par quatre danseurs. Ces trois pièces sont créées en collaboration avec la compositrice Zeena Parkins et le créateur lumière Thomas Dunn. Elles sont présentées à New York dans des lieux comme The Kitchen ou New York Live Arts mais aussi en France (Atelier de Paris / Carolyn Carlson, Rencontres Chorégraphiques Internationales de Seine-Saint-Denis), Belgique (Playground Festival/STUK, Kaaitheater, DeSingel), Autriche (Impusltanz), Allemagne (Künstlerhaus Mousonturm, Hebbel am Ufer).
Sa dernière création « Extra Shapes (2015), collaboration avec le compositeur Sébastien Roux et le créateur lumière Thomas Dunn, programmée au Festival Les Musiques 2016, tourne à l’international et est présentée au Centre Georges Pompidou à Paris en février 2017.

Sébastien Roux

Sébastien Roux (né en 1977) compose de la musique expérimentale qu’il donne à entendre sous la forme de disques, de séances d’écoute, d’installations ou parcours sonores, d’œuvres radiophoniques. Il travaille autour des questions de l’écoute, de l’espace sonore et de la composition à partir de contraintes formelles.
Depuis 2011, il développe une approche basée sur le principe de traduction sonore, qui consiste à utiliser une œuvre pré-existante (visuelle, musicale, littéraire) comme partition
pour une nouvelle pièce sonore.
Ce procédé a donné lieu à « Quatuor », d’après le 10ème Quatuor de Beethoven et « Nouvelle »,
pièce radiophonique basée sur «  La légende de Saint Julien l’Hospitalier » de Flaubert.
Le développement le plus récent de ce processus de traduction est « Inevitable Music »,
dont la démarche vise à utiliser les règles et les techniques des dessins muraux de Sol LeWitt à des fins sonores. En parallèle, Roux collabore régulièrement avec des artistes issus
de différentes disciplines. Il travaille avec l’auteure Célia Houdart et le scénographe
Olivier Vadrot sur des projets transdisciplinaires et in situ. Il a également réalisé l’environnement sonore de plusieurs pièces chorégraphiques de DD Dorvillier, Sylvain Prunenec et Rémy Héritier.
Il a bénéficié de commandes et de résidences de la part de EMPAC (USA), de Deutschland-radio Kultur, de la WDR (Westdeutscher Rundfunk), du ZKM (Zentrum für Kunst und Medientechnologie), de la RSR (Radio Suisse Romande), du GRM (Groupe de Recherches Musicales), de la Scène Nationale de Montbéliard, de La Muse en Circuit – Centre National de Création Musicale, de CESARE et du gmem–CNCM-marseille. Il a été lauréat de la Villa Médicis hors-les-murs (USA, 2012) et du concours d’art radiophonique de La Muse en Circuit. Il a été pensionnaire de la Villa Médicis à Rome pour la saison 2015-2016.

Thomas Dunn

Thomas Dunn est un artiste américain basé à New York. Son approche de la conception de l’éclairage provient de plusieurs années de travail d’enquête avec la lumière, la traitant à la fois comme un outil de sculpture et une facette de la scénographie. Au fil du temps,
il a développé et, inévitablement, appris à considérer la lumière de nouvelles manières, à jouer avec ses qualités perceptuelles, en l’utilisant comme un outil pour activer, plier et manipuler l’espace. Ses premiers travaux se sont inspirés de James Turrell et Robert Irwin.
Dunn crée les conceptions lumières de tous les projets de human future dance corps depuis 2004 : « Coming Out of the Night With Names » (2004), « No Change or freedom is a psychokinetic skill » (2005), « Nottthing Is Importanttt » (2007), « Choreography, a Prologue for the Apocalypse of Understanding », « Get Ready! » (2009), « Piece Sans Paroles » (2010) », « Danza Permanente » (2012), « Diary of an Image » (2014), et « Extra Shapes » (2015).
En 2007, il est lauréat d’un Bessie Award pour son travail sur « Nottthing Is Importanttt » à The Kitchen. Il travaille aussi pour TheaterWorks Singapore, The Civilians, Trajal Harrel, Sens Productions, et Beth Gill, parmi d’autres.
En 2009, il reçoit le Kevin Kline Award pour « Outstanding Lighting Design ».

Katerina Andreou

Après des études en droit à l’Université d’Athènes, puis en danse à l’École Supérieure de Danse d’Athènes, Katerina Andreou intègre ESSAIS, le master en création chorégraphique du Centre National de la Danse Contemporaine d’Angers (CNDC), dirigé par Emmanuelle Huynh. Elle collabore avec les artistes DD Dorvillier, Emmanuelle Huynh, Lenio Kaklea, Anna Gaiotti, Dinis Machado, Ana Rita Teodoro et Jocelyn Cottencin. Elle a fait partie du projet TRANSFABRIK sur les politiques des programmations, dirigé par Yvane Chapuis et Franz Anton Cramer et du laboratoire collectif Emanticipation à la Fondation Lafayette de Paris. En 2015 elle reçoit la bourse Danceweb du festival ImpulsTanz à Vienne.
Dans son propre travail chorégraphique, elle s’intéresse aux écritures et pratiques qui cherchent le seuil de négociation entre autonomie et autorité. Pour sa dernière pièce A kind of fierce elle est lauréate du prix Jardin d’Europe 2016 pendant le festival ImpulsTanz (Vienne).

Ayşe Orhon

Ayşe Orhon est interprète et chorégraphe. Elle est diplômée d’ArtEZ en 2001 et du Theaterschool d’Amsterdam avec sa recherche « Permeable Manifestations ». En 2013, elle a dansé avec Aydın Teker et Emmanuelle Huynh et collaboré avec l’artiste plasticien Gülsün Orhon.
Elle a présenté ses pièces « Can You Repeat? » (2007), « hava » (2009), « ÇOK » (2010), « folk » (2011) dans plusieurs festivals européens, tout comme sa dernière performance « thinging » (2013), dans laquelle le public peut devenir l’unique acteur de la pièce. Dernièrement, elle enseigne et dirige « Cribles » de Huynh avec différentes équipes dans plusieurs festivals.
Depuis 1997, Ayşe Orhon a travaillé sur le mouvement et la thérapie par son biais.
Elle a été invitée au CNDC d’Angers en tant que conférencière, ainsi que dans deux universités à Istanbul depuis 2002.
Depuis 2004, elle enseigne la technique Pilates comme post-rééducation et la thérapie du mouvement. Enfin, formée à la musique classique ottomane et occidentale (harpe), elle a un intérêt croissant pour la «  voix en mouvement ».

Balkis Moutashar

Balkis Moutashar a tout d’abord suivi des études de philosophie, avant de se former à la danse contemporaine au Centre Chorégraphique de Montpellier (formation Exerce, 2001). Familière des écarts de genre, elle travaille ensuite avec des chorégraphes tels que Didier Théron, Pierre Droulers, Claudia Triozzzi, mais aussi des compagnies de Music-Hall, de théâtre, ou le DJ et compositeur Jeff Mills.
Elle commence son propre travail chorégraphique en 2009, et elle a crée depuis « Les Portes Pareilles », une pièce traçant un chemin entre danse contemporaine et music-hall, « Intersection », un quatuor explorant la structure des corps en relation avec la machinerie du théâtre, et Shirley, qui revisite la figure de la diva.
Elle collabore en tant que chorégraphe à la création de « Sosie(s) », de Julie Kretshmar, avec un groupe de femmes comoriennes, et continue son travail d’interprète, participant notamment au Gala de Jérôme Bel pour le festival de Marseille.

LIEU

Ballet National de Marseille
20, Boulevard de Gabès
13008 Marseille


ACCÈS

> Métro Ligne 2 : Rond-Point du Prado (et environ 15mn à pied)

> Bus Ligne 19 (départ Castellane) : Prado Tunis - dernier départ 21h40
> Bus Ligne 83 (départ Vieux-Port ou Rond-Point du Prado) : Prado Tunis - dernier départ 21h
> Retour Bus de nuit 583 : Plages Planche à voile sur la Corniche - dernier départ vers 0h

> Borne vélo : Prado Tunis

> Voiture : Parking 26 bd Pèbre 13008

TARIFS


Tarif Plein 10€
Tarif Réduit 8€
Tarif Pass 5€

Nombre de places limité


TARIF RÉDUIT :
-25 ANS, ÉTUDIANTS,
DEMANDEURS D'EMPLOI

DURÉE


1h

AVEC


DD Dorvillier

Chorégraphe

Sébastien Roux

Compositeur

Charles Bascou

Assistance musicale gmem

Katerina Andreou

Danse

Ayse Orhon

Danse

Balkis Moutashar

Danse

Thomas Dunn

Créateur lumière

Nicolas Barrot

Directeur technique

Annabelle Locks et Germana Tack

Fabrication des costumes

Emilie Gregersen et Félicie Barbey

Stagiaires

Laura Aknin

Chargée de production

À TÉLÉCHARGER

> Programme de salle

En co-réalisation avec le Ballet National de Marseille

Production human future dance corps / STANZA

Coproduction gmem-CNCM-marseille, Ballet National de Marseille, Pôle Arts de la Scène – Friche la Belle de Mai, Les Spectacles vivants - Centre Georges Pompidou

Résidences CSC Garage Nardini (Bassano del Grappa, Italie), BUDA Arts Center (Courtrai, Belgique)

Accueil studio La Ménagerie de Verre dans le cadre du Studiolab, Centre National de la Danse.

Avec le soutien de la Fondation Nuovi Mecenati et du Dicréam (CNC) et de la DRAC Ile-de-France dans le cadre de l’aide à la création