GMEM Marseille

Matins Sonnants

dim. 4 mars 2018
11h

Concert


ensemble vocal et électronique

Opéra de Marseille
(Foyer Ernest Reyer)

Musicatreize, Alberto Posadas, Michel Petrossian

Voix Nomades

Musicatreize, Alberto Posadas, Michel Petrossian — GMEM Marseille
© Cumulus

« Comment sonnerait une voix si elle chantait dans l’espace acoustique intérieur d’un instrument de musique ? »
Alberto Posadas
Le compositeur explore l’idée du nomadisme dans son œuvre Voces Nómadas (création 2017).
Autour de l’espace, de la voix et des mots, le temps fait son apparition, celui du réfugié, nomade forcé de notre temps.

En complément du voyage sonore, Horae quidem cedunt de Michel Petrossian, « une œuvre dense et puissante (2015) pour douze voix a cappella. Une composition qui utilise la répétitivité pour symboliser le rouleau compresseur du temps qui passe, des saisons qui se succèdent. Les voix nous happent et nous entraînent dans ce voyage tourbillonnant. »
Michel Egea

TARIFS


Plein 10€
Réduit 6€

chomeurs, étudiants, -25ans

DURÉE


1h environ

AVEC


Ensemble Musicatreize

Roland Hayrabedian

direction musicale

Céline Boucard, Kaoli Isshiki, Claire Gouton

sopranos

Estelle Corre, Sarah Breton, Marie-George Monet

altos

Xavier De Lignerolles, Jérôme Cottenceau, Gilles Schneider

ténors

Patrice Balter, Grégoire Fohet Duminil, Jean-Manuel Candenot

basses

Thomas Goepfer

réalisateur en informatique musicale Ircam

Sylvain Cadars

Ingénieur du son Ircam

ŒUVRES DE

Alberto Posadas

« Voces Nómadas »

Création 2017

Michel Petrossian

« Horae quidem cedunt » 2015

Concert en coproduction avec l'Opéra de Marseille
Avec la participation de l’Ircam-Centre Pompidou

Voix Nomades :
Création 2017 / Co-commande Ircam-Centre Pompidou, Festival Messiaen au Pays de la Meije et Musicatreize

Horae quidem cedunt
Création Musicatreize 2015

Musicatreize

Musicatreize est créé à Marseille en 1987 par Roland Hayrabedian. Ensemble à géométrie variable, Musicatreize explore l’univers de la vocalité (a cappella ou avec accompagnement) avec notamment les oeuvres de Maurice Ohana, Felix Ibarrondo, Edith Canat de Chizy, Zad Moultaka, Philippe Gouttenoire… mais aussi des oeuvres instrumentales telles Sundown dances de Maurice Ohana, Écrit sur le vent et l’eau de Olli Kortekangas ou le Kammerkonzert de Ligeti et le répertoire pour choeur et orchestre comme le Magnificat de Bach, la Symphonie de Psaumes de Stravinsky ou le Magnificat-Antiphone de Jean-Louis Florentz.
Avec une cohésion et une sonorité très reconnaissable cet ensemble est un instrument privilégié pour la création. Musicatreize est à l’initiative de près de 150 oeuvres nouvelles. Les choix artistiques de Roland Hayrabedian s’orientent vers un travail au long terme avec les compositeurs et une mise en série des créations (Les Sept Contes, Odyssée dans l’espace, Trois Cantates policières). Ouvert sur la pédagogie et la pratique amateur, Musicatreize se prête souvent aux masterclasses et aux grands projets de création avec des ensembles non professionnels.
Avec une discographie riche, commentée et distinguée, en 2007 Musicatreize obtient une Victoire de la Musique Classique – catégorie Ensemble de l’Année. L’accomplissement de 30 années au service de création a vu l’ensemble labellisé en 2017 « Compagnie nationale à rayonnement international » par le Ministère de la culture et de la communication.
Musicatreize est subventionné par le Ministère de la culture et de la communication – DRAC PACA, la Ville de Marseille, le Conseil général des Bouches-du-Rhône, le Conseil régional Provence-Alpes-Côte d’Azur. Il reçoit les soutiens de la Sacem et de la SPEDIDAM. Il est membre des réseaux Tenso, Fevis et Profedim.

Alberto Posadas

Né en 1967 à Valladolid (Espagne), Alberto Posadas débute ses études musicales dans sa ville natale puis les poursuit à Madrid.
En 1988, il rencontre Francisco Guerrero auprès duquel il étudie la composition et qu’il considère comme son authentique maître; avec lui, il explore de nouvelles formes musicales grâce à l’utilisation de techniques comme la combinatoire mathématique et la théorie fractale. Cependant, l’autodétermination et la quête constante pour l’intégration de l’esthétique dans ces procédés mathématiques amènent le compositeur à rechercher d’autres modèles pour la composition, notamment la transposition en musique d’espaces architecturaux, l’application de techniques issues de la topologie et de la peinture dans une relation à la perspective, ou encore l’exploration des phénomènes acoustiques des instruments de musique à un niveau microscopique.
Il développe également une musique électroacoustique, dans un cheminement très personnel, à travers plusieurs projets dont Liturgia de silencio (1995), Snefru ou encore Versa est in luctum (2002). Son intérêt pour l’implication du mouvement dans la transformation électronique du son l’a conduit à participer à un projet pluridisciplinaire mis en place par l’Ircam, créé en 2009.
En 2003, Alberto Posadas est sélectionné par le comité de lecture de l’Ircam et de l’Ensemble Intercontemporain et, en 2006, il reçoit une bourse de la Casa de Velázquez à Madrid qui lui permet de réaliser, avec Andrès Gomis, un projet de recherche autour de nouvelles techniques de jeu du saxophone basse et de leur application dans la composition. La production d’Alberto Posadas inclut de la musique symphonique, des œuvres pour chœur, de la musique de chambre, des pièces solistes ainsi que de la musique avec électronique. Plusieurs de ses œuvres sont commandées par les plus grands festivals internationaux et des musiciens comme Esteban Algora, Andrès Gomis, Alexis Descharmes et l’Ensemble Intercontemporain.
L’année 1993 marque le début de sa carrière internationale ; ses pièces sont créées par des ensembles et des orchestres dont l’Ensemble Intercontemporain, l’Itinéraire, Court-Circuit, le Nouvel Ensemble Moderne, le Quatuor Arditti, le quatuor Diotima, l’Orchestre national de France et l’orchestre philharmonique du Luxembourg.
Depuis 1991 Alberto Posadas est professeur d’analyse, d’harmonie et de composition au conservatoire de musique de Mahadahonda à Madrid et est invité régulièrement comme conférencier dans des cursus de musique contemporaine.

Michel Petrossian

Après les études de violoncelle et de guitare Michel Petrossian se consacre à la composition et étudie le contrepoint, l’harmonie, l’analyse et l’orchestration à l’Ecole Niedermeyer à Issy-les-Moulineaux et au CNR de Paris. Il intègre ensuite le CNSM de Paris où il obtient son  Diplôme de Formation Supérieure en Composition en 2001 (classe de Guy Reibel). Parallèlement il continue la pratique de la guitare, notamment au sein d’un duo avec le percussionniste égyptien Gad Hisham, ou dans le groupe Lorsque, fondé avec le pianiste Philippe Guilhon-Herbert, où la musique contemporaine se mêle au jazz-rock.
Soucieux de faire connaître la musique de son temps, il fonde également, en 1998, avec le compositeur Jérôme Combier, l’ensemble Cairn, constitué des élèves du Conservatoire de Paris.  Dès la première année de ses études il reçoit des sollicitations et des commandes : une œuvre pour piano par le Musée de l’Armée (créée à l’Hotel des Invalides), une invitation au Goteborg Art Sound Festival (œuvre commandée et créée par l’ensemble KammerensembleN), résidence au CNR de Limoges (commande d’une œuvre pour chœur et orchestre)…
Il écrit également la musique pour un film expérimental « Lacanau-Océan » présenté à la Cité de la Musique et à la télévision, ainsi que dans des festivals à Prague et à Londres. Suite à une session de Composition il est sélectionné pour une double résidence au Canada, auprès du Nouvel Ensemble Moderne, et à la Fondation Royaumont, avec l’ensemble l’Instant donné.
L’Académie des Beaux-Arts – Institut de France lui décerne le Prix Veuve Buchère. La plupart de ses œuvres sont diffusées sur France Musique et France Culture.
Après ce parcours son intérêt le porte vers les civilisations anciennes et la philologie, et il se consacre à l’étude approfondie de plusieurs langues anciennes telles que l’Hébreu, le Grec, Ougaritique, Araméen, Babylonien, Vieux slave et Arménien à l’École des langues et des civilisations de l’Orient ancien (où il enseigne également l’Hébreu ancien) ainsi qu’à la Sorbonne où il obtient un Master de Lettres classiques.  Il séjourne une année à l’École biblique et archéologique française de Jérusalem, où des voyages archéologiques et des études de terrain l’amènent à s’intéresser à la musique du Proche Orient Ancien. Ses études approfondies dans le domaine lui valent une invitation à enseigner un séminaire sur ce sujet à Jérusalem en mai 2014. Il collabore également avec Annie Bélis, professeur de la musique grecque à l’Ecole Normale Supérieure rue d’Ulm, avec laquelle il co-écrit un livre consacré à la musique de la Grèce antique (paru aux Editions Fayard en 2016).
Plus tard son intérêt pour l’Orient est enrichi par la découvre de l’Iran, pays qu’il parcourt en profondeur.  Ce changement de centre de gravité dans ses intérêts et ses préoccupations l’emmène à ralentir son activité de compositeur pendant quelques années. Cependant, la richesse des expériences personnelles, les nouveaux horizons ouverts par les voyages et les rencontres, des sollicitations diverses et une nécessité intérieure le conduisent à renouer avec la composition musicale avec force.  Il compose alors plusieurs pièces, et notamment un Concerto pour piano et orchestre In the Wake of Ea qui s’inspire de son intérêt pour la civilisation babylonienne. Avec cette œuvre Michel Petrossian remporte le Grand Prix International Reine Elisabeth de Composition 2012. Son œuvre est choisie parmi les 141 partitions soumises au jury. Elle est interprétée au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles par les douze finalistes du Concours Reine Elisabeth de Piano et l’Orchestre national de Belgique placé sous la direction de Marin Alsop, en présence de la Reine Fabiola.
Pour la saison 2015-2016 Michel Petrossian est engagé dans plusieurs projets : une œuvre s’appuyant sur le texte original des Bacchantes d’Euripide et s’inspirant des techniques des compositeurs grecs pour l’ensemble Kérylos qui se spécialise dans la musique antique gréco-romaine, une œuvre pour chœur, solistes (piano, violon, violoncelle) et orchestre placé sous la direction d’Alain Altinoglu qui sera donnée au théâtre de Châtelet, et le projet d’une oeuvre pluridisciplinaire – partition, images, textes poétiques, – en collaboration avec un photographe qui s’articule autour des voyages en Orient.

Roland Hayrabedian

Roland Hayrabedian crée en 1978 le Choeur Contemporain puis Musicatreize en 1987. Il a dirigé le long de sa carrière de nombreuses formations orchestrales et vocales (le Choeur et la Maîtrise de Radio France, l’Orchestre philharmonique de Radio France, l’Orchestre national de Lorraine, l’Orchestre philharmonique de Marseille, l’Orchestre régional d’Avignon, l’Orchestre régional de Cannes, le National Choir of Ireland, le Nederlands Kamerkoor…) et collaboré avec les Percussions de Strasbourg, Musique Vivante, Musique Oblique, 2e2m, TM+, l’ensemble Itinéraire…
Avec Musicatreize, l’axe central reste le travail avec les compositeurs d’aujourd’hui : Edith Canat, de Chizy, Zad Moultaka, Oscar Strasnoy, Michel Petrossian, Philippe Schoeller, Alexandros Markeas… Le nom de Roland Hayrabedian est très lié à celui de Maurice Ohana, compositeur dont il est un des plus fidèles interprètes et dont il a enregistré la presque totalité de l’oeuvre vocale.
Attiré par la musique de scène, il collabore avec de nombreux metteurs en scène et chorégraphes comme récemment Jeanne Debost, Thierry Thieu Niang, Sybille Wilson, Philippe Carbonneaux…
De 2002 à 2005, il occupe le poste de directeur musical l’Orchestre des Jeunes de la Méditerranée avec lequel il collabore encore. De 2006 à 2011, il prend part à l’Académie vocale contemporaine du Festival d’Aix-en-Provence. Il compte plus de 30 disques sous sa direction musicale dont plusieurs ont obtenu des distinctions exceptionnelles. Il enseigne également la direction au CRR de Marseille depuis 1984, la direction d’ensembles vocaux et instrumentaux à l’Institut d’enseignement supérieur de la musique (IESM) d’Aix-en-Provence et se consacre par des masterclasses au perfectionnement des jeunes chefs de choeur et d’orchestre.

LIEU

Opéra de Marseille

(Foyer Ernest Reyer) 2, Rue Molière
13001 Marseille


ACCÈS

Métro : Ligne 1 Vieux-Port