GMEM Marseille

Concert


POUR CONTREBASSE SOLO, ÉLECTRONIQUE ET VIDÉO

Folia

Charlotte Testu

Folia — GMEM Marseille
 
Folia — GMEM Marseille
© Victor de Las Heras

«Charlotte Testu fait partie de ces interprètes qui vous parlent avec une intensité faite de passion et de discrétion, puis saisissent leur instrument, préparent leur geste et soudain, disparaissent avec le son qu’ils produisent. Charlotte Testu est une jeune interprète qui ne joue pas d’un instrument, mais l’habite et le transcende pour n’en faire qu’un serviteur de la musique.
Membre de l’ensemble C Barré associé au gmem-CNCM-marseille, c’est tout naturellement que nous avons inventé ce programme féminin autour de la pièce de Kaija Saariaho, «Folia» et que nous avons commandé trois pièces à trois femmes, trois mondes nouveaux pour quatre rêves».
Christian Sebille, directeur du gmem-CNCM-marseille

«La contrebasse est un chemin, sur lequel je marche, les pieds dans la terre, dans les cailloux, dans les hauteurs des arbres.
A l’écoute du son, je joue. Je joue comme on travaille à dire.
Quand la musique est là, il y a du son. Justement, autant que je le pousse à exister depuis mon instrument.
Je vis avec lui, une main accrochée aux nuages, une autre agrippée au craquement subit des choses qui sonnent.
Parois invisibles. Ces parois je les donne à entendre.
Je joue vers ce que les compositeurs auront inventé de montagnes.
Debout dans leurs tempêtes.»
Charlotte Testu

PROCHAINS CONCERTS :
Mardi 18 avril / 20h à l’Atelier du Plateau
organisé par La Muse en Circuit

DURÉE


50 MIN.

AVEC


Charlotte Testu

contrebasse

ŒUVRES DE

Kaija Sariaho

« Folia » 1995

Raphaèle Biston

« Présence » 2015

Carol Robinson

« Black on Green » 2015

Francesca Verunelli

« Sky & Decaying sinusoids » 2014

À TÉLÉCHARGER

> Dossier de présentation

Production gmem-CNCM-Marseille
« Black on Green » et «Présence» sont des commandes musicales 2015 du gmem-CNCM-marseille
« Sky & Decaying sinusoids » est une co-commande musicale 2014 du Festival d’Art Lyrique d’Aix-en-Provence et du gmem-CNCM-marseille

Charlotte Testu

« La contrebasse est un chemin, sur lequel je marche, les pieds dans la terre, dans les cailloux, dans les hauteurs des arbres. A l’écoute du son, je joue. Je joue comme on travaille à dire.
Quand la musique est là, il y a du son. Justement, autant que je le pousse à exister depuis mon instrument. Je vis avec lui, une main accrochée aux nuages, une autre agrippée au craquement subit des choses qui sonnent. Parois invisibles. Ces parois je les donne à entendre. Pour vivre en musique, je cherche, à tâtons. Je tire et je pousse un moment qui s’étire. Je compte cinq, je compte quinze, je touche. Je joue vers ce que les compositeurs auront inventé de montagnes. Debout dans leurs tempêtes. Depuis l’espace de la corde, pour l’élargir.
Je me suis dirigée dans les domaines de la musique contemporaine, improvisée ou baroque. J’ai appris au CNSMD de Paris la contrebasse avec Jean-Paul Celea et l’improvisation générative, avec Alain Savouret et Alexandros Markeas. J’ai suivi un cycle de perfectionnement au CNSMD de Lyon auprès de Bernard Cazauran, puis j’ai approfondi ma formation en contrebasse historique et violon au CNSMD de Paris.
J’ai obtenu le premier prix du concours international Bass 2008, catégorie musique contemporaine.
J’ai créé « La contrebasse nomade », un solo mis en scène par Nicolas Slawny : travail de musicienne et théâtre musical où la contrebassiste serait l’actrice. Ce travail, je le poursuis avec « Tout contre ma contrebasse » et « Un cabaret imaginaire » pour lui donner davantage de force
encore, avec les compositeurs vivants Sylvain Kassap, Jacques Rebotier, Sébastien Béranger, Mirtru Escalona Mijares, François Rossé, Luis Naon… et au travers des époques.
J’ai rejoint l’Ensemble C Barré à Marseille pour avancer collectivement dans ces espaces de recherche, comme je le fais dans les duos, les trios ou avec la Compagnie Espace public.
Le reste du temps je joue en orchestre, en tant que suppléante, avec l’Orchestre de chambre de Paris, Le Cercle de l’Harmonie, Insula Orchestra …
Au Conservatoire à Rayonnement Régional de Tours et au Centre d’études supérieures musique et danse de Poitou-Charentes, j’enseigne aux plus jeunes et à ceux qui se préparent à être professionnels.

Kaija Saariaho

Kaija Saariaho est une compositrice finlandaise née le 14 octobre 1952 à Helsinki.
Elle étudie les arts visuels à l’université des arts industriels (aujourd’hui Université d’art et de design) d’Helsinki. Elle se consacre à la composition avec Paavo Heininen, à partir de 1976, à l’académie Sibelius où elle obtient son diplôme en 1980. Elle étudie avec Klaus Huber et Brian Ferneyhough à la Musikhochschule de Freibourg-en-Breisgau de 1981 à 1983, puis s’intéresse à l’informatique musicale à l’Ircam durant l’année 1982.
Le travail de Kaija Saariaho s’inscrit dans la lignée spectrale avec, au coeur de son langage depuis les années quatre-vingt, l’exploration du principe d’« axe timbral », où « une texture bruitée et grenue » serait assimilable à la dissonance, alors qu’une texture lisse et limpide correspondrait à la consonance.
Son parcours est jalonné de nombreux prix qui couronnent ses œuvres les plus importantes. Les années quatre-vingt marquent l’affirmation de son style, fondé sur des transformations progressives du matériau sonore, qui culmine avec le diptyque pour orchestre Du cristal… à la fumée. Suit une brève période de remise en cause, au moment même où la compositrice se trouve projetée sur la scène internationale à la faveur de nombreuses commandes.
La composition de l’« Amour de loin », opéra sur un livret d’Amin Maalouf, mis en scène par Peter Sellars, signe une nouvelle étape où les principes issus du spectralisme, totalement absorbés, se doublent d’un lyrisme nouveau.
Après cet opéra, dont l’enregistrement par Kent Nagano fait l’objet du Grammy Award 2011, Saariaho composera de nombreuses pièces orchestrales pour de prestigieuses formations, un deuxième opéra, Adriana Mater, une passion sur la vie de Simone Weil, La passion de Simone, deux œuvres encore réalisées avec Sellars et Maalouf, et en 2008, un monodrame sur un livret de ce dernier d’après Madame du Châtelet Émilie, créé par Karita Mattila à l’Opéra de Lyon en 2010.

Raphaèle Biston

Raphaèle Biston est une compositrice française née à Lyon en 1975. Elle étudie la flûte (premier prix de virtuosité de la Haute Ecole de Musique de Genève), puis la composition au CNSMD de Lyon dont elle sort diplômée en 2007 (DNESM mention Très Bien à l’unanimité, prix de la fondation Salabert).
Elle enseigne aujourd’hui la flûte au CRR de Lyon et pratique régulièrement la musique improvisée, lieu charnière entre ses activités d’interprète et de compositeur, au sein de l’ensemble Le Détrapi et du collectif si Noir si Bleu.
Ses dernières pièces reflètent son désir de travailler dans des directions diverses (écriture instrumentale, informatique musicale en temps réel ou différé), tout en donnant une place centrale à l’élaboration du timbre et à la mise en valeur de son potentiel poétique, entre bruit et couleur, son et silence, à la recherche d’une musique qui proposerait un discours tenu, rigoureux, mais laissant aussi à l’auditeur un peu de place pour vagabonder.
Elle reçoit ces dernières années des commandes du GRAME, du CIRM, du GMEM, où elle est invitée en résidence, de Radio France, de l’académie Opus XXI, ou encore de la Fondation La Fenice. Ses œuvres sont jouées à différents festivals et concerts de musique contemporaine, comme Musiques en Scène à Lyon, Agora à Paris, Disney CalArts Theater à Los Angeles, Musica à Strasbourg, Why Note à Dijon, MANCA à Nice, Les Musiques à Marseille, Forum à Moscou, Double Double à Stockholm, la Biennale de Venise, par des ensembles tels que 2e2m l’Ensemble Orchestral Contemporain, l’Instant Donné, l’Ensemble Modern, Multilatérale, Ear Unit, Les Temps Modernes, Ex Novo.

Carol Robinson

Carol Robinson, compositrice et clarinettiste franco-américaine, s’intéresse de près au son, à l’expression et à la communication.
Aussi à l’aise avec le répertoire classique, que contemporain ou expérimental, elle se produit dans les grandes salles et festivals internationaux les plus prestigieux. Elle travaille étroitement avec différents compositeurs et collabore avec des photographes, plasticiens, artistes vidéo et musiciens de divers horizons.
Passionnée par l’improvisation, elle se met autant que possible dans des situations musicales ouvertes. La composition prend une place plus importante dans sa création artistique pour répondre à des exigences d’expression de plus en plus pointues. Elle reçoit rapidement des commandes de partitions pour des concerts, des installations, la radio et des productions de danse ou de films. Mariant sons acoustiques et traitements électroniques, elle explore l’usage des processus de diffusion aléatoire.
Particulièrement sensible à la danse et l’expression corporelle, elle écrit plusieurs musiques pour les chorégraphes Susan Buirge, Nadège MacLeay, Young Ho Nam, François Verret et Thierry Thieû Niang.
En 2008, elle reçoit une bourse de composition de la Fondation Civitella Ranieri en Italie. Ses œuvres sont enregistrées par Radio France, la Radio Nationale de Lituanie, le HessischerRundfunk, le SaarlandischerRundfunk, ARTE.
Sa composition « Billows », pour clarinettes et électronique en temps réel, est sortie chez PLUSH en 2010, la même année que « Laima » chez Expériences de Vol, suivi en 2012 de « Cross-Currents » chez SHIIIN. Sa discographie récente comprend aussi des monographies de Giacinto Scelsi, Luigi Nono, Morton Feldman, et Luciano Berio pour « Mode », de Eliane Radigue pour « Shiin », de Pill Niblock pour « Touch », ainsi que de la musique classique ou du jazz pour « Syrius », « BTL » et « Nato ».
Diplômée du Conservatoire d’Oberlin aux Etats-Unis, Carol Robinson a poursuivi ses études à Paris grâce à une bourse H.H. Wooley, avant de s’y installer.

Francesca Verunelli

Francesca Verunelli est une compositrice italienne née en 1979 a Pietrasanta en Toscane.
Elle étudie la composition avec Rosario Mirigliano et le piano avec Stefano Fiuzzi au conservatoire Luigi Cherubini a Florence ou elle obtient ses deux diplômes avec mention très bien. En 2005, elle intègre le cours supérieur de perfectionnement de l’Académie Nationale de Sainte-Cécile a Rome ou elle
étudie avec Azio Corghi et obtient son diplôme en 2007. En 2008, elle entre au Cursus de composition et d’informatique musicale de l’Ircam ou deux nouvelles pièces avec électronique voient le jour : « Interno rosso con figure », pour accordéon et électronique, créée en 2009 par Anthony Millet
et « Play », pour ensemble et électronique, créée par l’Ensemble intercontemporain dirigé par Susanna Mälkki en 2010. Elle reçoit d’importante commande d’institutions et Festivals comme l’IRCAM, le NeueVocalsolisten Stuttgart, La Biennale di Venezia, l’Orchestre Philarmonique de Radio France, Milano Musica, Accentus, le Lucerne Symphonic Orchestra, Maggio Musicale Fiorentino Orchestra, Court-Circuit, le Festival d’Aix-en-Provence, le GMEM de Marseille, le CIRM de Nice, the French State, the FACE Foundation.
La première mondiale à New York de « Déshabillage Impossible », pièce pour flûte et électronique écrite pour Claire Chase est donnée par l’Ensemble Contemporain International de New York (co-commande avec le GMEM) en mars 2016. Sa création « des II impossibles Déshabillage » est jouée en en février 2016 par l’ensemble 2e2m lors du Festival Présences de Radio France.

Charlotte Testu joue « Folia », de Kaija Saariaho "Folia" / film de Victor de Las Heras et Anaïs Ibert