GMEM Marseille

Performance


Pianomachine

Claudine Simon

Création
2021
Création — GMEM Marseille
Pianomachine — GMEM Marseille

…liez-moi si vous le voulez mais il n’y a rien de plus inutile qu’un organe. Lorsque vous lui aurez fait un corps sans organes vous l’aurez délivré de tous ses automatismes et rendu à sa véritable liberté. Alors vous lui réapprendrez à danser à l’envers comme dans le délire des bals musette, et cet envers sera son véritable endroit.
— Antonin Artaud, « Pour en finir avec le jugement de Dieu »

J’ai toujours considéré le piano comme un corps, un organisme. J’ai toujours voulu savoir ce qui se passait à l’intérieur, quelle était cette machinerie, puissance inquiétante roulant et grondant sous son coffre de bois. Au souvenir des paroles de mes professeurs qui me disaient comment l’apprivoiser (on a d’ailleurs été éduqués comme des machines à chercher la précision du geste…), je ressens un intense enjeu. Je souhaite réaliser depuis longtemps une création qui aurait au coeur de son objet cette machine, cette masse, son intensité, ses mécanismes. Dans le même temps, je voudrais à travers elle interroger ce « corps à corps » qu’elle livre à la machine humaine pour faire œuvre sonore.

Pianomachine procède d’une recherche organologique que j’ai menée avec des étudiants ingénieurs de l’Insa de Lyon. Elle a donné lieu à la création d’un Piano prototype où des modules robotisés (percuteurs, résonateurs, masses rebondissantes…) sont greffés dans le corps du piano et agissent sur les cordes et la structure. L’instrument est conçu comme une extension de la puissance d’agir de l’interprète. Les machines greffées suscitent des réactions en chaîne, adaptées ou décalées, de la pianiste.

Ce travail se partage et se pense à quatre mains avec le « performeur machine », Vivien Trelcat, qui agit sur le piano, déclenche les mouvements des machines, joue avec l’instrumentiste et spatialise le son en multipliant les effets : miroir déformant, dédoublement, jeu d’orchestration, hétérophonie. Le Collectif Sonopopée (Maxime Lance, Nicolas Canot, Vivien Trelcat) va marquer une seconde étape dans le développement de la robotique et de la lutherie informatique.

TOURNÉE
Mars 2021 — Soirées performances, Scène Nationale d’Orléans (Orléans, 45) — CRÉATION
27 Mars 2021 — Espace Malraux-Scène Nationale de Chambéry (Chambéry, 73)
18 Mai 2021 — Festival du gmem-CNCM-marseille (Marseille, 13)

DURÉE


50 min

AVEC


Claudine Simon

conception, pianiste performeuse

Vivien Trelcat

lutherie informatique, performeur machines

Pauline Simon

regard chorégraphique

Franck Lemonde

dramaturge

Jacques-Benoît Dardant

lumières, scénographie, régie générale

Étudiants de l’INSA de Lyon

conception des prototypes

Maxime Lance, Nicolas Canot (collectif Sonopopée)

développement et design machine

À TÉLÉCHARGER

> Dossier artistique

EN SAVOIR +

> Claudine Simon

Production déléguée gmem-CNCM-marseille

Coproduction La Muse en Circuit - CNCM Alfortville

Soutiens INSA LYON ; SCAM brouillon d'un rêve Pierre Schaeffer ; Malraux Scène Nationale Chambéry Savoie

Claudine Simon

Claudine Simon est pianiste, interprète, improvisatrice, performeuse. Elle mène depuis plusieurs années un travail de création pluridisciplinaire et expérimental avec des chorégraphes, compositeurs, metteurs en scènes.  Il s’agit pour elle d’établir des liens, des passerelles entre nos sensibilités, nos perceptions mais aussi entre nos savoir-faire et nos savoir-éprouver.
Formée au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris auprès de Jean-François Heisser, Marie-Josèphe Jude et Pierre-Laurent Aimard, elle fait de nombreuses rencontres qui nourrissent son parcours et sa pratique artistique.
Comme soliste ou comme chambriste, elle se produit régulièrement dans de nombreux lieux en France : Opéra de Lyon, La Roque d’Anthéron, l’Opéra Comique, Cité de la Musique, Hôtel National des Invalides, festivals de Tautavel, d’Aix-en-Provence, Rencontres Artistiques de Bel Air, ainsi qu’à l’étranger (tournées en Inde, Chine, Europe…).
Sa relation à l’improvisation a pris corps durant ses études au CNSMD de Paris lors de sa rencontre  avec Alain Savouret (classe d’improvisation générative). Depuis, elle s’enrichit en permanence des échanges avec les compositeurs et improvisateurs avec qui elle collabore (Samuel Sighicelli, Elise Dabrowski, ensemble Op.cit, Jocelyn Mienniel…) et de la mise en œuvre des projets qu’elle initie.
Elle conçoit plusieurs spectacles : Au fil de Pétrouchka pour deux pianistes et trois danseurs, Drôles de K pour une pianiste, deux danseuses et un vidéaste – prix des innovatoires du CNSMD de Paris,  Once upon a time, théâtre musical pour quatre musiciens parlants, Phase Music exploration des musiques minimalistes pour deux pianistes, un vidéaste et un plasticien-performeur.
Elle participe à la création de Chant d’hiver de Samuel Sighicelli, spectacle musical, sonore, théâtral et visuel sur des textes de Tanguy Viel. Elle forme avec la chanteuse/contrebassiste Elise Dabrowski un duo d’improvisatrices qui cherchent à créer des contrastes acoustiques et stylistiques sur des textes poétiques. Elles participent à l’émission d’Anne Montaron « A l’improviste » sur France Musique.
En 2017, elle crée et interprète la musique de SOLI.DES du chorégraphe Sébastien Laurent, création pour une pianiste et un danseur. En 2018, elle participe comme musicienne-comédienne à la création de Critical Phase de Samuel Sighicelli sur un livret de Pierre Kuentz. La même année, elle conçoit et interprète avec Elise Dabrowski la musique de scène de Comment s’en sortir sans sortir spectacle mis en scène par Frédérique Aït-Touati, sur des textes de Ghérasim Luca.
Elle développe actuellement Pianomachine associant recherche musicale, visuelle et chorégraphique.

Vivien Trelcat

Dans un rapport immédiat avec les machines musicales des années 80-90 et les guitares, Vivien Trelcat consacre son enfance à l’exploration empirique des sons électriques et électroniques.
Il étudie la musique et la composition électroacoustique à l’UFR de Musicologie de Reims auprès de Jean-Luc Hervé et Jean-Marc Chouvel, puis à l’atelier de création de Césaré avec Christian Sebille avant de terminer sa formation à l’IRCAM.
Assistant musical au sein de l’équipe de Césaré de 2003 à 2010, il a travaillé principalement aux côtés de Christian Sebille, notamment sur la suite de pièces mixtes Villes imaginées et sur diverses expériences de musiques improvisées, ainsi qu’auprès de compositeurs tels Jean-Christophe Feldhandler, Patrick Marcland, Jean-Luc Hervé, Arnaud Petit, Patricia Dallio, Patrick Défossez etc.
En 2018, il fonde le collectif Sonopopée, auprès de Maxime Lance, Nicolas Canot, Thomas Dupouy et Alexis Derouet, souhaitant réunir des artistes aussi bien compositeurs que développeurs informatiques et électroniques, autour de la création de nouvelles lutheries et de la pédagogie ludique auprès du public amateur et empêché. Résidant à la pépinière de l’ESAD de Reims , le collectif rejoint aussi l’équipe enseignante de l’école prenant en charge les cours de création sonore, et le développement de la future radio « interlude » des étudiants de la section art. Sur l’aspect création, lutherie informatique et technologie du spectacle vivant, les membres de Sonopopée ont participé notamment à Fixin de Sylvain Darrifourcq, Liber de Maguelone Vidal, Jacqueline d’Olivier Martin-Salvan et Philippe Foch, la projet FKBass de Foy Krouchi…
Dans ses compositions électroacoustiques, il fait une large place à l’accident, à l’artefact, au hasard, en gardant un rapport direct aux gestes et au corps. Rumeurs, reflets et jeux de transparence se mêlent en un tableau sonore, dans des pièces influencées par les courants minimalistes, bruitistes, et les musiques traditionnelles du monde entier. Préoccupé par transversalité entre les arts, il cherche a confronter, et tisser sa musique aussi bien avec la danse, les installations plastiques… C’est dans cette démarche qu’il travaille auprès de la designeuse culinaire Delphine Huguet sur le rapport entre son et gastronomie, à travers le spectacle/performance Sensitive Explosion, puis Sfoound, ou des haut parleurs interviennent activement dans la préparation des recettes.
Dans la même démarche de transversalité, il crée le groupe de musique indie pop John Grape dans lequel il évolue en tant que compositeur, chanteur et instrumentiste. John Grape a été lauréat du FAIR 2012 et dans les découvertes du Printemps de Bourges 2011.
En mai 2019, avec Happy Water, s’achève un cycle de 6 créations pour la danse, sur la thème du Vietnam créer avec la chorégraphe Agnes Pancrassin.
En tant qu’instrumentiste au setup mélangeant soundflieds, synthèse analogique, guitares, corps sonores, et traitements électronique. et collaborateur en création électroacoustique, il travaille auprès de Pierre Badaroux, Maguelone Vidal, Floy Krouchi, Bruno Angelini…

Pauline Simon

Pauline Simon est artiste chorégraphique protéiforme. Elle se forme au CNR de Lyon avant d’intégrer le conservatoire supérieur de Paris (CNSMD) dans le cursus de danse contemporaine. Elle élargit au fur et à mesure sa pratique par les arts martiaux, la danse-contact et la musique en amateur. Diplômée en 2007 du DE au CND de Pantin, elle suit des workshop auprès d’Odile Duboc, Loic Touze et Mathieu Bouvier, Fanny De Chaillé, La Ribot, Vincent Dupont, Jennifer Lacey, Elisabeth Lebovici, Noé Soulier, Jeremy Wade, ou Julyen Hamilton. Elle développe depuis 2012 un travail pluridisciplinaire à travers l’association Suprabénigne, dont Exploit, (premier prix et prix du public du concours Danse Elargie au Théâtre de la Ville) Sérendipité, Perlaborer, Pendulum, et Postérieurs, Lo-fi dance, Per que Torcut Dansan Lo Monde en collaboration avec Ernest Bergez (Sourdure). Ses différents travaux ont été crées à la Ménagerie de Verre, au Théâtre des Abbesses, au Théâtre de la Cité Internationale, à Avignon dans le cadre des sujets à vifs, ou au Centre Pompidou dans le cadre de l’exposition Museum ON/OFF). Comme interprète, elle a travaillé auprès Joanne Leighton, Nina Santes, Mickaël Phelippeau, Ulla von Brandeburg, Fanny de Chaillé, Eric Minh Cuong Castaing, Julien Desprez, Ernest Bergez, Alex Ceccheti, ainsi que dans ses propres projets.

Franck Lemonde

Né en 1975, Initialement formé à la philosophie à l’Ecole Normale Supérieure (rue d’Ulm, avec Bernard Pautrat) et à l’Université Paris VIII (Saint-Denis, avec Jacques Rancière), il enseigne aujourd’hui la langue et la littérature française dans le secondaire. Traducteur de langues anciennes, de l’anglais et de l’allemand, il s’intéresse surtout aux écrits-frontières, entre les sciences humaines, la philosophie et la littérature, notamment la prose philosophique des poètes (métaphysiques comme John Donne, romantiques comme Shelley…). Son premier contact direct avec les arts vivants est une traduction de L’air d’amour et de mort de Rainer Maria Rilke, dans la version pour récitant et orchestre de Viktor Ullmann, pour la compagnie lyonnaise Le Piano Ambulant (2005). Il collabore comme dramaturge avec Célie Pauthe pour La fin du Commencement de Sean O’Casey au Studio Théâtre de la Comédie Française (2007). Il travaille comme assistant chorégraphe pour deux créations de F. Krawczyk et C. Boltanski : Gute Nacht (Musée d’Art et d’Histoire du Judaïsme, 2008) et Monumenta au Grand-Palais en 2010. En 2011, il joue Estragon dans En attendant Godot avec la compagnie Accents au Théâtre de l’Ile-Saint-Louis dans la mise en scène de Frédérique Aït-Touati et Robin Holmes, et travaille comme assistant scénographe à la création Sur la Route de la compagnie Les Dégrangés à Massiac (Cantal). Il collabore avec la poétesse sonore Cosima Weiter sur son album ICI (Editions du GMVL, 2013). Il est conseiller littéraire et dramaturgique pour la metteure en scène Séverine Chavrier dans le cadre d’Egmont de Beethoven, dirigé par Laurence Equilbey au Théâtre de la Ville (2018). Depuis quelques années il intervient régulièrement comme chanteur et guitariste dans le groupe Whatevershebringswesing animé par Richard Robert à Lyon. Ses dernières recherches portent sur la philosophie de la technique, considérée dans la tradition de l’Encyclopédie de Diderot, comme partie intégrante des « humanités ».

Jacques-Benoît Dardant

Parallèlement à un apprentissage de régisseur lumière au Théâtre de la Cité Internationale (TCI – Paris) et dans le Centre de Formation Professionnelle aux Techniques du Spectacle (CFPTS – Bagnolet) Jacques-Benoît Dardant a suivi la formation d’acteur de Théâtre A.
En 2008, il commence sa collaboration avec Armel Veilhan, en créant la lumière de Brouillages. Sur cette même pièce, en alternance avec Serge Gaborieau, il joue le rôle de Fernando, le régisseur de la fiction. De la régie au plateau, il collabore sur les créations de Camille Boitel dans les pièces L’Immédiat (2009), Segera (2012), le Cabaret Calamiteux (2014). En 2009, au moment de l’installation de Théâtre A aux Lilas, Jacques-Benoît intègre l’équipe du collectif à la direction technique du Lieu.
C’est en 2011 qu’il signe une première scénographie pour Les Bonnes de Genet mise en scène par Armel Veilhan et Serge Gaborieau. La même année, il collabore avec Marie Fortuit lors de la création scénographique d’une nouvelle version de son Cabaret à Lou. Il collabore pour la pièce Nothing hurts de Falk Richter, première mise en scène de Marie Fortuit, puis dans le cirque Inextrémiste de Yann Ecauvre avec ses bouteilles de gaz et sa montgolfière. Dans le domaine musical, il collabore avec le Surnatural Orchestra avec la pièce La toile, l’ensemble Spirito dirigé par Nicole Corti avec Scumann intime et le compositeur et Samuel Sighicelli dans Critical Phase. Parallèlement, Jacques-Benoît participe au projet Arpschuino qui développe des cartes électroniques open source dédiés au spectacle vivant.

Maxime Lance

Maxime Lance est technicien son de formation. Il a passé 10ans au sein de Césaré CNCM en tant que Régisseur Principal et ingénieur du son au cours desquels il s’est notamment formés au développement logiciel sur plusieurs plateformes (Max/MSP, PureData et Arduino). Parallèlement il a renforcé sa connaissance théorique de l’électronique analogique et numérique en concevant divers équipements dédiés au spectacle vivant ou à la pratique audio (Basse connectée pour Floy Krouchi, Dispositif de capteurs dédiés pour Louis Chétiennot, microphone, préamplis, compresseurs audios). Curieux et véritable passionné, il s’est également mis à fréquenter assidûment les Fablabs et à pratiquer des équipements tels que des imprimantes 3D et découpe Laser, intégrant la culture des « makers » à sa pratique de la technique dédiée à l’artistique.Depuis son émancipation de Césaré début 2019, Maxime à créer au sein de Sonopopée divers outils et dispositifs compositionnels pour de nombreux artistes de différentes disciplines.
Il a ainsi conçu et Fabriqué une Harpe Midi pour Gustine (création MIA 2019), un dispositif de percussion électromécaniques (piloté en midi) pour Sylvain Darrifourcq (Fixin / 2019) , un dispositif élecromécanqiue et sonore (piloté en OSC) pour Renaud Herbin et Philippe Le Goff (Alentours / Création FMTM 2019), et un œuf connecté imprimé en 3D et intégrant des capteurs pour le collectif Ma Thea (Coucou, spectacle très jeune public / Création FMTM 2019).
Il collabore actuellement avec Maguelone Vidal pour sa prochaine création Liber sur un dispositif de capteurs embarqués pour danseuse.
Maxime pourrait définir sa pratique comme celle d’un « Maker Sonore ».

Nicolas Canot

Nicolas Canot est un artiste sonore et digital, compositeur, improvisateur, guitariste et enseignant installé à Reims. Son travail se focalise depuis plusieurs années sur les créations musicales et sonores électroniques, électroacoustiques ou génératives, ainsi que les installations numériques et les formes improvisées.
Ses performances et installations ont été présentées à de nombreuses reprises en France et en Europe. Il se produit seul ou en collaboration avec des artistes plasticiens, instrumentistes improvisateurs ou chorégraphes (Sylvain Darrifourcq, Jonathan Schatz, Armelle Blary, Jean-Baptiste Masson, Ivan Polliart, GMTW, Jean-Christophe Hanché, José-Alberto Gomes, Fabien Cali, Alexandra Grimal, Luis Eurico Costa, Jean- Baptiste Berger, Patrick Defossez, Miko Hinanen, Henrique Portovedo, etc).
Ses créations et recherches sonores couvrent un large champ allant des performances électroniques librement improvisées aux installations numériques, des réalisations de nouvelles lutheries électroniques aux illusions d’espaces sonores (performances immersives en son 3D, sous casques) des réalisations numériques et électromécaniques pour la scène ou l’art contemporain aux recherches sur la diffusion du champ sonore et sa perception par l’auditeur.
Parallèlement, il mêne un travail de recherche artistique et scientifique avec l’université et le CHU de Reims (projet Tisica) en compagnie du mathématicien Olivier Nocent ainsi que sur la production d’images 3D, fixes ou animées, générées par des formes sonores, mathématiques ou par l’utilisation de flux de données (capteurs, GPS, langage Arduino, etc) via l’environnement de développement Max/MSP/Jitter.
Il enseigne également l’art sonore et la pratique des arts numériques interactifs (langages MaxMSP, Pure Data, Arduino) lors d’ateliers destinés à différents publics (Université Reims Champagne-Ardenne, collège et lycées ou à l’étranger comme à Leicester, Royaume-Uni, ou Saint- Pétersbourg, Russie). Nicolas Canot est artiste associé, chargé de projets, traducteur pour les collectifs 23.03 art contemporain et Sonopopée (pépinière de l’École Supérieure d’Art et de Design, Reims), membre fondateur du collectif d’improvisation Tacomma et récemment, du quartet d’improvisation électronique feedback.administration.theory. Il est artiste associé à Césaré, Centre national de création musicale – Reims.