GMEM Marseille

24 sept. — 5 oct. 22 — 27 Oct.
2018

RÉSIDENCE

Alvise Sinivia

Ersilia

Alvise Sinivia — GMEM Marseille
credit : Martin Trillaud

SORTIE DE RESIDENCE
VEN. 26 OCTOBRE à 18h30 – LE MODULE (13 – Marseille) Friche la Belle de Mai
uniquement sur réservation, jauge réduite
par mail : sophie.giraud@gmem.org
par tél : 04 96 20 60 10 (de 14h à 17h)

Je questionne depuis plusieurs années la forme du concert en explorant la relation entre le corps et le piano ainsi qu’une manière différente de transformer l’instrument et d’exploiter ses potentialités.
Plonger mes mains dans ses entrailles et comprendre sa mécanique m’a permis de le désacraliser et de l’apprivoiser. Je m’intéresse à l’objet piano en tant que tel et à ce qu’il peut devenir si je n’en garde qu’une partie, si je le renverse… Les moteurs qui animent mon travail ne sont généralement pas un désir formel ou un son prémédité mais très souvent un geste physique. Le corps et le mouvement comme éléments déclencheurs du son sont au centre de ma démarche.

La recherche d’Alvise part du geste du musicien, le mouvement concret d’un corps lié à une action, celle de jouer. Ce geste est le centre de son travail chorégraphique. En l’augmentant, le détournant et le déplaçant il travaille sur le mouvement comme générateur du son et vice versa. Il arrive que le geste soit non sonore mais il est toujours rattaché à une mémoire de l’action de jouer.
Il développe son travaille sur le phrasé du corps en mouvement en réutilisant des principes qu’il applique généralement en musique. Alvise analyse le geste, qu’il soit musical ou physique ou les deux à la fois en le décomposant en trois parties : anacrouse, accent, désinence. Cette recherche qui le questionne particulièrement, lui permet d’aborder des notions de corps musical ou de corps phrasé aussi bien dans ses créations que dans son travail de transmission.
Pensionnaire à la Villa Médicis entre septembre 2016 et aout 2017, il a pu approfondir cette recherche et explorer différentes matières qu’il souhaite développer pour construire ses prochaines créations.

Le titre de la pièce Ersilia vient du nom d’une ville du livre d’Italo Calvino Le Città invisibili (Les Villes invisibles). Elle est une source d’inspiration très importante pour cette création. Les notions de traces, de mémoire et d’architecture ont nourri la dramaturgie et la scénographie de la pièce. « … à Ersilia, pour établir les rapports qui régissent la vie de la ville, les habitants tendent des fil qui joignent les angles des maisons, blancs, ou noirs, ou gris, ou blancs et noirs, selon qu’ils signalent des relations de parenté, d’échange, d’autorité, de délégation. Quand les fils sont devenus tellement nombreux qu’on ne peut plus passer au travers, les habitants s’en vont : les maisons sont démontées ; il ne reste plus que les fils et leurs liens. »

Etape de travail (Villa Medicis)

AVEC


Alvise Sinivia

concepteur

David Drouard

collaboration à la chorégraphie

Production

Compagnie Alvise Sinivia
Coproduction

Théâtre de Vanves, La Briqueterie-Vitry, ICI-CCN de Montpellier, gmem-CNCM-marseille
Accueil en résidence

Théâtre de Vanves, La Briqueterie-Vitry, ICI-CCN de Montpellier, gmem-CNCM-marseille. Villa Medicis (2016-2017).
Soutien

La compagnie bénéficie du soutien de la DRAC IDF et de l’accompagnement AVEC de ARCADI
Création

Théâtre de Vanves, 7 novembre 2018
Programmé au

Festival Les Musiques 2019 organisé par le gmem-CNCM-marseille