GMEM Marseille

3 — 7 déc. 2018

RÉSIDENCE

Baltazar Montanaro

Pagaï

Baltazar Montanaro — GMEM Marseille

Nouvelles Musiques Traditionnelles
Baltazar Montanaro-Nagy et Simon Drouhin explorent à la fois l’aspect électronique et acoustique du violon baryton afin de présenter une musique d’inspiration traditionnelle pleinement ancrée dans le monde actuel. Au delà de l’expérimentation créative, ce duo questionne les musiques traditionnelles en général et plus particulièrement le rapport aux danseurs.
Elle se présente en deux volets à la fois écrits et improvisés : un solo “Amours” (violon baryton acoustique) et un duo “Pagaï” (violon baryton et ordinateurs).

LE DUO
“Pagaï” est le pendant du solo, son miroir, une lutte contre les idées assombrissantes qui nécessite d’être plusieurs. Pour que les « plusieurs » soient infinis, il est dans la réflexion de Baltazar Montanaro-Nagy d’assister la musique par ordinateur, pour que s’ouvre le champ des possibles jusqu’aux limites de l’imagination seule. Ce
travail sera fait en collaboration avec Simon Drouhin, pour sa connaissance des racines, de la terre et la pratique des musiques électroniques. Le violon baryton est au centre de l’attention musicale avec Baltazar Montanaro-Nagy comme instrumentiste principal et Simon Drouhin dans le rôle d’un alchimiste expérimentateur. Ils travailleront ensemble à partir de la même source sonore qu’est le violon baryton ainsi que de sons récoltés dans leur
environnement.
La partie “Amours” solo est une recherche de l’intime, c’est pourquoi le « combat » se mène seul avec l’instrument. Le violon baryton est utilisé pour sa palette sonore complète et sa capacité à traduire de par son timbre un discours personnel entremêlé de silences et de parties jouées.

LE RAPPORT À LA MUSIQUE À DANSER
Cette exploration est aussi le point de départ d’un
questionnement sur notre rapport à la musique, dans un monde en constante évolution, qui offre aujourd’hui un large choix de sources de création sonore. C’est la confrontation des musiques à danser dans leur sens le plus large, qu’elles soient traditionnelles ou plus actuelles telles que la musique électronique. En confrontant le violon aux ordinateurs le duo sort la musique traditionnelle de sa présentation habituelle, la propulse vers une musique en lien avec le monde actuel et tente de lui redonner une place auprès d’un nouveau public. Il s’agit là d’inviter des publics venant des musiques traditionnelles et des musiques actuelles dans un univers permettant une appropriation voire un
affranchissement des codes pré-établis.

LE RAPPORT AU PUBLIC
Traditionnellement, et c’est toujours largement le cas, le public est installé face la scène, ceci l’inscrivant dans un rôle plutôt passif. Amours Désamours s’inspirant des codes de la musique électronique, tente de rompre avec cette distance.
Positionnés au centre des danseurs, les artistes offrent une disposition surprenante qui permet de désacraliser le rapport scène/public. Cette proximité, alliée à un dispositif sonore tout autour du public permettra à ce dernier de pouvoir pleinement ressentir la dynamique de la musique et ses impulsions. Ainsi au centre d’un espace commun, les
échanges entre les artistes et le public sont facilités, et la circulation des énergies produites par chacun donne une toute autre appréhension de la musique tant du point de vue des musiciens que des danseurs.
Ce projet s’adresse aux musiques actuelles et savantes, sans oublier la scène traditionnelle car l’énergie de la danse est une source d’inspiration certaine. Il s’inscrit dans la mouvance de l’évolution de la musique traditionnelle dont l’Europe est aujourd’hui le berceau

AVEC


Baltazar Montanaro

violon baryton

Simon Drouhin

machines

Léo Petoin

ingénieur du son

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