GMEM Marseille

7 — 15 juil. 2017

RÉSIDENCE

Benjamin Dupé

Fantôme, un léger roulement, et sur la peau tendue qu'est notre tympan

Benjamin Dupé — GMEM Marseille
© Patrick Berger / ArtComArt

« Fantôme, un léger roulement,… », est un concert/spectacle en immersion créé par Benjamin Dupé en 2012 (scénographie : Olivier Thomas, lumières : Nicolas Villenave, développement informatique : Charles Bascou – Gmem).
En février 2017, à l’occasion d’une série de représentations au Théâtre Durance (Château-Arnoux / Saint-Auban), et alors qu’il est artiste associé au théâtre pour les saisons 2016/17 et 2017/18, Benjamin Dupé invite le vidéaste Florent Trochel à tourner des images avec pour objectif de réaliser un film adapté spectacle.

Lors de cette résidence, deuxième étape de travail de ce nouveau projet, Benjamin Dupé va travailler au mixage des enregistrements réalisés pendant ce tournage.

À propos de « Fantôme, un léger roulement, et sur la peau tendue qu’est notre tympan »
« Composition musicale pour sons électroacoustiques, instruments mécaniques et objets sonores pilotés, « Fantôme, (…) » se joue dans un espace immersif, résonant et lumineux, doux et enveloppant, qui place les spectateurs au cœur de la vibration musicale. En organisant différents stimuli (sons, mouvements d’automates mécaniques, vibrations de matières, intensités lumineuses), la pièce déploie une écriture qui s’adresse à l’ensemble des sens, mais dans laquelle la musique demeure le langage prépondérant, jouant de mystère et de fascination. Une expérience sensorielle donc, mais aussi mémorielle : cachés sous la composition, quelques indices, visitant le mythe d’Orphée, invitent à mettre en résonance ce qu’il nous reste, confusément ou inconsciemment, dans la tête ou dans le corps, de la figure d’Orphée et de son Eurydice perdue. »
Benjamin Dupé

Teaser

Compositeur, guitariste et metteur en scène né en 1976, Benjamin Dupé étudie au Conservatoire de Nantes puis au Conservatoire national supérieur de musique de Paris.
Il se consacre à la création musicale, au sens large : écriture instrumentale, vocale ou électroacoustique, improvisation et performance, conception de dispositifs technologiques…
Son travail de compositeur est marqué par l’invention de nouvelles formes concertantes et de nouvelles relations à l’auditeur. Son écriture investit l’ensemble du sensible : espace, lumière, matière, corps, image ou mot sont pour lui des extensions du musical, composées au même titre que les sons. Ses productions questionnent la place de l’auditeur, alternant prises d’espaces spectaculaires, petites formes intimes, dispositifs immersifs, surgissements dans le quotidien, inscriptions dans la nature. Sa méthodologie de création propose de nouveaux rapports avec les publics : implication de personnes ressources, collectages, projets participatifs. Mettant au centre de son écriture la notion de dramaturgie de l’écoute, il bâtit au fil de ses pièces un langage musical singulier, qui s’inspire autant de l’héritage savant que de la vitalité des musiques populaires.
Benjamin Dupé reçoit des commandes de l’État, des Centres nationaux de création musicale, de Radio France, de l’IRCAM, de la SACD (Sujets à vif), d’ensembles (L’Instant Donné, la Maîtrise de Caen), de metteurs en scène (Declan Donnellan) ou de chorégraphes (Thierry Thieû Niang). Il travaille avec des interprètes comme Garth Knox, le quatuor Tana, Pascal Contet, Bruno Chevillon, le comédien Pierre Baux.
Ses œuvres sont jouées dans les festivals de musique contemporaine (IRCAM Manifeste, Les Musiques), les institutions lyriques (Festival d’Aix-en-Provence, Théâtre de Caen), les festivals généralistes (Festival d’Avignon), sur les plateaux de nombreuses scènes nationales, dans les musées, en espace public, sur les ondes de la radio.
Parmi elles : « Comme je l’entends » (pièce qui aborde la question de la perception de la musique contemporaine par le profane), « Fantôme, un léger roulement, et sur la peau tendue qu’est notre tympan » (concert en immersion pour ensemble d’instruments mécaniques), « Il se trouve que les oreilles n’ont pas de paupières » (théâtre musical d’après le livre « La Haine de la musique » de Pascal Quignard), « Du chœur à l’ouvrage » (opéra pour voix d’enfants sur un livret original de Marie Desplechin).
Il est artiste associé au Nouveau théâtre de Montreuil – Centre Dramatique National depuis l’automne 2015, pour trois saisons. Il est également associé depuis l’automne 2016 au Théâtre Durance de Château-Arnoux / Saint-Auban. Il a reçu en 2016 le Prix nouveau talent musique de la SACD.

AVEC


Benjamin Dupé

conception, musique, dramaturgie et direction artistique

"Fantôme, (…)"

Créé en mai 2012 dans le cadre du festival Les Musiques du gmem-CNCM-marseille
Commande du gmem-CNCM-marseille
coproduction Le Merlan scène nationale, Sphota, gmem-CNCM-marseille