GMEM Marseille

30 — 31 oct. 2017

RÉSIDENCE

Carol Robinson

Pitter-Patter

Carol Robinson — GMEM Marseille
© Metalli

« Je m’intéresse à la frontière entre l’entendu et le soupçonné, et par extension, son influence sur l’intention de l’interprète. En écrivant pour une virtuose comme Laurence Chave, tout est envisageable, mais justement grâce à ses possibilités sans limite, il est possible d’explorer un terrain plus subtil, d’entrer dans une zone plus enchanteresse.
Par des gestes fin et délicats, furtifs ou affirmés, elle dévoilera des secrets. Plutôt que de célébrer un rite, elle éveillera une sphère de résonance, et ça avec la complicité d’un ordinateur. Dans ce cas, l’ordinateur devient l’extension expressive de l’interprète. La partie électronique est faite sur mesure à partir de propositions enregistrées en amont. La lisière entre acoustique et électronique restera donc floue. Au lieu du traitement en temps réel, ou du media fixe, l’utilisation d’un patch MAX, permet de créer une évolution autant précise qu’organique qui incorpore des éléments aléatoires.
La résidence au GMEM va me permettre d’élaborer la partie MAX avec Charles Bascou. »
Carol Robinson

Dire que Carol Robinson est une compositrice et clarinettiste franco-américaine, est bien réducteur pour embrasser l’éclectisme de son parcours et de ses passions. Aussi à son aise dans le répertoire qu’avec la création contemporaine voire expérimentale, elle se produit dans les salles et festivals internationaux les plus prestigieux et collabore régulièrement avec des photographes, des plasticiens, des vidéastes, et surtout des chorégraphes.
Dernièrement, elle écrit un opéra de poche « Mr Barbe bleue » (Aide à l’écriture 2016), destiné à un ensemble baroque, pour l’Opéra de Reims et cosigne « Occam Hexa II » avec Eliane Radigue, pour l’ensemble Decibel à Perth en Australie.
Fascinée depuis longtemps par les possibilités qu’offre la musique électronique, elle conçoit de nombreuses pièces en la mariant avec des instruments acoustiques. Son approfondissement de l’utilisation des processus aléatoires est une de ses singularités. En 2015, elle signe trois grandes œuvres qui assimilent ces processus : « Nacarat » pour guitare électrique (co-production La Muse en Circuit, Césaré, Art Zoyd), « Black on Green » pour contrebasse (commande de GMEM), et « Les si doux redoux » pour cor de basset. Ces pièces appartiennent au cycle « The Weather Pieces », débuté en 2012.

AVEC


Carol Robinson

compositrice

Charles Bascou

assistant musical

Œuvre de

Carol Robinson
"Pitter-Patter" (13’)
pièce pour percussions et dispositif électronique

"PITTER-PATTER" A BÉNÉFICIÉ D'UN ACCUEIL EN RÉSIDENCE À CÉSARÉ, CENTRE NATIONAL DE CRÉATION MUSICALE - REIMS