GMEM Marseille

14 — 18 jan. 2019

RÉSIDENCE

François Wong

Agartha

François Wong — GMEM Marseille
© Pierre Gondard

Agartha est une pièce pour saxophone baryton et dispositif électronique, avec diffusion sur système octophonique. Durant cette résidence, François Wong vient réaliser sa phase finale d’écriture.

« Le refuge est Agarttha. Vous avez dû entendre parler d’Agarttha, siège du roi du monde, la cité souterraine d’où les Seigneurs du Monde dominent et dirigent les vicissitudes de l’histoire humaine. ».
Umberto Eco, « Le pendule de Foucault ».

Tout commence dans le dessous. L’onde, profondément ancrée dans une terre compacte, vibre, bat, frotte, choque. Douloureuse naissance. Chemin vers la lumière. L’Agartha remonte des limbes. De ses entrailles émergent des ramifications multiples, mi-animales, mi-végétales. Un nouveau cycle de vie s’ancre dans son épaisseur passée pour aller vers une croissance légère et aérienne. La fulgurante ascension, absurde et désordonnée, s’éteint dans un espace sans frontières.

Un saxophoniste, debout, son instrument ; huit haut-parleurs en couronne ; le public à l’intérieur de cette bulle. Quelques projecteurs dessinent l’espace épuré. L’électronique, l’informatique et les autres moyens techniques mis en jeu sont importants mais pas ou peu visibles. L’univers visuel est départi de toute fioriture. Concentrer l’attention de l’auditeur sur le son, sa vibration, sa texture, ses mouvements. Ne pas perturber l’écoute par des enjeux et des questionnements techniques sous-tendus par un dispositif. Laisser visibles les actions du jeu instrumental direct et brouiller les implications du contrôle de l’électronique.

AVEC


François Wong

saxophoniste