GMEM Marseille

14 — 28 juin 21 — 28 Août.
2017

RÉSIDENCE

Kinda Hassan

artiste multimédia - Lb

Kinda Hassan — GMEM Marseille
© DR
Kinda Hassan — GMEM Marseille
© DR

Cette résidence a pour objet la création « Ex Nihilo (nihil fit) rien ne vient de rien » (titre provisoire), installation qui sera visible au Fort Saint-Jean du 25 au 27 août dans le cadre de « Marseille Résonnance », organisé par le Mucem.

L’artiste libanaise nous propose d’imaginer le port de Marseille comme un mode de transfert d’énergie entre la ville et le milieu extérieur, tel que dans un système thermodynamique en transformation. Les ports sont des portes d’échanges entre les civilisations. Le commerce maritime entraîne en mer différentes cultures et langues.
A Marseille, cité multiculturelle, Kinda Hassan a vu le partage et le « vivre-ensemble », mais aussi les discriminations et les inégalités. Elle nous invite aujourd’hui à décrypter le « kaléidoscope marseillais » à travers une installation sonore interrogeant l’idée-même d’égalité.
En mathématiques, « égal » signifie « identique », les signes « égal » (=) et « différent » (≠) sont contraires. Mais il ne s’agit d’égalité que quand il y a différence. Peut-on donc parler d’égalité tout en gardant la valeur différente, individuelle, singulière, voire unique, de chaque élément de l’équation, condamnant ainsi l’uniformité suggérée par le terme ?

Les visiteurs sont invités à manipuler, échanger et participer à l’installation interactive avec l’artiste.

Née à Beyrouth, Kinda Hassan est une artiste multimédia qui explore les champs de la vidéo et du son. Elle obtient son master en Arts visuels à l’Alba en 2007 et suit par ailleurs des formations dans plusieurs institutions telles que l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts (ENSBA) à Paris. Elle prépare depuis septembre 2016 un Master en Design Sonore à l’Ecole Supérieure des Beaux-Arts du Mans.
Ses travaux ont été exposés dans de nombreux festivals internationaux et différentes galeries d’art. Parallèlement à ses réalisations, elle co-fonde en 2008 la plateforme régionale de musique arabe eka3, dont elle devient la directrice exécutive au Liban jusqu’à décembre 2012.
Kinda Hassan s’est longtemps intéressée aux phénomènes d’influence exercés par la ville sur le corps des individus. Ses créations s’attachent à capturer une réalité pour la dénoncer, révélant ce qui est habituellement invisible. Au-delà du simple « enregistrement », sa démarche, de la vidéo au travail sonore, transforme et génère de nouveaux espaces de perceptions. Elle repousse les limites du documentaire jusqu’à la poésie et la fiction.