C’est sous le pseudonyme de Rachilde que Marguerite Eymery, alors âgée de vingt-quatre ans, publie en 1884 un roman érotique : Monsieur Vénus, qui met en scène une relation passionnelle entre une aristocrate au comportement masculin et un jeune homme qu’elle réduit au rôle de « maîtresse ».
Rachilde propose une vision véritablement transgressive des rôles de genre socialement établis, qui continue de surprendre aujourd’hui. Sans échapper à la connotation misogyne qui caractérise la littérature de la fin du XIXe siècle, ce roman « queer avant la lettre » est adapté par trois artistes majeures de la scène musicale, chorégraphique et théâtrale.
Production déléguée
Prima donna
Coréalisation
Athénée Théâtre Louis Jouvet (Paris)
Coproduction
Prima donna ; Compagnie Cadéëm ; Opéra National de Grèce - Scène alternative (Athènes) ; Centre Henri Pousseur (Liège, Belgique)
Soutien
Ministère de la Culture - DRAC Ile de France
Avec l’aide du
Fonds de soutien à la Création Lyrique
Collaboration
GMEM — Centre national de création musicale (Marseille) ; Festival Printemps des Comédiens (Montpellier) ; Teatro San Martin (Buenos Aires)
Soutien à la commande
La Fondation pour la Musique Ernst Von Siemens
Alfredo Arias
Metteur en scène
Alfredo Arias, né à Buenos Aires, débute comme artiste plasticien à l’Institut di Tella où il signe sa première mise en scène, Dracula. Installé à Paris au début des années 1970, il met en scène Eva Peron de Copi et crée un univers poétique qu’il développe avec ses propres spectacles, dont Peines de cœur d’une chatte anglaise, Mortadela et Tatouage. Il aborde aussi le grand répertoire avec La Bête dans la jungle de Henry James dans l’adaptation de Marguerite Duras, La Tempête de Shakespeare au Festival d’Avignon ou encore Les Bonnes de Jean Genet à l’Athénée Théâtre Louis Jouvet. Il se tourne vers le théâtre musical avec Famille d’Artistes sur une musique d’Astor Piazzolla et Concha Bonita sur une partition de Nicola Piovani, et met en scène de nombreux opéras de Mozart à Stravinsky sur les plus grandes scènes internationales.
Diana Theocharidis
Chorégraphe
Chorégraphe argentine née à Buenos Aires, Diana Theocharidis développe un travail au croisement de la danse, du théâtre musical et des formes scéniques liées à la musique expérimentale. Elle signe de nombreuses pièces, dont Quatuor pour la fin des temps (Messiaen), Dedalus (Martin Matalon), Transcripción (Kaija Saariaho et Pablo Ortiz) et Un cielo y el otro (Pascal Dusapin), présentées en Argentine, au Brésil, au Chili, en Uruguay, au Mexique mais aussi en Europe. Elle met en scène Variété de Mauricio Kagel, La Rosa, Formas in pulvere de Martin Matalon, Kassandra de Pablo Ortiz ou Bureau 470 de Tomas Bordalejo. Elle travaille en Argentine (Teatro Colón, Teatro San Martín, Teatro Nacional Cervantes, Teatro Argentino de La Plata) et pour de grandes institutions internationales, ainsi qu’en France. Elle a dirigé plusieurs structures et a été faite chevalier des Arts et des Lettres.
Martin Matalon
Compositeur
Né à Buenos Aires en 1958, Martin Matalon étudie la composition à la Juilliard School de New York où il obtient un Master. En 1989, il fonde l’ensemble Music Mobile, consacré au répertoire contemporain, qu’il dirige jusqu’en 1996. Lauréat de nombreux prix internationaux, il s’installe à Paris en 1993 ; l’Ircam lui commande alors la musique de la version restaurée de Metropolis de Fritz Lang. Il se plonge ensuite dans l’univers de Luis Buñuel en composant de nouvelles partitions pour Un Chien andalou, L’Âge d’or et Las Hurdes, terre sans pain. Son catalogue couvre un large spectre de genres, du théâtre musical à l’opéra, en passant par la musique de chambre, les ciné-concerts et les œuvres chorégraphiques. Son opéra L’Ombre de Venceslao, d’après Copi, a été créé à l’Opéra de Rennes et largement diffusé en France, tandis qu’une nouvelle version orchestrale de Metropolis a été créée en 2023 à la Philharmonie de Paris.
Anthony Millet
Accordéoniste
Anthony Millet est l’un des premiers accordéonistes à intégrer la classe de Max Bonnay au Conservatoire de Paris (CNSMDP), où il obtient un diplôme de formation supérieure avec mention très bien avant un cycle de perfectionnement. Membre fondateur du Trio K/D/M avec Gilles Durot et Bachar Khalifé ainsi que du Quatuor Æolina, il est régulièrement invité comme soliste par de nombreuses institutions et festivals, parmi lesquels l’Opéra de Paris, la Comédie-Française, la Villa Médicis, le Teatro Colón de Buenos Aires, l’Ircam, le GMEM, l’Ensemble Intercontemporain, l’Orchestre de Paris ou encore divers ensembles européens. Interprète engagé du répertoire contemporain, il collabore étroitement avec les compositeurs et crée de nombreuses œuvres nouvelles. Il enseigne l’accordéon aux conservatoires de Montreuil, de Pantin et au CNSMDP, et dirige Cadéëm, compagnie en résidence sur plusieurs territoires, tournée vers la création, le renouvellement du répertoire et l’éducation artistique et culturelle.
Clara Barbier Serrano
Soprano
"Jeune Talent" de l’académie Jaroussky 202223 et d’Oxford Lieder, diplômée de l’opéra studio du Royal College of Music de Londres et d’un Bachelor de la Hochschule für Musik de Leipzig, Clara Barbier Serrano termine actuellement un Diplôme d’Artiste en musique et création contemporaine au Conservatoire National Supérieur de Paris. Lauréate de plusieurs concours internationaux, elle chante notamment Erste Knabe et Taumännchen à l’Opéra de Leipzig, Papagena au Verbier Festival, Rodelinda au Royal College of Music, Queen of the Night avec Oxford Opera Company, Anne Page avec British Youth Opera, Olympia à Neuchâtel, ainsi que le rôle-titre de La Petite Sirène et La Marchande d’Oiseaux à l’Opéra de Nice, Avignon, Marseille et l’Arcal. En concert, elle interprète Pierrot Lunaire, Chaplin Factory de Martin Matalon et Mysteries of the Macabre de Ligeti, se produit en récital avec la pianiste Joanna Kacperek et chante régulièrement aux côtés d’Andrea Bocelli.
Martin Matalon
musique
Alfredo Arias
adaptation
Alfredo Arias
Diana Theocharidis
mise en scène et chorégraphie
Chloé Obolensky
assistée de
Luca Castigliolo
costumes
Alfredo Arias
lumières
Rémi Le Taillandier
sound design
avec
Clara Barbier (Raoule de Vénérande)
soprano
Diana Theocharidis (La Narratrice)
comédienne et danseuse
Anthony Millet
bandonéon, Accordéon
Alfredo Arias
participation
Spectacle musical d’après
Rachilde