Dans le cadre du programme de résidence de la Fondation Meyer, dédié aux jeunes créatrices, créateurs dans le champ des écritures.
Résidence de recherche, composition et enregistrement.
Parfois de l’or parfois du gris est une pièce mixte qui explore la frontière entre musique et paysage sonore.
Clément Vercelletto développe une écriture fondée sur le détournement, la répétition et un instrumentarium singulier : l’orgue stéréophonique Le Petit Vertige, la boha et un synthétiseur modulaire.
Sa démarche repose sur le jeu, l’enregistrement et l’expérimentation. Il souhaite faire dialoguer une partition fixée sur support et une interprétation vivante, nourrie d’erreurs, d’accidents et de gestes instrumentaux inattendus. Le Petit Vertige, avec son chromatisme réparti dans l’espace, son biseau mobile et son soufflet contrôlable au pied, ouvre de nouvelles voies pour penser l’harmonie et la dynamique.
Son travail interroge aussi la limite entre bruit et musique. Il s’inspire des notions de géophonie, biophonie et anthropophonie pour révéler la poésie des sons résiduels : timbres détimbrés, pressions d’air instables, feedbacks ou infimes variations de jeu.
Au fil de la résidence, Clément Vercelletto cherchera à inventer des formes de notation capables de rendre compte de ces nuances. Son objectif : façonner une œuvre-paysage, où chaque son devient matière à découvrir et espace à habiter.
Production
Fondation MEYER
Partenariat
GMEM
Clément Vercelletto
Artiste sonore
Clément Vercelletto est musicien et metteur en scène, sa démarche artistique tend à trouver les points de friction et de clarté entre ces deux pratiques ; ou comment le sonore devient un postulat, pour activer le corps et la voix des interprètes sur scène. Le sonore, la musique comme un moyen, un vecteur pour improviser, écrire sur le plateau, mettre en scène. La musique, il l'envisage avant tout comme une matière (au sens énergétique et organique du terme), une matière à pétrir avec les mains, avec le corps. Sa démarche consiste à proposer aux interprètes des procédés sonores dont ils s’emparent tels des cadres formels, des postulats, des matières premières permettant d'engager le corps et/ou la voix. Les matériaux ainsi collectés deviennent petit à petit le socle de l'écriture en constant aller-retour avec le plateau. Il y a aussi l'idée de révéler (au sens photographique du terme) les fictions qui se trouvent en potentiel sous nos yeux/oreilles. Une autre manière de le formuler serait de dire que le théâtre, la fable est là partout, tout le temps, et qu'il ne demande qu'à être activé. Il y aurait donc — en substance, dans la moelle épinière de chacune de ces tentatives à produire du son — du théâtre, de la danse, de la fiction à faire jaillir. Dans ce sens, il travaille avec la réalité, sur ce qui est déjà là, sur la perception, sur le visible et l'invisible, sur l'infra-ordinaire, sur ce qui fait événement. Son travail est montré dans des lieux/contextes tels que : Pompidou Kanal Bruxelles, Le Palais de Tokyo Paris, Café OTO Londres, Festival MUSICA Strasbourg, La Gaité Lyrique Paris, Musicas Hibridas Bogota, Kunstenfestivaldesarts Bruxelles, Impulse Tanz Vienne, Théâtre de la Bastille Paris, USINE C Montréal, Biennale du GRAME Lyon, Festival Actoral Marseille, Grrrnd Zero Lyon, FRAC des Pays de la Loire, Le Bal Paris, Festival Sonic Protest Paris, Les SUBS Lyon, Festival de la Citée Lausanne …
Sa musique paraît sur des labels tels que : Opal Tapes, In Paradisum, Standard Infi, Three Four Records, Un Je Ne Sais Quoi, Les Disques du Festival Permanent, Tomaturj, A100P, La République des Granges …
Ses projets sont notamment soutenus en co-production par : La Scène Nationale d'Orléans, CCN de Caen, La Soufflerie Rezé, La Muse en circuit CNCM, Les SUBS Lyon, Musica Festival Strasbourg, GRAME CNCM Lyon, Le GMEA CNCM Albi, ainsi que la Drac ARA et la ville de Lyon.
Entre 2021 et 2023 il est artiste associé à La Soufflerie à Rezé (direction Cyril Jollard).
Clément Vercelletto
composition et enregistrement
Léo Maurel
lutherie