Résidence d'enregistrements et recherche.

Dans le cadre du programme de résidences de la Fondation Meyer pour le développement culturel et artistique.

Un geste sans gravité est un trio chorégraphique avec une forte dimension musicale. Trois danseuses, danseurs et une corde sont pris par des forces, des relations autant transversales, horizontales que verticales comme la gravité. Elle apparaît, renverse l’ordre établi pour nous faire entrer dans un monde circulaire, dans lequel les opposés se rencontrent et le grave s’allège.

Soumis à des tensions, à des forces qui s’exercent dans tous les sens grâce à la danse et à la corde, les trois interprètent gravitent comme des astres. Dans ces temps, où l’actualité mondiale est anxiogène, où nous sommes soumis à des contraintes aussi serrées que des cordages, nous les transformons en agrès pour inverser les tendances et entrer dans une vie en apesanteur. Nous nous évadons par l’air.

Un geste sans gravité prend sa source dans la cinétographie, un système d’écriture du mouvement créé en 1929 par le chorégraphe et architecte Rudolf Laban. La danse, source de vie, n’existe que par le mouvement des déplacements de masses, les luttes avec la gravité à l’opposé de la mort qui elle, n’est que statique. La pièce est écrite en partitions Laban. Geste et son sont liés. La composition sonore de la pièce est double : au plateau et enregistrée pour augmenter les volumes de l’espace.  Les enregistrements des sons de la corde densifient les silences, ouvrent des paysages faits de sons ténus, d’éclats, où s’enchevêtrent des séquences de pointillisme.

Mentions
Biographie(s)
Un geste sans gravité
Alice Boivin
Résidence
Mer. 22 —— Ven. 24 octobre 2025
Lun. 3 + Mar. 4 novembre 2025
Distribution

Alice Boivin
chorégraphe-interprète

Artem Naumenko
créateur sonore

Laure Desplan
interprète

Vincent Dupuy
interprète

Maureen Sizun Vom Dorp
création lumière

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