GMEM Marseille

lun. 19 juil. — dim. 29 août 2021

Installation sonore


immersive

Centre Wallonie-Bruxelles/Paris

Paysage de propagations #1 «Matrice»

Christian Sebille

Création
2021
Création — GMEM Marseille
Paysage de propagations #1 «Matrice» — GMEM Marseille
© Pierre Gondard
Paysage de propagations #1 «Matrice» — GMEM Marseille
© Christian Sebille
Paysage de propagations #1 «Matrice» — GMEM Marseille
© Pierre Gondard
Paysage de propagations #1 «Matrice» — GMEM Marseille
© Christian Sebille
Paysage de propagations #1 «Matrice» — GMEM Marseille
© Christian Sebille
Paysage de propagations #1 «Matrice» — GMEM Marseille
© Sophie Giraud
Paysage de propagations #1 «Matrice» — GMEM Marseille
© Christian Sebille

Dans le cadre du festival de substrat sonore  (((Interférence_s))) du Centre Wallonie-Bruxelles/Paris

Ouverture
> Du lun. 19 juillet au dim. 29 août : de 10h00 à 19h00

Vernissage uniquement sur réservation : reservation@cwb.fr
> lundi 19 juillet : de 17h00 à 21h00

Pièce musicale et visuelle de 14’30 se déclenchant cycliquement

« Nous sommes dans un lieu clos où les pièces de verre, réveillées par des mécanismes asservis, propagent leur identité sonore. Les lumières balayent l’espace. Rien ne semble fixe. Dix tables présentent des pièces uniques, inertes, jusqu’à l’action du percuteur. Le souffle des artistes verriers se prolonge par le son. La matière passe du solide au vibrant, du souffle figé à son expansion retentissante. Les sons se propagent dans l’espace, se mélangent entre leurs zones de propagation. Les éclats de lumière et les nappes de couleurs, en contrepoint, brouillent les repères.

Après un temps d’observation, vous déambulez à la recherche des mécanismes. Ogives ou vasques frappées, longues tiges ou cymbales tapées ou frottées, bandes de lumière vibrantes… après le premier étonnement, c’est la recherche de la compréhension du dispositif qui s’impose. D’où viennent les phénomènes ? Puis jaillissent les bulles de spectres lumineux ou sonores, les axes de dialogues et les traces des fréquences. Les jeux entre les familles de sons – bois, métal, pierre – s’interrogent et s’interpellent. Les mouvements des résonances demandent l’immobilité de l’auditeur et son observation.

Vous décidez d’être à l’intérieur du petit monde. Un lien dérisoire et ironique s’installe entre vous et le cosmos. Vous êtes dans un endroit décidé de votre écoute, à un endroit de l’orchestre, proche de ce qui est fort, écarté du lointain. »
2021, Christian Sebille.

TARIF


Entrée libre

DURÉE


30'

AVEC


Christian Sebille

conception et composition

Francisco Ruiz de Infante

plasticien

Maxime Lance, Vivien Trelcat et Nicolas Canot

Collectif Sonopopée, dispositif mécanique et numérique génératif

Équipe du Cirva

production et réalisation verre

Matthieu Girard

constructeur bois et métal

EN PARTENARIAT AVEC LE CENTRE WALLONIE BRUXELLES

PRODUCTION GMEM et CIRVA (CENTRE INTERNATIONAL DE RECHERCHE SUR LE VERRE ET LES ARTS PLASTIQUES)

EN PARTENARIAT AVEC Saint-Ex, culture numérique (Reims)

DÉVELOPPEMENT DES DISPOSITIFS MÉCANIQUES ET INFORMATIQUES
COLLECTIF SONOPOPÉE

Lauréat du dispositif pour la création artistique multimédia et numérique (DICRéAM)

REMERCIEMENTS
RESO-NANCE & FABLAB LFO

Équipe du Cirva :
Christelle Notelet, ex-responsable d’atelier
Valérie Olléon, technicienne pâte de verre
Fernando Torre, David Veis, Cyrille Rocherieux, souffleurs de verre

Paysage de propagations — résidence de Christian Sebille au Cirva (Épisode #1)
Paysage de propagations — Christian Sebille (Épisode #2)
Paysage de propagations — Christian Sebille (Épisode #3)

Christian Sebille (fr)

Né en 1963 à Epernay, Christian Sebille est compositeur et directeur artistique du GMEM de Marseille. Dès 1983, il se consacre à la musique électroacoustique qu’il étudie avec Jean Schwartz (Conservatoire de Gennevilliers) et Philippe Prévost (Ircam-Centre Pompidou). Sa recherche se tourne naturellement dès 1987 vers les musiques mixtes auxquelles il s’exerce au sein de la Muse en Circuit avec Luc Ferrari. En 1993 à Reims, il fonde Césaré, qui deviendra en 2006 Centre national de création musicale, favorisant une recherche sur la diversité et sur les formes nouvelles de (re)présentation de la création musicale. En 2011, il est nommé à la direction du GMEM, Centre national de création musicale de Marseille. Son catalogue compte plus de soixante œuvres vocales, instrumentales, électroacoustiques et mixtes dont un opéra de chambre (L’alleluiah – Georges Bataille – commande d’État), de nombreuses pièces dédiées au théâtre ou à la chorégraphie (Jean Deloche, Nadège Macleay, Emmanuelle Huynh…). En 2002, une commande de l’Opéra de Limoge pour orchestre, chœur, trois percussions, guitare électrique et trois voix servira un opéra-chorégraphié de Nieke Swennen. De 1999 à 2013, il réalise un large cycle d’installations musicales (Les miniatures) dont la onzième, commandée par la Ville de Dijon, est particulièrement ambitieuse. La treizième et dernière a été commandée par les Monuments Nationaux et conçue pour le château d’If de Marseille. Ses recherches sont essentiellement dirigées vers la notion d’espace et de mouvement. Il aime se confronter aux autres disciplines artistiques. Il collabore avec de nombreux artistes venant d’autres disciplines artistiques, notamment avec Francisco Ruiz De Infante (plasticien vidéaste). Christian Sebille développe une lutherie informatique qui lui permet de s’investir dans le champ de l’improvisation aussi bien en France qu’à l’étranger (Alex Grillo, Didier Petit, Sylvain Kassap, Pablo Cueco, Philippe Foch, Matt Bourne, Chris Sharkey, Christophe de Bezanac, Jean-Marc Montera…). Il a réalisé en 2019 les musiques pour l’exposition Trouble fête de Macha Makeïeff. Également, il participe à la constitution d’un corpus expérimental avec des musiciens provenant des pratiques orales et traditionnelles, dont le trio « Ici et d’après » avec Miquèu Montanaro et Jean-François Vrod est issu. Actuellement, il prépare une série d’œuvres qui sera présentée sous forme d’installation, de performance et de concert. La base sonore provient de la réalisation de pièces en verre conçues et soufflées au Cirva (Centre international de recherche sur le verre et les arts plastiques), à Marseille, tout au long de sa résidence qu’il a débuté en 2018.

Francisco Ruiz de Infante

Né en 1966 à Vitoria-Gasteiz (Espagne).Artiste hors-format, il appartient à une génération dont la sensibilité est marquée par la rencontre et la confrontation des machines audiovisuelles avec les matériaux les plus simples, voire les plus quotidiens. Il jongle sans complexes entre la haute technologie et le bricolage d’urgence pour construire ses installations et ses films. Dans son œuvre, il reconstruit la manière dont fonctionne la mémoire lorsqu’elle nourrit le présent : par saccades pleines d’erreurs d’information, ou comme un torrent d’images qui recommencent sans fin.

Collectif Sonopopée (fr)

Sonopopée est un regroupement d’artistes musiciens, qui se donne pour mission de favoriser l’accès aux technologies sonores et aux nouvelles lutheries numériques. Compositeurs, improvisateurs, et développeurs aussi bien informatiques qu’électroniques, les membres du collectif mettent leurs compétences et leur complémentarité au service de projets artistiques variés. Avec un goût prononcé pour l’échange et la transmission, Sonopopée cherche à favoriser l’émergence de pratiques innovantes par le biais d’ateliers autour d’installations sonores interactives et ludiques, tel De oratore, Memoriff, Stationhair…Depuis 2018, le collectif Sonopopée est hébergé par la pépinière de L’Esad de Reims, dans le cadre du programme DesignR. Sonopopée est responsable de l’enseignement de la création sonore à l’Esad de Reims.
— www.edukson.org/sonopopee-et-leducation-au-sonore

Cirva

Le Centre international de recherche sur le verre et les arts plastiques (Cirva) est un centre d’art qui place la création au cœur de son projet. Occupant une position singulière sur la scène mondiale depuis 1983, il invite des artistes et des designers à travailler une matière précise, le verre, avec une totale liberté. Ils sont accueillis dans l’atelier du Cirva aux côtés d’une équipe de techniciens verriers de très haut niveau avec laquelle débute un dialogue. Cet échange se développe dans le temps, une ressource précieuse que le Cirva cultive en prenant la précaution de ne pas déterminer à l’avance la durée de chaque collaboration. Cet outil offre l’opportunité de mener des expérimentations audacieuses où les chemins sans limite de la pensée rencontrent une matière réputée complexe et imprévisible.
Le Cirva est une association à but non lucratif, reconnue d’intérêt général, qui est accompagnée depuis sa création par le ministère de la Culture / direction régionale des affaires culturelles Provence-Alpes-Côte d’Azur, par la Ville de Marseille, par le conseil régional Sud Paca et par le conseil départemental des Bouches-du-Rhône.
— www.cirva.fr

LIEU

Centre Wallonie-Bruxelles/Paris
127-129 rue Saint-Martin
75004 Paris