Les entrelacs élégants d’un pont entre l’Orient et l’Occident.
Depuis 2012, la rencontre entre le duo Sabîl et le Quatuor Béla a donné naissance à Jadayel, formant une alliance aussi inattendue que féconde, une rencontre stimulante entre les traditions millénaires des musiques d’Orient et la longue tradition du quatuor à cordes occidental. En 2026, Jadayel se reforme et devient Ma_Jara, accueillant deux nouveaux musiciens, Moslem Rahal au nây et Laila Mahmoud au kanun, pour une nouvelle traversée qui promet d’être tout aussi enthousiasmante.
"Ma_Jara est une aventure vive et joyeuse, nourrie de partage et d’estime.
C‘est d’abord la réunion de musiciens qui n’étaient pas destinés à se rencontrer : quatre solistes orientaux jouant le oud, le qanoun, le ney et les percussions et un quatuor à cordes occidental. Une formation inédite et pourtant naturelle au regard des timbres qui semblent faits pour se marier.
C’est aussi la musique que nous avons écrite, tout aussi joyeuse et respectueuse. Riche d’éléments orientaux, de maqâm, de rythmes complexes, mais aussi de polyphonies occidentales, d’harmonie, de langages contemporains… Cette musique nous l’avons voulue commune, n’appartenant ni complètement aux uns, ni aux autres. Nourrie de traditions, et ne relevant pourtant d’aucune, si ce n’est de celles des musiciens qui l’ont inventée. Aujourd’hui, nous vous présentons notre pays fertile… il était urgent de le découvrir !"
Coproduction
Espace Culturel de Chaillol — scène conventionnée Art en territoire (Hautes-Alpes) ; GMEM ; Théâtre de St Quentin en Yvelines — Scène Nationale ; Cité de la Musique de Marseille — Pôle des Musiques du Monde
Soutien
La Coopérative — Réseau pour la création musicale DRAC PACA
Quatuor Béla
quatuor à cordes
Depuis 19 ans, “les enfants terribles du quatuor français” écrivent un parcours singulier, entre tradition et modernité. Attachés au répertoire ancien du quatuor à cordes, qu’ils défendent au sein des programmations classiques d’excellence en France et à l’étranger (Philharmonie de Paris, Théâtre Mariinsky, BeethovenFest...), les musiciens du Quatuor Béla ont à cœur d’inscrire la tradition du quatuor à cordes dans la vie musicale contemporaine. Leur travail de commandes et de créations en lien avec des compositrices et compositeurs de différentes générations (Sofia Avramidou, Gavin Bryars, Francesca Verunelli, Misato Mochizuki, Noriko Baba, Kaija Saariaho, Philippe Leroux, Francesco Filidei, Benjamin de la Fuente, Jean-Pierre Drouet, François Sarhan, Daniel D’Adamo, Thierry Blondeau, Marco Stroppa, Jérôme Combier, Garth Knox, Karl Naegelen, Frédéric Aurier, Robert HpPlatz, Aurelio Edler-Copes, Frédéric Pattar...) a été couronné en 2015 par le Prix de la Presse Musicale Internationale.
C’est avec une conviction sincère, guidé par la personnalité et l’œuvre de Béla Bartók, que le quatuor imagine des rencontres avec des personnalités éclectiques. En témoigne “Si oui, oui. Sinon non” avec le rockeur culte Albert Marcœur, “Impressions d’Afrique” avec le regretté griot Moriba Koïta, “Jadayel” en compagnie des maîtres palestiniens Ahmad Al Khatib et Youssef Hbeisch...
Le jeu du Quatuor Béla, reconnu pour sa “technique diabolique” (Télérama) et son engagement musical, se met volontiers, ces dernières années, au service des compositeurs d’Europe centrale du début du 20ème siècle comme Janáček, Schulhoff, Krása, Bartók, Szymanovsky, Webern...Sa discographie a été saluée par la critique internationale (Télérama, Luister10 Award, Gramophone Critic’sChoiceAward, Prix Charles Cros, Diapason, Le Monde...).
Ahmad Al Khatib
oud et composition
Compositeur et musicien, Ahmad Al Khatib maîtrise sur le bout des doigts sa culture musicale ancestrale. En continuateur déjà reconnu, il la tire vers de nouveaux développements. Dès l’âge de huit ans, il suivait l’enseignement exigeant du maître de oud palestinien Ahmad Abdel Qasem. Il accomplit brillamment un cursus de musicologie et violoncelle occidental classique. Après plusieurs années passées à enseigner au Conservatoire national de Musique Edward Saïd à Jérusalem-Est, il est forcé de quitter la Palestine, publie des ouvrages qui font maintenant référence d’enseignement du oud et de transcription musicale pour les compositeurs arabes.
Depuis 2004, enseigne la théorie de la musique modale et de la composition et la musique d’ensemble à l’université de Göteborg. En Suède, il joue avec des musiciens aimant se référer au folklore scandinave. Et si au Proche-Orient on déroule le tapis rouge pour le maître respecté, l’Occident l’invite dans les festivals de musique dites “du Monde” où il écoute avec intérêt les traditions de mondes multiples. Le créateur curieux de langages autres que celui de ses racines a ainsi eu tout loisir de faire son miel des sources d’inspiration les plus variées. Même si des racines douloureuses deviennent alors précieuses et revendiquées en proportion. Un pied dans le passé, un pied dans l’avenir : l’image convient aussi s’agissant d’Ahmad l’instrumentiste, interprète au jeu très pur et empreint de profondeur, qui explore avec constance tous les champs expressifs du oud et recherche sans répit les nuances les plus adéquates.
Youssef Hbeisch
percussions
Né en Galilée, Youssef Hbeisch a longtemps enseigné au conservatoire de Beit Al Musica (Shefa Amr, Galilée) où il a animé des master class et des ateliers de percussions en art-thérapie. Il vit maintenant à Paris, mais ses collaborations multiples l’amènent à voyager dans le monde entier. Il a composé pour le théâtre et le cinéma, a accompagné Karloma, l’Oriental Music Ensemble, Simon Shaheen, Süleyman Erguner, Aka Moon, Issa Hassan, Khaled, Lena Chamamyan, Dorsaf Hamdani, Ibrahim Maalouf, Sœur Marie Keyrouz, Lo Cor de la Plana et Manu Théron, Rula Safar, Bratsch, Abed Azrié, le Projet Khoury, Philippe El Hage... Il constitue également le quatrième pilier du Trio Joubran. À chaque concert, les spectateurs sont stupéfaits par sa dextérité et contaminés par l’énorme plaisir qui se dégage de son improvisation.
Musicien de l’instinct, Youssef Hbeisch trouve immédiatement sa place dans n’importe quel morceau puis y imprime sa marque durant l’étape collective de la création. Cette marque, construite au gré des trouvailles depuis qu’il est tout jeune, est constituée d’influences latines, indiennes, africaines, brésiliennes... Youssef a développé polyrythmies et polymétries à partir de sa propre culture ; il les enrichit et les embellit grâce à une curiosité toujours en éveil. Dans l’esprit des compositions de Zabad, Youssef a voulu rester sur la notion d’un son traditionnel. Il n’a utilisé que les habituels derboukas, bendir et riqq, y ajoutant quelques cymbales et clochettes pour enrichir la dynamique et l’ambiance. Il garde aussi un phrasé rythmique et des techniques qui marquent sa singularité. Son jeu donne une ossature aux compositions, autant qu’une enveloppe sonore unique : entre les frappes sèches du riqq et les plaintes du bendir, tout s’accorde avec une justesse troublante.
Laila Mahmoud
kanun
Née en 1990 à Tartous, sur la côte méditerranéenne syrienne, Laila Mahmoud, également connue sous le nom de Laila Ta-Mah, porte en elle les sons de son pays natal. En tant que joueuse de kanun, chanteuse et compositrice, elle transforme cet instrument à cordes centenaire en un moyen d'expression de l'art sonore contemporain. Elle élargit le répertoire traditionnel du kanun en mêlant la tonalité arabe classique à des langages musicaux modernes, allant de la pop et de l'indie au hip-hop, en passant par la musique classique occidentale, le jazz (ethnique), le flamenco, la musique classique turque et l'arabesque. Son parcours musical a été marqué par la tradition classique arabe du makam, la diversité culturelle d'Alep et les compositions poétiques de l'école Rahbani au Liban. Après des études de musique à l'université de Homs, Laila a poursuivi sa formation à la Popakademie de Mannheim, où elle a commencé à jeter des ponts entre l'Orient et l'Occident, la tradition et l'innovation. Sa musique échappe à toute catégorie fixe. Elle est un entrelacement de mélodies issues de voyages, de transitions et de rencontres – la musique d'une génération qui pense et ressent au-delà des frontières. Dans ses improvisations, Laila raconte des histoires d'enracinement et de départ : d'une enfant entre champs de figuiers et d'oliviers à une musicienne en exil qui explore de nouvelles réalités dans des zones de tensions politiques. Le cœur de sa mission artistique est profondément humaniste : Laila souhaite toucher par sa musique les personnes qui ont été contraintes...
Moslem Rahal
nây
Moslem Rahal est né en 1977 à Lattaquié en Syrie au sein d’une famille d’artistes. Fils d’un poète et frère de musiciens, Moslem s’est pris dès son enfance de passion pour les percussions et les instruments à cordes joués par ses frères, même si l’instrument qu’il a lui-même choisi est le « ney », un instrument à anche soufflé par l’extrémité. Confronté à la difficulté de se procurer un ney de bonne qualité, il s’est mis, à l’âge de 14 ans, à étudier la fabrication de cet instrument. Il s’est rapidement fait connaître à Lattaquié à la fois comme fabricant et comme joueur de ney. Il est aujourd’hui l’un des plus grands experts de cet instrument. En 2003, Moslem a obtenu son diplôme au Conservatoire de Damas, où il a ensuite enseigné le ney tout en devenant soliste au sein de l’Orchestre symphonique national syrien. En tant qu’expert du ney de renommée internationale, il a été invité à faire partie du jury de nombreux concours de ney dans plusieurs pays, notamment en Syrie, en Algérie et en Tunisie. Il a également participé à divers projets de recherche consacrés au ney, à la musique du Moyen-Orient et aux techniques d'interprétation des maqams orientaux. Il s'est produit avec de nombreux orchestres internationaux dans les plus grandes salles de concert et opéras du monde. Grâce à ses nombreuses activités de recherche et à ses multiples collaborations avec des artistes européens, Moslem Rahal est une figure clé de l'interprétation occidentale de la musique orientale.

Duo Sabîl :
Ahmad Al Hatib
oud
Youssef Hbeisch
percussions
Quatuor Béla :
Constance Ronzatti, Frédéric Aurier
violons
Paul-Julian Quillier
alto
Alexa Ciciretti
violoncelle
Laila Mahmoud
kanun
Moslem Rahal
nây
Max Bruckert
son
Ahmad Al Khatib, Frédéric Aurier et Paul-Julian Quillier
musiques originales — commandes du Quatuor Béla
2027
Eté 2027 — Festival de Chaillol (05)
Mai 2027 — Festival Propagations — GMEM, Marseille (13)
31 mars 2027 — Fondation Gulbenkian, Lisbonne (Portugal)
26 mars 2027 — Théâtre de Cornouaille, Quimper (29)
5 février 2027 — Création — Théâtre de St Quentin en Yvelines (78)
2 au 4 février 2027— Résidence — Théâtre de Saint Quentin en Yvelines (78)
2026
7 au 10 mai 2026 — Résidence — Espace Culturel de Chaillol (05)
30 novembre au 4 décembre 2026 — Résidence — Cité de la Musique de Marseille (13)