Résidence de création sonore et écriture multiphonique, modélisation de l'installation.
Dans le cadre de l'exposition Ce que la Mer Garde au Centre de la Vieille Charité, labellisé Année de la Méditerranée de l'Institut Français 2026.
Sous l’horizon de la Méditerranée, un monde en mutation se dévoile, fragile et résilient, intouchable et irréversiblement transformé. Dans les profondeurs, vie marine et présence humaine s’enchevêtrent : les cargos grondent en surface, les câbles et les pipelines courent sur le fond, les filets de pêche obstruent de vastes étendues d’eau et d’étranges scaphandriers déploient leurs efforts pour réparer les dommages.
Cette installation multimodale projette les spectateurs dans un monde en mouvement, liquide, trouble, où les sens et le corps sont désorientés. Fragments de vidéos et sons spatialisés animent un paysage élusif où mondes marins et présences humaines s’hybrident discrètement. De cette expérience sans paroles, à la fois critique et poétique et qui brouille les repères de nos perceptions terrestres, une question émerge : à qui appartient la mer et comment doit-elle être traitée ?
Dans le cadre de l'exposition Ce que la Mer Garde au Centre de la Vieille Charité, Labellisé Année de la Méditerranée de l'Institut Français 2026
Production
La Fabrique des écritures ethnographiques (MMSH) ; Mujo
Partenaires
Centre Norbert Elias ; Institut d'ethnologie et d'anthropologie sociale/Chaire ANFAA (IDEAS)
Soutiens
MucemLab ; Laboratoire d'anthropologie sociale (LAS) ; Institut Méditerranéen d’Océanologie (MIO) ; Observatoire des Sciences de l’Univers Pythéas (OSU Pythéas) ; GMEM
Un projet financé par le programme de recherche Océan et Climat (CNRS/IFREMER)
Diffusion
Vernissage le 23 mai 2026 au Centre de la Vieille Charité, Nuit des Musées 2026
Ouverture de l'installation : du 24 mai au 30 août 2026
Née en 1979 à Paris, vit et travaille à Marseille.
Phonographe passionnée, Julie Rousse est toujours en recherche de nouveaux sons issus du terrain, qu’elle enregistre avec des systèmes traditionnels ou expérimentaux de capture du son, dans des contextes choisis et particuliers, urbains, naturels ou industriels aux quatre coins du monde.
Aurélie Darbouret
Réalisatrice sonore et doctorante en anthropologie
Aurélie Darbouret est autrice et doctorante en anthropologie au Laboratoire d’anthropologie sociale (LAS) et à l’Institut méditerranéen d’océanologie (MIO) où elle mène une thèse sur les perceptions, représentations, matérialités et imaginaires du monde marin. À travers ses travaux, elle expérimente des formes alternatives d’écriture en sciences sociales, développant des objets hybrides mêlant récits textuels, visuels et sonores, ainsi que des expositions multimodales et ateliers publics. Auparavant, elle a contribué à des œuvres littéraires, installations muséales et créations sonores. MARE SAPIENS est son premier film.
Jeff Silva
Réalisateur, anthropologue, chercheur
Jeff Silva est artiste, cinéaste et anthropologue dont l’œuvre fait le pont entre pratique créative et recherche académique. Docteur en anthropologie sociale de l’EHESS, il est chercheur postdoctoral sur le projet A*Midex ANFAA (Formes narratives alternatives en anthropologie audiovisuelle) à Aix-Marseille Université/IDEAS, et membre de La Fabrique des Écritures Ethnographiques (MMSH/CNRS). Ses travaux croisent ethnographie, cinéma et son pour explorer les impacts humains et écologiques des conflits, du changement climatique et de l’industrialisation. Ses films incluent Balkan Rhapsodies: 78 Measures of War (2008), Ivan & Ivana (2011), Linefork (2016), Là où la terre (2018) et The Order of Things (2022), présentés internationalement au MoMA, Visions du Réel et à la Viennale. Ses recherches actuelles s’étendent à l’ethnographie sonore et aux projets collaboratifs explorant les relations changeantes entre humains et environnements.
Aurélie Darbouret
Jeff Silva
conception, réalisation
Pascal Catheland
collaboration au montage
Julie Rousse
création sonore multiphonique
Juliette Bessette
commissaire d’exposition