Création pour deux performeuses, cinq artistes lyriques et une beat-boxeuse, composée et mise en scène par Maguelone Vidal, sur un texte commandé à l’autrice Magali Mougel. Une réflexion joyeuse et une célébration poétique de nos présences plurielles qui pulsent ensemble, ici et maintenant !
À partir d’une histoire d’homonymie incarnée par deux Maguelone Vidal réunies au plateau, Qui m’appelle ? nous offre, par la voix de six chanteuses et chanteurs, une expérience sensorielle et collective, performative et opératique, sur l’expression de nos identités singulières et mouvantes : notre prénom et notre nom.
Qui m’appelle ? fait de nos prénoms et de nos noms – ceux des spectatrices et spectateurs comme ceux des artistes – la matière première du spectacle, unique à chaque représentation.
Au milieu du public, le duo des Maguelone jongle avec un tas de questions qui nous convoquent profondément. Qu’est-ce que nos noms et prénoms disent de nous ? Comment les avons-nous apprivoisés ? Quels fantasmes, histoires, héritages portent-ils ? Puis, d’autres voix s’élèvent, contribuent au débat, chantent, deviennent un chœur virtuose dont la partition glisse du chant grégorien au beatbox en passant par le hip hop...
Production
Intensités
Coproduction
Maison de la Musique de Nanterre – Scène conventionnée d’intérêt national – Art et création – Pour la musique ; Festival Aujourd’hui Musiques – L’Archipel – Scène Nationale de Perpignan ; Maison de la Culture d’Amiens – Scène Nationale ; La Muse en Circuit – Centre National de Création Musicale (Alfortville) ; TMS – Scène Nationale de Sète ; Le Théâtre de Nîmes – Scène conventionnée d’intérêt national – Art et création – Danse contemporaine ; Théâtre + Cinéma – Scène Nationale Grand Narbonne
Soutiens
Aide à la Création, Production et Diffusion — Classique Contemporain du Centre National de la Musique ; Aide aux projets musicaux ou pluridisciplinaires de la Maison de la Musique Contemporaine.
Ce spectacle est lauréat du dispositif « L’Art de la reprise » pour les saisons 24/25 et 25/26, dispositif d’aide à la diffusion porté par la Sacem, l’Institut Français et l’ONDA – Office National de Diffusion Artistique
Accueil en résidence
Théâtre des Treize Vents – Centre Dramatique National (Montpellier) ; La Bulle Bleue – ESAT artistique et culturel (Montpellier) ; Festival Aujourd’hui Musiques ; L’Archipel – Scène Nationale de Perpignan avec l’aide à la résidence longue de compositrice de la Sacem ; Maison de la Musique de Nanterre – Scène conventionnée d’intérêt national – Art et création – Pour la musique
Remerciements
Marion Coutarel, Grégoire Leu et Laurent Schneider (archéologue et directeur d’études à l’EHESS — École des Hautes Études en Sciences Sociales)
Co-programmation avec LE ZEF - scène nationale de Marseille
Maguelone Vidal
Compositrice, metteuse en scène, musicienne et performeuse
Maguelone Vidal développe un champ artistique singulier. Elle explore les relations poétiques et sensorielles entre le corps et le son, et conçoit des dispositifs scéniques et sonores invitant à une approche synesthésique de la musique.
Après des études de piano et de médecine, elle se consacre au saxophone et se forme auprès de figures majeures de l’improvisation et de la création contemporaine.
Elle joue ensuite sur la scène française et européenne aux côtés de nombreux artistes, dont Joëlle Léandre, Pascal Contet ou Bruno Chevillon. Vivement intéressée par le croisement des champs artistiques, elle écrit pour la scène, la danse, le cinéma, et multiplie les collaborations transdisciplinaires.
Aujourd’hui, avec la compagnie Intensités dont elle dirige les projets artistiques, elle compose et met en scène des créations résolument hybrides, diffusées en France et à l’étranger, comme Le Cœur du son, qui fait sonner la ville par les cœurs de ses habitants, La Tentation des pieuvres, pièce pour un cuisinier, quatre musiciens et cent convives ou Qui m’appelle ?. Ses pièces croisent musique, performance, théâtre et chorégraphie dans des dispositifs immersifs qui questionnent nos perceptions sensorielles et collectives. Lauréate 2024 de la Villa Kujoyama à Kyoto, elle initie le projet La musique est dans la parole au Japon. Maguelone est actuellement artiste associée au Dôme d’Albertville, Scène conventionnée d’intérêt national pour les saisons 2025 / 2026 et 2026 / 2027.
Tentant sans cesse d’ouvrir de nouveaux espaces sociaux et politiques, ses créations célèbrent une forme de communion contemporaine entre les arts et les individus.
Maguelone Vidal
Performeuse
Architecte DPLG, Maguelone Vidal a suivi ses études à l’École Nationale Supérieure de Montpellier et préparé son diplôme à l’École Technique Supérieure d’Architecture de Barcelone, dans l’atelier des architectes catalans Jaume Bach & Gabriel Mora. Sa passion pour les Beaux-Arts et les arts visuels se double d’une pratique du théâtre et de la danse qu’elle poursuit parallèlement à sa formation depuis son adolescence.
En 2007, elle crée le Cabinet d’Architecture(s), qui fédère une équipe de personnalités riches et complémentaires, capables d’aborder l’architecture sous toutes ses formes. Elle est actuellement élue Vice-Présidente du Conseil Régional de l’Ordre des Architectes Occitanie.
Magali Mougel
Auteure
Après des études à l’Ensatt à Lyon (2008-2011), Magali Mougel a enseigné à l’Université de Strasbourg et a été rédactrice pour le Théâtre national de Strasbourg.
En 2015, elle choisit de se consacrer pleinement à l’écriture. Parce qu’elle est persuadée que la place de l’écrivain / dramaturge est avant tout dans le théâtre, au cœur du processus de création, entourée des équipes artistiques. Elle collabore avec de nombreuses compagnies et théâtres, et elle se prête régulièrement à l’exercice de la commande d’écriture.
Ses textes sont édités aux éditions Espaces 34 et Actes Sud — Papiers et sont traduits dans de nombreuses langues et édités en Angleterre, en Allemagne, en Argentine, en Corée, en Italie et au Mexique entre autres.
Elle a écrit Guérillères ordinaires (Ed. Espaces 34) mis en scène par Anne Bisang au POCHE / GVE à Genève en 2015, Elle pas Princesse, Lui pas Héros (Ed. Actes Sud / Heyoka), mis en scène par Johanny Bert au CDN de Sartrouville en 2016 et à New York en 2019 (traduction de Chris Campbell) ; Suzy Storck (Éd. Espaces 34) par Simon Delétang au Théâtre du Peuple à Bussang en 2019 ; Penthy sur la bande (Ed. Espaces 34) mis en scène par Renzo Martinelli en 2019 au Théâtre I à Milan (traduction de Silvia Accardi) ; Shell Shock (Ed. Espaces 34) mis en scène par Hélène Gay au GRAND R – Scène Nationale de La Roche-sur-Yon ; Frisson (Ed. Espaces 34) mis en scène par Johanny Bert au CDN de Sartrouville en 2020... Pour la saison 2020-2021, elle collabore avec Hélène Soulié sur son projet MADAM, elle écrit pour Le Petit Théâtre de Pain le texte du spectacle MU·E. Magali Mougel est membre des ensembles artistiques des Quinconces l’Espal — Scène Nationale du Mans et du Théâtre Suisse Romand de La Chaux de Fonds (CH). Elle est par ailleurs intervenante pédagogique à l’Ensatt à Lyon et l’Institut littéraire Haute École des Arts du Canton de Bern à Biel / Bienne (CH).
Géraldine Keller
Soprano, artiste lyrique et vocaliste
Le répertoire de prédilection de Géraldine Keller s’ancre dans la création d’œuvres contemporaines en privilégiant la complémentarité des musiques écrites et improvisées. Emportée des arts plastiques vers l’exploration sonore, elle trace depuis un parcours ouvert associant d’autres pratiques : la danse contemporaine, le théâtre musical, le théâtre d’objet, la poésie, la performance. De la rencontre avec Gaston Jung, poète alsacien, naît une longue collaboration autour de la poésie en langue française, alsacienne et allemande. Depuis 1992, comme membre de ces différents projets, elle est invitée par nombre d’ensembles musicaux, de compagnies théâtrales et chorégraphiques, de festivals français et européens et a maintes fois contribué à la création d’œuvres de compositeurs contemporains.
Grâce à ces aventures artistiques transversales, Géraldine s’est forgé un lien durable avec l’ensemble bordelais Proxima Centauri, l’ensemble Ars Nova et une coopération fructueuse avec de nombreux musiciens improvisateurs dont actuellement le quartet Comité Zaoum avec Jean-Luc Cappozzo, Benjamin Bondonneau et Raphaël Saint-Rémy ; le duo Ortie Brûlante avec Christelle Séry sur des textes d’Eugène Savitzkaya ; et au côté de Dominique Pifarély se cristallise Gegenlicht, improvisation sur la poésie de Paul Celan.
Depuis 2006, elle est membre de l’ensemble européen ]H[IATUS qui propose des parcours mêlant pièces écrites et improvisations.
Parallèlement, elle s’engage avec l’auteur Raharimanana sur l’exploration de nouvelles formes poétiques et sonores, dont Parfois le vide en 2018 ainsi qu’en 2021 Chants sacrés créé sur le site archéologique de Bibracte et Soonoo pour jeune public. En trio, aux côtés de Patricia Kuypers et Franck Beaubois se poursuit Le lieu dit, une élaboration de passerelles d’improvisation interrogeant espace / corps / voix. Depuis 2021, elle participe également à la recherche de Raphaël De Angelis / Théâtre de l’Éventail, axée sur le rapport entre le théâtre Nô japonais et le théâtre occidental à travers les pièces de Nô modernes de Yukio Mishima. Avec le danseur Karim Sebbar-Pôle K s’élabore actuellement Paysages Intérieur #3 – Babel habile. Depuis 2017, elle enseigne les Vocalités Contemporaines à l’E.S.M. de Dijon / Bourgogne-Franche Comté.
Julieta Leca
Chanteuse, rappeuse et beatboxeuse
Julieta, commence à composer et à écrire à l’âge de quinze ans. Née en 1996 dans le 11ème arrondissement de Paris, elle puise son inspiration de toutes parts : du hip hop à la soul, en passant par le funk, le ragga dancehall ou le disco, les influences de Julieta n’ont pas de frontières.
Après avoir remporté le titre de championne de France de BeatBox en 2018, celui de vice-championne de France en 2020 et 2022, Julieta représentera la France au prochain championnat du monde.
Depuis l’été 2020, Julieta fait partie du groupe Kùzylarsen, groupe bruxellois avec lequel elle se produit régulièrement en Belgique.
Depuis 2021, elle collabore avec deux nouveaux groupes, Moonsonic et Ohlala et porte également un projet solo, avec un premier album Rap / R&B. Elle participe également à des projets théâtraux et entre aujourd’hui dans l’univers des nouvelles écritures du sonore avec la compositrice et metteuse en scène Maguelone Vidal.
Makeda Monnet Wouassi
Soprano
Makeda Monnet est chanteuse lyrique, soprano, harpiste et comédienne. Entre l’opéra et le théâtre, la soprano Makeda Monnet n’a pas voulu choisir. Elle vogue entre les deux depuis ses études au Conservatoire de Paris.
Anne Barbier
Mezzo-soprano
Anne Barbier est une artiste éclectique et polyvalente : musicienne (pianiste et violoncelliste), comédienne et chanteuse lyrique. Toutes ces pratiques se nourrissant et s’enrichissant les unes des autres, elle s’épanouit justement dans la variété des techniques et dans les voyages de l’une à l’autre. Formée auprès de G. Lebreton au Carré Silvia Monfort, G. Werler, J. Garfein, J. Strasberg comme comédienne ; au CNSM de Paris (1er prix en Art lyrique, Comédie musicale et Musique de chambre) comme chanteuse, et plus récemment au masque balinais avec C. Wistari et au clown avec P. Hottier et F. Robbe. Sa carrière d’interprète soliste lui permet donc d’explorer des genres très variés, allant de la création musicale contemporaine (Sommaire Soleil de C. Prey à la Péniche Opéra, Le brave soldat Schweik de Kurka au festival de St Céré), au cabaret (Cabaret interlope avec Olivier Desbordes, Cabaret Vienne-Berlin avec F. Berthier et l’orchestre des Pays de Savoie) en passant par l’opéra (Falstaff avec O. Desbordes, Le petit Ramoneur avec M. Laroche, Eugène Onéguine avec Michel Fau), l’opéra bouffe (Le Roi Carotte, La Vie parisienne, La belle Hélène avec O. Desbordes), la comédie musicale (Trouble in Tahiti de Bernstein avec J. Lacornerie) et bien sûr le théâtre (L’Opéra de 4 sous avec P. Delaigue). Depuis 2016, elle est à l’affiche de Et pendant ce temps Simone veille ! de Trinidad, dans une mise en scène de Gil Galliot (Studio Hébertot, Avignon off 2016, 2018 et 2019, à la Comédie Bastille depuis 2017, plus de 1000 représentations). Sa gourmandise pour le travail des mots l’amène à créer plusieurs tours de chant, dans un répertoire rétro, caf’conc entre autres, avec Thierry Boulanger au piano.
Flor Paichard
Artiste lyrique et performeur·euse vocal·e
Contreténor de formation, Flor Paichard a étudié à l’École Normale de Musique de Paris et la musique ancienne au CRR de Toulouse puis au CRR de Paris où iel est diplômé·e en 2015. En parallèle de son cursus, ses rencontres au cours de masterclasses avec Robert Expert, Gérard Lesne et Damien Guillon complètent sa formation. Après s’être initie·é aux chants byzantin et grégorien avec les membres de l’ensemble Organum (Marcel Pérès, Frédéric Tavernier-Vellas), iel développe un intérêt particulier pour les musiques médiévales et Renaissance avec l’ensemble Graindelavoix (Björn Schmelzer) à la Fondation Royaumont dont iel est lauréat·e en 2016, Barnabé Janin (CNSM de Lyon, ensemble Coclico) ou encore Damien Poisblaud (Chantres du Thoronet) avec le CIMM de Montpellier. En parallèle, et dans une approche contemporaine de la voix, iel expérimente le vocalisme et l’improvisation libre au cours d’ateliers et de stages avec Phil Minton et Claire Bergerault et collabore à un projet mené par l’artiste contemporain Matthieu Saladin intitulé Capsule temporelle d’un premier jour de grève présenté au centre d’art BBB de Toulouse. Iel co-crée la compagnie Eranos en 2020, collectif de recherche création de musicien·ne·s spécialisé·e·s dans les musiques anciennes, basée à Toulouse, et travaille actuellement, en complément des concerts de répertoire, à sa première création hybride vocale et scénique en solo, LAPSE_RELAPS(e). Ce travail traite de la vie et l’oeuvre de la béguine mystique Marguerite Porete (v1250-1310), en s’attachant à poser un regard queer sur cet héritage culturel médiéval et l’ambition de développer une approche politique singulière dans un secteur historiquement ancré dans des valeurs de conservation. Iel est également à l’écriture d’un triptyque pluridisciplinaire intitulé HARO! axé sur le parallèle entre contremusique et contestation au 14ème siècle en Occitanie. À travers ces différents projets de création, iel cherche à développer son propre langage et s’inscrit dans les nouvelles recherches d’un théâtre musical performatif.
Léonard Mischler
Baryton-basse
Léonard Mischler commence ses études musicales par le violon au Conservatoire National de Région d’Angers. Il se consacre ensuite au chant et intègre la Maîtrise du Centre de Musique Baroque de Vers a i l l es. I l explore des répertoires variés allant de la renaissance à la création contemporaine avec les Cris de Paris, l’ensemble Doulce Mémoire, le Choeur de Chambre les Éléments, le Choeur du Concert d’Astrée, La Maîtrise de Radio France ou encore La symphonie du Marais.
Nicolas Hérédia
Comédien et metteur en scène
Nicolas Hérédia conçoit et développe depuis 2007 le projet artistique de La Vaste Entreprise, où se rejoignent son travail théâtral (d’auteur, de metteur en scène, d’acteur et de scénographe) et sa pratique des arts visuels (photographies, vidéos, graphisme, installations).
Il met en scène et interprète en solo La Mastication des morts (oratoriosolo) de Patrick Kermann, (tournée au long cours dès 2009 avec plus de 100 représentations en France et à l’étranger).
En 2011, il met en scène et interprète un second solo-installation, L’Augmentation (épopée immobile) d’après Georges Perec.
En 2010, il compose avec plusieurs comédiens une variation sonore autour d’un objet trouvé, l’album-photo d’une famille anonyme. Ce travail donnera naissance par la suite à l’exposition photographique Les Anonymes (le temps qu’ils restent), puis au spectacle-expo évolutif Portrait / Paysage.
De 2009 à 2011, le projet Les Vies Argentiques (mémorial tricoté) — processus d’interrogation de la mémoire d’un territoire et de ses habitantes et habitants — confronte un matériau documentaire à un travail sur l’image, l’installation et la composition sonore.
À partir de 2013, l’écriture prend une place plus importante dans les projets : en décembre 2013, il crée Faux-plafond (ciel variable), un spectacle écrit au plateau, et né de la rencontre de travailleurs et d’analystes du travail et de l’entreprise, avec six acteurs de la compagnie La Bulle bleue (compagnie professionnelle d’actrices et acteurs en situation de handicap mental ou psychique).
En 2014, il écrit et met en scène N’attrape pas froid (ma grand-mère), à partir de messages de répondeur sauvegardés, d’images filmées, de textes. La Vaste Entreprise publie à cette occasion un livre qui prolonge le spectacle (images et textes).
En 2015, il est invité à écrire un projet dans le cadre de Paysages en Chantier / Les Archives du Sensible (Parc Naturel Régional de la Narbonnaise). Il compose Inventaire Balnéaire, à partir de rencontres avec les habitantes et habitants, de photographies, de captures de la webcam qui filme la plage et de vues de Google Street View. Un second projet est mené en 2016, qui aboutit à l’écriture, à la présentation scénique et à la publication de Encore des Vestiges.
En 2016, il écrit, spécifiquement pour une voix de synthèse, Visite de Groupe, une déambulation audio-guidée pour l’espace public, les musées et centres d’art.
En 2018, il écrit et interprète L’Origine du monde (46x55), performance théâtrale prenant pour point de départ une copie de la toile de Courbet achetée dans une brocante.
Par ailleurs, il collabore régulièrement ou ponctuellement avec d’autres artistes : avec Marion Coutarel, metteuse en scène (Théâtre de la Remise) sur La Dent Creuse, spectacle plastique et chorégraphique pour l’espace public (2010), adaptent et interprètent ensemble le roman de Martin Winckler La Maladie de Sachs (création 2012 et tournée 2013-17), puis collaborent de nouveau pour la création de Si ce n’est toi (2017). Pour la compagnie de cirque Lonely Circus, il est metteur en scène du spectacle Fall Fell Fallen (Sébastien Le Guen et Jérôme Hoffmann — création 2012, tournées en France, Italie, Angleterre, Croatie, Australie — 2013-18).
Ignacio Jarquin
Directeur musical, coach de voix et formateur
Né à Mexico, Ignacio travaille comme directeur musical, chanteur, acteur, coach vocal et artiste solo en Europe, en Asie et en Afrique du Nord. Il s’est formé à l’Université de Vienne et a obtenu un diplôme de chef d’orchestre avec distinction.
Après ses débuts professionnels en tant que répétiteur et chef d’orchestre en Autriche, il s’installe à Paris où il fonde et dirige sa propre Orchestra and Opera Company. Au Royaume-Uni, où il s’est installé en 2001, Ignacio s’est formé comme acteur et chanteur et a fait ses débuts comme acteur-chanteur dans une production primée de La duchesse de Malfi de John Webster.
Avec le soutien du Arts Council England, il fait de nombreuses tournées au Royaume- Uni et au Rep. of Ireland avec des pièces de théâtre musical dont deux spectacles sur Enrico Caruso et une version singulière de Mme Butterfly vue par le prisme de son fils.
Depuis son arrivée à Berlin en 2018, Ignacio s’intéresse à la musique électronique et aux technologies d’intelligence artificielle et collabore avec des ensembles d’opéra et de danse bien établis en Allemagne, en France, en Belgique et au Royaume-Uni.
Ignacio est un directeur musical, coach de voix et formateur : il a développé une pratique de travail vocale propre, l’Archetypal Singing (Chant Archetypal) qui rassemble des concepts d’écologie vocale, Biotensegrity, Functional Voice Training et Archetypal Psychology.
Léonardo Montecchia
Mezzo-soprano
Leonardo Montecchia conçoit la danse comme un outil de pensée. Chacune de ses créations pourrait être vue comme une photographie, un arrêt sur image d’un vécu en mouvement. Son double parcours de danseur et comédien l’amène bien souvent à mêler texte, jeu d’acteur et danse dans ses créations.
Après une formation et un parcours de comédien et danseur à Buenos Aires (Argentine), Leonardo Montecchia s’installe en France en 1998, grâce à une bourse de la Fondation Antorchas et de l’Ambassade de France en Argentine. Cette bourse lui permet d’obtenir une Licence en Arts du Spectacle option danse à l’université Paris 8. Puis, il continue sa formation auprès de Mathilde Monnier, dans le cadre de la Formation Professionnelle du Centre Chorégraphique de Montpellier en 2001. Parallèlement, il travaille avec différentes compagnies à Londres, Zurich et Turin. Il entame son parcours de chorégraphe par la composition de deux créations : La Cravate (2001) et duO2 (2002).
En 2004, il crée la Compagnie de la Mentira au sein de laquelle il compose plusieurs pièces où danse et texte s’entremêlent : Le MenSonge (2003), Potosi, la montagne d’argent (2005), Intimidité (2006), Patetico (2006), French Kiss (2007), Tout va bien et Entrelacés (2008), Le Nombril (2010), Tango Paradoxe (2011), Tout Terrain (2014), In- Utile (2016).
En 2005, à Montpellier, il crée le concept des « Hors Lits », performances en appartement permettant expérimentations et rencontres avec le public dans une grande proximité. Depuis les « Hors Lits » se sont installés dans 35 villes de France et à l’étranger.
En 2008, il suit le programme « Transforme » dirigé par Myriam Gourfink, à la Fondation Royaumont, qui lui permet d’entamer une démarche de recherche sur la notion d’écriture chorégraphique.
Parallèlement à son parcours de danseur et de chorégraphe, Leonardo Montecchia enseigne la composition chorégraphique et le Tangocontact, en donnant des stages en Europe et Amérique latine. Il anime également de nombreux ateliers de danse auprès de divers publics amateurs – personnes âgées, personnes handicapées, adolescents, étudiants, ou scolaires. En 2015 / 16, il est artiste en résidence à l’Université de Montpellier, dans ce cadre il réalise la création du parcours chorégraphique In-Utile.
Actuellement, il travaille en tant que chorégraphe, metteur en scène et pédagogue pour la Compagnie de la Mentira ; comme chorégraphe, interprète et enseignant pour plusieurs compagnies, et institutions en France et à l’étranger.
Le ZEF - Scène nationale de Marseille (Plateau du Merlan)
Avenue Raimu13014
Marseille
Durée
1h15min.
À partir de 11 ans.
Spectacle en gradins sur le plateau, inaccessible aux fauteuils et aux personnes à mobilité très réduite.
Tarifs ZEF
Plein 15€
Réduits 10€, 5€, 3€
Maguelone Vidal
composition musicale, mise en scène, dramaturgie, direction de chœur, interprétation, collectage d'entretiens
Géraldine Keller
soprano
Makeda Monnet Wouassi
soprano
Julieta Leca
beatbox
Anne Barbier
mezzo-soprano
Flor Paichard
contre-ténor
Léonard Mischler
basse
Maguelone Vidal
performance
Magali Mougel
écriture du texte, collaboration à la dramaturgie, collectage d'entretiens
Nicolas Hérédia
regard extérieur – assistanat à la mise en scène
Ignacio Jarquin
mise en voix
Léonardo Montecchia
mise en corps
Emmanuelle Debeusscher
scénographie
Daniel Lévy
création lumière
Axel Pfirrmann
ingénieur du son
Catherine Sardi
costumes
Mylène Pastre
régie générale, lumière
Clément Rose
régie plateau
Benjamin Guiraud
régie production