GMEM Marseille

17 — 21 jan. 7 — 11 Mar.
2022

RÉSIDENCE ARTISTIQUE

Charlotte Gautier van Tour, Jimmy Boury, Ilia Osokin

OSMOS

Charlotte Gautier van Tour, Jimmy Boury, Ilia Osokin — GMEM Marseille

Le phénomène d’osmose représente une influence réciproque, Osmos propose une expérience visuelle, sonore et sensitive entre nos corps et l’eau.

L’eau est l’élément à l’origine de la vie et le connecteur entre tous les corps vivants sur notre planète. Nous sommes reliés par nos origines communes venant des océans.

L’installation sera composée d’une étendue d’eau reflétant la lumière et de sculptures en verre hybridant différentes formes du vivant. Les éléments seront relié.e.s par des électrodes plongées dans l’eau. Entrer en contact avec ces différentes sources aquatiques permettra d’entrer en contact avec les différentes matières sonores et ainsi d’entrer dans la composition et d’interagir avec elle.
Un chant commun pourra se faire entendre, grâce au contact avec l’eau.
La composition sonore se déploiera de manière spatialisée, elle utilise comme matériaux sources des enregistrements effectués par des éco-acousticiens dans la Méditerranée ainsi que des instruments de nature électronique.

Nous souhaitons avant tout créer une expérience synesthésique qui nous relationne avec cet élément fondamental et matriciel. La sensation de l’eau mêlée aux textures visuelles et sonores présentes dans l’espace ouvrira, nous l’espérons un espace de re-connexion au vivant et à la mémoire de nos origines.

Charlotte Gautier van Tour

Charlotte Gautier van Tour est née en 1989. Diplômée et félicitée de l’École Nationale Supérieure des Arts Décoratifs de Paris en 2014, elle poursuit en tant qu’étudiante-chercheur dans le programme de recherche Reflective Interaction à l’EnsadLab jusqu’en 2017. Sa démarche artistique est basée sur la volonté de révéler l’interdépendance qu’il y a entre toutes choses, dévoiler les connexions entre les écosystèmes et les êtres, confronter nos corps avec d’autres espèces et d’autres dimensions. Depuis toujours fascinée par la transformation de la matière (d’origine organique comme les algues ou immatérielle comme la lumière), un des enjeux principaux qu’elle s’est fixé pour les années à venir est d’aborder le vivant, la résilience et l’écologie dans ses installations. Pour cela, elle développe elle-même ses propres matières biosourcées, recycle divers matériaux et privilégie l’économie locale tant pour sa consommation personnelle que pour sa production artistique. La science est une source d’inspiration qui lui permets de comprendre certaines lois physiques et chimiques qui tissent notre monde et les grandes correspondances reliant mondes microscopiques et macroscopiques. Pratiquant la recherche fondamentale, elle aime aussi cultiver le hasard et la sérendipité dans son atelier qui ressemble autant à un laboratoire qu’à une cuisine.

Jimmy Boury

Jimmy Boury est né en 1986. Artiste travaillant la lumière et le son. Il a grandi avec les grandes inventions technologiques de l’informatique au minitel. Diplômé d’une licence d’électronique spécialisé en aéronautique, il refuse à la dernière minute un poste dans une station sol satellite et part découvrir le monde aborigène et leurs rituels en Australie. De retour en France il reprend des études d’ingénieur du son et prend part à des création sonores avec le chorégraphe Thierry Thieu Niang qu’il suit depuis 2013 et élabore ses scénographies et ses créations lumières. Depuis 2013 il développe de nombreuses créations lumières avec des artistes dans le domaine de la danse contemporaine du théâtre et de l’opéra. Il met en scène des performances liant le son et la lumière avec des auteurs des comédiens ou bien des amateurs. Ses orientations artistiques sont liés à des découvertes technologiques et à ses recherches dans le domaine de l’électronique. Pouvant aller de la fabrication de synthétiseur variant avec la luminosité à des objets interagissant avec l’humain au moyen d’électrodes. Le lien aux matériaux organiques est devenu crucial dans ses recherches pour rapprocher la technologie à l’écologie qui sont très souvent opposés. Le projet concrétise différentes recherches de ce lien entre l’humain et les organismes vivants dont l’eau est à l’origine et sera l’élément central de l’œuvre.

Ilia Osokin

Ilia Osokin est né en 1991. Il est  compositeur multi-instrumentiste franco-russe et travaille entre Marseille et Berlin. Après une première carrière en tant que violoncelliste en Russie et aux Etats-Unis, et une formation en théorie musicale et direction d’orchestre en France, il se tourne pleinement vers la composition. À partir de l’année 2020 il développe des formes d’écriture nouvelles, une transformation de processus de composition. Il s’agit de créer de la musique non-lineaire, de casser le langage traditionnel par les moyens de spatialisation et la partition hors temps, un concentré de la pensée inspiré par le monde organique biologique et ses formes. Ce travail est accompagné par les collaborations avec des ingénieurs et des chercheurs en biophysique et électronique en France et en Allemagne. Il cherche à exprimer avec la plus grande liberté créative, son univers éclectique, que cela soit exploré dans ses œuvres avec des instruments classiques et hybrides ou avec des synthétiseurs modulaires. À part de ses recherches dans la musique non-linéaire il travaille aussi dans le champ de cinémusique, où l’histoire se donne à voir par les sons. Son style propre de composition musicale nous entraîne dans une itinérance où s’entrecroisent des sonorités Électro, Néoclassique et Ambient en référence à Alva Noto, Biosphère, Tangerine Dream ou encore Ryuichi Sakamoto. Il compose également pour des performances d’artistes plasticiens, des vidéos publicitaires, des pièces chorégraphiques et les romans graphiques. En été 2021 l’Opéra de Monaco avait accueilli sa création musicale d’un ballet chorégraphié par Mimoza Koike pour Les Ballets deMonte-Carlo.