RuptuR déploie une forme musicale de grande ampleur aux accents rock, constituée de motifs et patterns se répétant et se renouvelant sans cesse, explorant leurs couleurs, espaces et temporalités propres.
Sont recherchés aussi bien l'effet hypnotique de répétition, qu'une ascension progressive et une tension émotionnelle, s’accumulant jusqu'à la rupture.
Lancée à plein régime pendant plus d'une heure, cette machine finit par s'arrêter net, comme rompue par son propre épuisement, plongeant subitement le public dans une suspension silencieuse habitée par un drone très profond, générant un vertige inattendu : libération, frustration… ou les deux ?
Benjamin De la Fuente et Samuel Sighicelli se partagent la maîtrise d'œuvre de la partition, suivant un scénario établi ensemble.
Les ensembles Caravaggio et Percussions de Strasbourg fusionnent ici en un orchestre atypique de sept musiciens, amplifié et augmenté par l'électronique.
Production
Sphota
Coproduction
Musica ; Les Percussions de Strasbourg ; Grame (CNCM — Lyon) — B!ME 2024 ; CCAM - scène nationale de Vandoeuvre-lès-Nancy
Soutiens
Sacem ; SACD ; DGCA ; Maison de la Musique Contemporaine ; Spedidam ; DRAC Île-de-France ; Fondation Franciset Mica Salabert
Aide à la commande (Samuel Sighicelli)
Sacem
Aide à l’écriture d’œuvre musicale originale (Benjamin de la Fuente)
Ministère de la culture
En partenariat avec la Friche la Belle de Mai
Caravaggio
Collectif
Caravaggio est une musique hybride puisant son inspiration dans le rock, la musique électronique ou le jazz contemporain, refusant d’appartenir à une seule esthétique, afin de préserver sa liberté. La musique de Caravaggio reflète la multiplicité et la complexité du monde contemporain, allant de pair avec une fascination pour le cinéma et sa capacité à inventer des espaces, des rythmes et des collisions.
Composé de quatre musiciens dont deux compositeurs contemporains et deux musiciens qui ont marqué le jazz européen depuis les années 90, le groupe compose collectivement à partir d’un instrumentarium hérité du rock, des musiques électroniques (sampler, traitement du son, pad) et des instruments classiques (violon, contrebasse, piano, percussions d’orchestre). La musique est figée, écrite à sa manière, mais laisse une part d’interprétation et d’improvisation.
Benjamin de la Fuente
Compositeur et musicien
Après avoir étudié la composition au CNSM de Paris avec Gérard Grisey et l’improvisation avec Alain Savouret, il suit le cursus de composition à l’Ircam.
En 2000, il fonde, avec Samuel Sighicelli, la compagnie Sphota, avec laquelle il des spectacles pluridisciplinaires qui sillonnent l’Europe. En 2001-02, il est pensionnaire à la Villa Médicis à Rome.
En 2004, il co-fonde également le groupe de rock expérimental Caravaggio avec lequel il enregistre 4 disques et se produit régulièrement en France et à l’étranger.
Il mène une activité de compositeur, d’improvisateur et de concepteur de spectacle. Dans le soucis d’inventer un contexte d’écoute original à chaque projet, son travail d’écriture se caractérise par la quête d’une expérience physique et dramaturgique du sonore. Il s’appuie à la fois sur l’expérimentation vivante et une écriture minutieuse. Il collabore avec d’autres arts pour donner à entendre autrement.
Il écrit des pièces instrumentales avec ou sans électronique pour divers ensembles et orchestres, des spectacles musicaux et travaille ponctuellement pour le cinéma. Il est régulièrement invité pour des master-classes autour de l’improvisation et de la composition. Il collabore avec de nombreux ensembles, festivals et structures européens dont l’orchestre Philharmonique de Radio France, Ictus, l’EIC, l’Ircam, le Grame, l’Ina-GRM, les percussions de Strasbourg, l’Orchestre National de Jazz d’Olivier Benoit, le théâtre du Châtelet, le Festival d’Aix en Provence, Ars Musica, etc. Il est lauréat de divers prix et distinctions dont le grand prix du disque Charles Cros, le grand prix lycéen des compositeurs, le Prix André Caplet de l’Académie des Beaux-arts de l’Institut de France et le Prix Hervé Dugardin de la Sacem.
Samuel Sighicelli
Pianiste improvisateur et compositeur
Diplômé du Conservatoire Supérieur de Paris, Samuel Sighicelli est pianiste improvisateur et compositeur. Il a été pensionnaire à la Villa Médicis en 2003-2004.
Ses œuvres musicales, allant du soliste au grand orchestre, ont été jouées et / ou commandées par des structures comme l’Ina-GRM, Radio France, les ensembles Court-circuit, Ictus, 2e2m, Cairn, Decoder, le Quatuor Arditti, le Collegium Novum Zürich, les Percussions de Strasbourg, l’Orchestre National de Montpellier, l’Orchestre Philharmonique de Radio France...
Il fonde, avec Benjamin de la Fuente, la compagnie Sphota en 2000 et le groupe de rock expérimental Caravaggio, en 2004, avec lesquels il se produit régulièrement en France et à l’étranger.
Son activité artistique s’articule autour de trois axes : la composition instrumentale, vocale et électronique, le travail de groupe (Caravaggio), et la réalisation de projetsscéniques ou immersifs.
Dans ces projets il élargit son rôle de compositeur à la mise en scène — ou « la mise en écoute » —, et à un travail de montage d’images en lien avec sa musique.
Il a été compositeur associé à plusieurs théâtres : en 2012-15 au Théâtre de la Renaissance à Lyon, en 2017-19 à l’Espace Malraux – scène nationale de Chambéry et de la Savoie – puis à Bonlieu – scène nationale d’Annecy. En 2014-19 il a été compositeur associé aux CRR d’Annecy et de Chambéry, en 2022-23 au Pont Supérieur de Rennes. Son opéra En dernier lieu a été soutenu par l’appel à manifestation d’intérêt « Mondes Nouveaux ». En 2022 les éditions Musica Falsa publient un entretien de Samuel Sighicelli avec le musicologue et journaliste Guillaume Kosmicki, intitulé La musique en prise directe. — www.sphota.org/samuel-sighicelli
Les Percussions de Strasbourg
Ensemble
Fondé en 1962, Les Percussions de Strasbourg est un ensemble ambassadeur mondialement reconnu de la création musicale. Riche d’un répertoire exceptionnel, le groupe alterne pièces phares du XXème siècle et commandes de nouvelles oeuvres, avec les mêmes préoccupations : faire vivre un patrimoine contemporain en le revisitant sans cesse et continuer à innover, au-devant de l’élargissement des pratiques et des expressions scéniques.
Depuis sa fondation, le groupe est toujours au coeur de la création, grâce à sa complicité avec les compositrices et compositeurs d’aujourd’hui et à la pluralité de ses propositions en termes de formats et d’outils : du duo à l’octuor, de l’acoustique à l’électronique, du récital au théâtre musical en passant par la danse…
Dédicataire de près de 400 oeuvres, le groupe poursuit l’entretien et le développement de son parc instrumental unique au monde. Il compte à son actif de nombreux enregistrements ainsi qu’une trentaine de prix internationaux, dont une Victoire de la musique classique en 2017 qui récompense la 1ère sortie discographique du label Percussions de Strasbourg, Burning Bright de Hugues Dufourt.
Leur engagement quotidien envers la transmission se traduit par des actions pédagogiques multiples notamment auprès du public du quartier de Hautepierre où l’ensemble est en résidence. — www.percussionsdestrasbourg.com
Bruno Chevillon
Contrebassiste
Né le 23 août 1959, Bruno Chevillon est l’une des figures majeures de la contrebasse dans le champ des musiques improvisées, à la croisée du jazz libre et de la création contemporaine. Accompagnateur recherché autant qu’improvisateur audacieux, il prolonge en France l’émancipation de la contrebasse initiée par Jean-François Jenny-Clark, Joëlle Léandre et Barre Phillips, affirmant une voix singulière et exploratoire.
Formé aux Beaux-Arts et au conservatoire d’Avignon, il développe une approche attentive à la matière sonore, au geste et à l’expérimentation. La rencontre avec Louis Sclavis en 1985 marque un tournant décisif et l’inscrit au cœur de la scène française, aux côtés notamment de Michel Portal, Daniel Humair ou Marc Ducret. Virtuose de l’archet et des techniques étendues, il investit aussi des projets interdisciplinaires avec la danse, le théâtre ou la photographie, et crée des formes solistes comme son récital inspiré de Pier Paolo Pasolini.
Complice de longue date du pianiste Stéphan Oliva, notamment dans un trio avec Paul Motian, il multiplie les collaborations à la frontière du jazz et de la musique contemporaine, enregistrant à ce jour une quarantaine de disques.
Éric Échampard
Batteur, compositeur
Né le 24 décembre 1970 à Bourg-en-Bresse (France).
Biographie de Stéphane Ollivier, journaliste aux « Inrockuptibles », réalisée à la demande de l’Orchestre National de Jazz 2014 / 2018 (dir. Olivier Benoit).
« Tout à la fois technicien hors pair, riche d’une formation classique de haut vol (il est titulaire d’un Premier Prix de percussions classique et contemporaine obtenu en 1995 au CNSM de Lyon dans la classe de François Dupin), et musicien instinctif, fondamentalement ouvert à toutes les formes de musiques populaires et expérimentales actuelles (du jazz moderne dans tous ses états au rock en passant par l’infini dégradé des musiques improvisées), Éric Échampard fait partie de ces quelques personnalités atypiques qui au cours des quinze dernières années ont profondément renouvelé l’art de la batterie dans le champ du jazz européen contemporain.
Repéré simultanément par Bernard Struber qui l’intègre en 1992 à l’ORJA (groupe dont il fait toujours partie et rebaptisé depuis Jazztet) et par Jacques Di Donato qui l’année suivante lui offre la place de batteur dans son quintet et son grand ensemble Système Friche, Éric Échampard va très vite s’imposer comme l’interlocuteur privilégié des musiciens les plus novateurs de la scène hexagonale, intégrant coup sur coup le trio de François Corneloup, celui de Marc Ducret (avec Bruno Chevillon), le Grand Lousadzak de Claude Tchamitchian ou encore le MegaOctet d’Andy Emler...
Sollicité par tout ce que la scène européenne compte de musiciens “historiques” (Michel Portal, Louis Sclavis, François Jeanneau), Éric Échampard va au fil des années approfondir ses relations au long cours avec Marc Ducret et Andy Emler (il fait également partie de son trio avec Tchamitchian), débuter de nouvelles collaborations (Dave Liebman, Benjamin Moussay, Christophe Monniot, Fabrice Martinez, Yvan Robilliard, Florent Pujuila, Vincent David) et s’ouvrir à quelques horizons inédits en s’aventurant du côté de l’improvisation libre en duo avec l’accordéoniste finlandais Kimmo Pohjonen ou de projets plus hybrides aux confins du rock et de la musique contemporaine avec le groupe Caravaggio aux côtés de Bruno Chevillon, et des compositeurs Benjamin de La Fuente et Samuel Sighicelli. »
Depuis 2013, professeur de batterie Jazz au CMA Maurice Ravel du XIIIème, Paris.
Friche la Belle de Mai (Grand Plateau)
41, rue Jobin13003
Marseille
Durée
1h15 min.
Utilisation de machines à fumée pendant la performance
Tarifs
Plein 14€
Réduit 9€
Caravaggio
composé de
Samuel Sighicelli
création musicale, orgue électrique, synthétiseur analogique, sampler
Benjamin de la Fuente
création musicale, violon, guitare électrique, objets, électronique
Bruno Chevillon
contrebasse, basse électrique, électronique
Éric Échampard
batterie, pad électronique, objets
Les Percussions de Strasbourg
composé de
Théo His-Mahier
Lou Renaud-Bailly
Emil Kuyumcuyan
Christophe Schaeffer
création lumière
Vanessa Court
son
Claude Mathia
régie