“Le geste musical rend sensible des variations changeantes, imprévisibles, si bien qu’une chorégraphie gestuelle et dynamique hante une partition. Le geste instrumental tend alors vers l’expression d’une force qui se déplie et se ré-enroule sans cesse, s’étirant et se creusant, s’accélérant et se relançant : une rencontre désirée avec l'inattendu. Il ne s’agit plus de notes fixes, mais de multiples états et intensités de mouvement. Cette plasticité évoque pour moi le jeu de l’inflexion présente dans la voix, les mots, mais aussi les pensées, les sensations, les corps et la perception du monde qui nous entoure.” Pascale Criton
Inflexions est un ensemble de pièces aux variations changeantes, imprévisibles.
La chanteuse gère à l’écoute, grâce à une bague connectée, sa relation avec les événements sonores imbriqués dans les paroles dites et chantées, intégrant ainsi un degré d’invention et d’incertitude dans la performance. Une force se déplie et se ré-enroule sans cesse, s’étirant et se creusant, s’accélérant et se relançant.
Il ne s’agit plus de notes fixes, mais d’une chorégraphie sonore aux multiples états et intensités.
Notes d'intention
OUT (2015 — 8 min.)
Nathalie Forget, ondes Martenot
OUT explore l’extension du geste et rend sensibles les variations d’une transitivité ductile entre fréquences, timbres et dynamismes. Les inflexions qui fulgurent dans OUT — machines plus ou moins détraquées, mobiles hybrides affectés de forces — prennent consistance grâce aux qualités plastiques de l’Ondéa (modèle récent des ondes Martenot).
Ces figures improbables passent du proche au lointain, selon des états de corps et de vitesses mutants.
A. KOI BA (2019 — 11 min.)
Création mondiale
Juliet Fraser, soprano
Caroline Delume, guitare
Nathalie Forget, ondes Martenot
Entre absurde et énigme, A. KOI BA est librement inspiré d’un poème de Bernard Réquichot, peintre et auteur de poésie à caractère lettriste. En deçà du langage parlé, l’expression phonématique n’est peut-être pas dénuée d’intention et d’affect. Les sons et signes de la chanteuse s’associent aux mouvements fluctuants de l’Ondéa et de la guitare accordée en douzièmes de ton. Entre bruitements, voyelles et consonnes décortiquées, l’inflexion conjuguée joue un rôle suggestif et la voix fraie un langage non verbal.
Ritournelle for J&F (2021 — 11 min.30)
Juliet Fraser, soprano
Charlotte Testut, contrebasse
Ritournelle for J&F est un jeu à deux de caractère répétitif. Cinq fragments expressifs, constitués de tenues et transformations autour d’un haiku de Issa Kobayashi, forment un cycle qui se répète (presque) six fois. Le jeu est à la fois structuré et ouvert. Les deux interprètes associent leur matériau à la volée, tout en s’écoutant et en suivant des règles et des manières de jouer précises. Celles-ci sont consignées et notées par les interprètes dans un diagramme permettant des degrés de liberté. Contrairement à la notation finalisée d’une partition traditionnelle, ce jeu donne la priorité à une « répétition productive » : une rencontre volontaire avec l'inattendu. Ici, la ritournelle se transforme progressivement : un clin d'œil au concept de Ritournelle chère au philosophe Gilles Deleuze.
Plis pour guitare (2003 — 11 min.30)
Caroline Delume, guitare en 1 / 12e de ton (amplifiée)
Plis pour guitare est une chorégraphie gestuelle et dynamique. Le geste instrumental tend vers l’expression d’une force qui se déplie et se ré-enroule sans cesse, s’étirant et se creusant, s’accélérant et se relançant. La pièce se joue glissando, guitare à plat, avec un bottleneck dans chaque main. Si les vitesses, les amplitudes et les dynamiques sont précisément notées, ce n’est plus pour obtenir des notes fixes, mais pour saisir de multiples états et intensités de mouvement. La richesse de la corde frottée est stimulée par l’accord en microintervalles (1 / 12e de ton), sensibilisant le simple bruit du frottement par une nébuleuse de phases et de résonances. Cette mutabilité évoque pour moi l’inflexion présente dans les corps, les mots, les idées ou les sons. Cette pièce est dédiée à la chorégraphe Meg Stuart.
Liber (2024 — 20 min.)
Création française
Juliet Fraser, soprano
Alexis Baskind, informatique musicale
Liber est traversée par la question de la transformation. Ce terme latin, à l’origine employé pour désigner la conduction de la sève dans le tissu végétal et la formation de l’écorce avec laquelle on extrait ensuite le papier, est aussi la racine du mot « livre » en français. C’est aussi la source de tous les termes qui se réfèrent à la liberté et la libération !
Liber est écrit en six langues — allemand, anglais, bambara, chichewa, français et maori — choisies non seulement pour leurs qualités phoniques, mais aussi en raison de l’universalité transculturelle du propos : la violence sexuelle utilisée comme arme.
Le texte dit et chanté est sous-tendu par la recherche instable d’une libération. Fait d’ambivalence et d’allers et retours au sein des verbes modaux (pouvoir, vouloir, devoir, désirer, oser) réputés mettre en mouvement la décision, l’acte à l’œuvre dans Liber est sous le signe d’un possible déplacement de l’entrave sociale et psychique liée au trauma.
La chanteuse gère à l’écoute — grâce à une bague MIDI (Wave) — sa relation avec les événements sonores qu’elle génère et qui s’imbriquent dans ses paroles dites et chantées, intégrant ainsi un fort degré d’invention et d’incertitude dans la performance. Le controler manuel lui permet de transformer / moduler le son, comme un instrument, et de jouer tant sur de larges amplitudes gestuelles que sur de petites différences qui affectent le timbre et produisent de subtils états acoustiques. Le patch MaxMSP réalisé par Alexis Baskind permet de gérer finement, en direct, les interactions hauteur / timbre, les interférences et intermodulations.
Co-commande de la Philharmonie de Luxembourg pour le festival Rainy Days, VOX-Festival (Gand), et du festival Archipel (Genève), à l’instigation de Juliet Fraser.
Élaborée en étroite collaboration avec Juliet Fraser, soprano, et Alexis Baskind, informatique musicale.
Coproduction
Ville de Marseille – Opéra
—
Liber
Co-commande
Philharmonie de Luxembourg pour le festival Rainy Days, Vox festival (Gand), Archipel (Genève) et GMEM (Marseille)
Soutien
Maison de la Musique Contemporaine (MMC)
—
A.KOI BA
Commande
d’État avec aide à l’écriture pour une œuvre originale
Pascale Criton
compositrice
Pascale Criton est née à Paris en 1954. Elle a étudié la composition avec Ivan Wyschnegradsky, Gérard Grisey et Jean-Etienne Marie. Elle participe au Darmstadter Ferienkürse en 1980/1988, suit une formation électroacoustique au CIRM de 1980 à 1982, ainsi qu’un stage d’informatique musical pour les compositeurs à l’Ircam en 1986. Par ailleurs, elle s’intéresse à l’ethnomusicologie et prend part aux activités du Groupe de Recherche sur la Tradition Orale à Abidjan en 1979. Elle dirige divers ateliers de création : Université Paris VIII 1979-1981, Festival d’Avignon 1977-1978, Conservatoire de Pantin 1981-1982. Sous une autre perspective, en 1975-1980, Pascale Criton est membre de la Compagnie de Théâtre Musical des Ulis, avec Michel Puig, Michaël Lonsdale, Catherine Dasté, Edith Scob, et poursuivra son expérience avec la scène dans le cadre des productions de Transcenic : danse, théâtre, musique, audio-visuel, notamment avec « Ecrans Noirs » créé en 1982.
Dans le domaine de la recherche musicale, depuis 1980, Pascale Criton explore les micro-intervalles et leur organisation que ce soit en 1/8e, 1/12e, 1/16e ton. Son écriture utilise la scordatura (accords spécifiques des instruments à cordes, des guitares, du piano) associée aux instruments de l’orchestre et à la synthèse numérique.
Passionnée par les travaux sur le continuum sonore, Pascale rencontre Gilles Deleuze, 1978-1987, et poursuit un cursus universitaire de recherches musicologiques : « Chromatismes », maîtrise avec Daniel Charles, Université Paris VIII (1987), « Aspects théoriques et réalisations de la notion du continuum dans la musique du XXe siècle », DEA sous la direction de Hugues Dufourt, formation doctorale Musique et Musicologie du XXe siècle, Ircam (1993) « Total chromatique et continuum sonore, une problématique de la pensée musicale du XXe siècle », doctorat de l’Etat.
Ses recherches font l’objet de commandes d’Etat et de conférences concernant l’esthétique musicale (Introduction à La loi de la Pansonorité d’Ivan Wyschnegradsky, Genève, Contrechamps, 1996), ainsi qu’à la synthèse et les nouvelles lutheries. Compositeur consultant à l’Ircam (Département de la Recherche Musicale, 1989/1991) elle collabore avec le Laboratoire Ondes et Acoustique à l’Ecole Supérieure de Physique et Chimie Industrielle à Paris. En 1999, l’Ensemble 2e2m lui a dédié un concert portrait et une publication consacrée à son travail qui paraît dans la collection à la ligne (Ensemble 2e2m) : « Pascale Criton, les univers microtempérés ».
Ses œuvres sont éditées chez Jobert et jouées tant en France qu’à l’étranger : Centre Georges Pompidou, IRCAM, MANCA, Midem, Intermusica, Ars Electronica, Darmstadt, Institut Ijsbreker, Festival Archipel, Huddersfield Spring, III° Pianoforum (Heilbronn), American Festival of Microtonal Music à New-York, Radio-France.
Juliet Fraser
Soprano
Juliet Fraser est une soprano, spécialisée dans les zones les plus âpres de la musique classique contemporaine. La plupart des œuvres qu’elle interprète sont toutes récentes — beaucoup ont d’ailleurs été écrites spécialement pour elle — mais elle a commencé sa carrière dans le répertoire de musique ancienne, qu’elle continue d’explorer aujourd’hui. Elle se sent le plus épanouie dans les musiques composées avant 1759 et après 1958.
En tant qu’autrice et conférencière, elle plaide pour une transformation du milieu musical, en apportant le regard d’une interprète sur des thèmes tels que la collaboration, l’échec et la reconnaissance.
Juliet est directrice artistique d’eavesdropping, une plateforme située dans l’est de Londres dédiée au partage de nouvelles musiques et de nouvelles manières de penser la musique ; co-directrice de all that dust, un petit label indépendant consacré à la création contemporaine et directrice de programme de VOICEBOX, une initiative récente dédiée à la performance vocale contemporaine.
Elle a récemment reçu un doctorat honorifique de l’Université de Southampton.
Caroline Delume
Guitariste
Caroline Delume est guitariste et théorbiste, et joue en soliste, musique de chambre et orchestre. Elle collabore avec des compositeurs, chefs d’orchestre, chanteurs, instrumentistes, ingénieurs du son et joue avec des ensembles spécialisés en musique ancienne et en création de musique contemporaine.
Continuiste, elle joue au sein de l’orchestre baroque Le Concert Spirituel depuis sa fondation en 1987, sous la direction de Hervé Niquet, et avec le violoniste Patrick Bismuth et son ensemble La Tempesta.
Avec l’ensemble de Rachid Safir Les Jeunes Solistes puis les Solistes XXI, elle a participé aux créations et enregistrements d’œuvres de Philippe Fénelon, Klaus Huber et Philippe Leroux.
Avec l’Ensemble Intercontemporain, elle a joué sous la direction de Pierre Boulez, Suzanna Mälkki, Pierre-André Valade, Jonathan Nott, François-Xavier Roth, Peter Eötvös, Pierre Bleuse.
Caroline Delume est dédicataire d’oeuvres pour guitare et pour théorbe de Jean-Pascal Chaigne, Pascale Criton, Philippe Fénelon, Christopher Fox, Félix Ibarrondo, José Manuel López López, Francisco Luque, Clara Maïda, Florentine Mulsant, Diógenes Rivas, Franck C. Yeznikian.
Elle est professeur de lecture à vue au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris depuis 2005 et professeur de guitare et d’improvisation au Conservatoire à rayonnement régional de Versailles depuis 2014.
Monica Gil Giraldo
Ingénieure du son, rim
Monica Gil Giraldo est née en Colombie où elle a fait ses études supérieures en musique et ingénierie du son. Elle a ensuite complété sa formation par un master en Création Musicale et Sonore de l'Université Paris 8.
En tant qu’ingénieur du son, elle a travaillé au théâtre Colon à Bogota, au “Banff Centre for Arts and Creativity” au Canada, ainsi qu’aux Bauer Studios en Allemagne.
Également réalisatrice en informatique musicale, elle participe à la réalisation des productions au sein de centres nationaux de création musicale comme le GMEM, le CIRM, Cesaré et l’Ircam avec des compositeur.rice.s tels que Tristan Murail, François Paris, Édith Canat de Chizy, Hilda Paredes, Núria Giménez-Comas, Ana Lara, Philippe Manoury, Marco Stroppa, entre autres.
Ses domaines d’intérêt incluent la production de différents styles musicaux, la sonorisation, l'enregistrement de paysages sonores et la pédagogie.
Alexis Baskind
Musicien, ingénieur du son, rim
Formé à la prise de son dans la classe de Benoit Fabre au Conservatoire à Rayonnement Régional d’Aubervilliers (La Courneuve), Alexis Baskind suit parallèlement des études scientifiques et techniques (ingénierie électrique, traitement de signal, mathématiques appliquées), et entre en 1999 à l’Ircam où il mène des recherches en acoustique des salles, ponctuées par un doctorat en 2003. Il collabore depuis avec de nombreuses compositrices, compositeurs, musiciens, musiciennes et structures de production, dont l’Ircam, le Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris, la compagnie des Musiques à Ouïr et le CIRM — Centre international de recherche musicale (Nice). Il a, entre autres, travaillé aux côtés des compositeurs Philippe Leroux, Beat Furrer, Hanspeter Kyburz, Hèctor Parra, Pedro Amaral, François Paris, Philippe Hurel, Vladimir Tarnopolsky, Alexandros Markeas, Fabián Panisello, Turgut Erçetin, Rebecca Saunders et du metteur en scène Jean-François Peyret, dans le cadre de productions studio et de créations de danse, théâtre et musique mêlant l’électroacoustique à un instrumentarium traditionnel. Il collabore régulièrement sur des projets artistiques et techniques nécessitant le développement de solutions spécifiques de traitement et design sonore, et d’interfaçage avec des technologies de captation gestuelle ou visuelle. Ancien professeur d’ingénierie sonore à la Hochschule der populären Künste (Berlin) et enseignant dans le programme Tonmeister de la Hochschule für Musik Detmold, il donne régulièrement des cours spécialisés en ingénierie sonore et en réalisation électroacoustique au sein de conservatoires, universités, et instituts dédiés à la création musicale.
Nathalie Forget
Ondes martenot
Nathalie Forget est ondiste et professeure au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris, où elle a obtenu à l’unanimité le Premier Prix d’ondes Martenot. Diplômée également en philosophie de la musique et en arts plastiques, elle mène une carrière internationale aux côtés de chefs, ensembles et orchestres majeurs en Europe, en Amérique, en Afrique et en Asie.
Interprète reconnue du répertoire classique et contemporain pour ondes Martenot — de Messiaen à Murail — elle s’engage activement dans la création, l’improvisation et les projets hybrides, collaborant notamment avec L’Itinéraire, WARN!NG, ErikM, FAUST, Radiohead ou Ulan Bator.
Artiste transdisciplinaire, elle associe l’instrument à la performance, à la photographie et à la sculpture, explorant des thèmes tels que l’utopie, l’animalité vibrante ou l’indifférence. Ses enregistrements comprennent notamment Saint François d’Assise, Uaxuctum et la Turangalîla-Symphonie.
Un ouvrage lui est consacré en 2020 : L’insurrection de la douceur d’Éric Valentin.
Charlotte Testu
Contrebasse
Charlotte conçoit la contrebasse comme un chemin d’exploration sonore, où se mêlent recherche, écoute et poésie du geste musical. Formée au CNSMD de Paris auprès de Jean-Paul Celea, Alain Savouret et Alexandros Markeas, puis au CNSMD de Lyon avec Bernard Cazauran, elle s’oriente vers la musique contemporaine, improvisée et baroque. Lauréate du premier prix du concours international Bass 2008, elle développe un travail singulier autour de la scène et du théâtre musical, notamment avec La contrebasse nomade, Tout contre ma contrebasse ou Un cabaret imaginaire. Elle collabore étroitement avec de nombreux compositeurs et compositrices, et crée Folia, un programme pour contrebasse et électronique en partenariat avec le GMEM. Membre des ensembles C Barré et TM+, elle joue également avec Les Siècles et Insula Orchestra, tout en enseignant au Conservatoire de Cergy-Pontoise.
Opéra de Marseille (Foyer Ernest Reyer)
2, rue Molière13001
Marseille
Durée
1h00 environ
Tarifs par concert
Plein : 8€
Réduit : 6€*
*Jeunes 12-25 ans, étudiants, demandeurs d’emploi, bénéficiaires des minima sociaux, intermittents, séniors de 65 ans et plus — sur justificatif.
Gratuité pour les détenteurs de la carte de fidélité Modulations (uniquement sur réservation)
Information pratique
Les spectateurs retardataires ne pourront avoir accès à la salle, certains spectacles ne tolérant — sur demande des équipes artistiques — aucune entrée en retard.
Billetterie
En ligne : gmem-cncm.mapado.com
Par mail : billetterie@gmem.org
Dans le cadre des Modulations
Les Modulations, c’est quoi ?
Ce sont des concerts, des performances, des événements réguliers…
Autrement dit, une saison organisée par le GMEM.
Dates du 1er semestre :
16/09/25— 21/10 — 18/11 — 14/12 — 16/12
Dates du 2ème semestre :
20/01/26— 17/02 — 17/03 — 22/03 — 14/04 — 10/05
Pascale Criton
compositrice
Juliet Fraser
soprano
Caroline Delume
guitare
Nathalie Forget
ondes Martenot
Charlotte Testu
contrebasse
Monica Gil Gilardo
informatique musicale
Alexis Baskind
réalisation informatique musicale (Liber)
Programme
OUT (2015 — 8 min.)
Nathalie Forget, ondes Martenot
A. KOI BA (2019 — 11 min.)
Création mondiale
Juliet Fraser, soprano
Caroline Delume, guitare
Nathalie Forget, ondes Martenot
Ritournelle for J&F (2021 — 11 min.30)
Juliet Fraser, soprano
Charlotte Testut, contrebasse
Plis pour guitare (2003 — 11 min.30)
Caroline Delume, guitare en 1 / 12e de ton (amplifiée)
Liber (2024 — 20 min.)
Création française
Juliet Fraser, soprano
Alexis Baskind, informatique musicale