Ce concert marque les débuts du Parophone, un trio inédit réunissant mezzo-soprano, alto et clarinette basse. Trois voix, trois timbres, trois souffles qui s’accordent comme les syllabes d’un mot rare — Parophone : comme ces mots que l'on prononce "presque pareil" et dont la proximité invite à un jeu avec le son et le sens.
Au cœur du programme, trois pièces pour trio signées Roger Tessier (Éclats de soleil), François Bousch (Murmures Éblouis) et Alain Louvier, dont le trio aura le plaisir de créer Phonèmes, une pièce écrite spécialement pour leur formation.
Autour de ces œuvres, une constellation de duos et solos viendra révéler les nuances et les possibles de cette "machine à trois têtes" — entre poésie sonore, théâtre des timbres et jeux de langage.
Un concert à la fois poétique, ludique, parfois humoristique, où les instruments se font voix, et la voix devient instrument.
Coréalisation
Ville de Marseille - Opéra
Laura Muller
mezzo-soprano
Après un parcours de maîtrisienne au Puy-en-Velay puis des études littéraires poursuivies jusqu’au master, Laura Muller étudie le chant lyrique à Paris où elle obtient un DEM en 2018. Elle suit également la classe de Lied et mélodie de Françoise Tillard, et participe à cette occasion aux masterclasses de Regina Werner et de Donna Brown. Elle est lauréate de l’académie des Paris Frivoles en 2019. Elle se produit très régulièrement au sein d’ensembles vocaux comme Les Métaboles (direction Léo Warynski) ou Sequenza 9.3 (direction Catherine Simonpietri). Elle est régulièrement invitée comme alto solo par le Centre de musique de chambre de Paris (direction Jerôme Pernoo) pour le cycle de cantates « Bach and breakfast ». En 2022, on a pu l’entendre dans la partie d’alto solo de la Passion selon Saint-Jean de Bach avec le Concert d’Astrée et l’ensemble Hemiolia. Elle participe régulièrement aux productions et aux concerts de l’association Parole et Musique (direction artistique Françoise Tillard). Elle y a notamment chanté le rôle de Gontran dans Une Éducation manquée ! de Chabrier, ou le rôle de Mazet dans La Colombe de Gounod. Depuis quelques années, Laura s’implique particulièrement dans le répertoire contemporain. Comme soliste, elle participe à de nombreuses créations, parmi lesquelles : Pion prend tour en D9, opéra de Bruno Giner (direction Philippe Nahon) ; Dorian Gray, a quest for eternal youth, opéra de Mariana Ungureanu (dir. Ajtony Csaba) ; Cinq études sacrées de Yann Robin (dir. Léo Warynski, France Musique) ; The sixth commandment de Elzbieta Sikora (Philharmonie de Szczecin, Pologne) ; Lacrimosa, pour mezzo et ensemble instrumental de Lorenzo Troiani (Festival Ensemble(s), Paris 2023). La pièce de Franck Bedrossian pour mezzo-soprano a capella Départs de feu a été écrite pour sa voix et lui est dédiée. Cette pièce a été créée pour l’émission Création mondiale d’Anne Montaron sur France musique, puis en public à la Biennale de musique contemporaine de Zagreb (avril 2023). En juin 2023, elle chante cette pièce ainsi que Ma Belle si tu voulais de Philippe Leroux (voix solo a capella) à l’opéra de Marseille dans le cadre du festival Propagations du GMEM. En 2024, elle a créé Visions de Matteo Franceschini et une pièce de Pasquale Corrado au festival Milano Musica. Elle prépare également un programme de récital autour de mélodies américaines (Ives, Barber, Copland) aux côtés du ténor Stuart Patterson et de la pianiste Irina Kataeva.
Laurent Camatte
alto
Prix d’alto et d’analyse musicale au CNSM de Paris, Laurent Camatte s’illustre très tôt comme un interprète majeur sur la scène de la création contemporaine, que ce soit au sein d’ensembles tels que l’InterContemporain, avec lequel il joue, entre autre, Eclat-Multiples de Pierre Boulez sous la direction du compositeur, l’Ensemble Court-circuit, 2e2m, Accroche-notes, TM+ ou encore l’Orchestre de chambre Pelleas dont il est un des membres fondateurs. Son large répertoire l’amène à se produire sur les scènes du monde entier tant comme soliste que comme chambriste, avec des partenaires tels que Michael Levinas, Nicolas Angelich, le quatuor Voce ou encore Wilhelm Latchoumia. Sir Simon Rattle l’invite à la Philharmonie de Berlin en mai 2015 pour la création allemande de Ruht Wohl de Betsy Jolas. Laurent Camatte est alto solo de plusieurs ensembles : Court-Circuit (depuis 2015), Proton Bern (2013), Multilatérale (2005). Son double profil d’altiste / analyste intéresse particulièrement les compositeurs avec lesquels une collaboration étroite se développe : Betsy Jolas – dont il créée Ruht Wohl (dédié), Well met, Sur Do et Femme en son jardin –, Gyögy Kurtag (Hommage à Schumann), Pascal Dusapin (Inside), Martin Matalon (Traces II pour alto et électronique), Michael Lévinas (Lettres enlacées pour alto solo), Philippe Schoeller (Visions de Nefertiti I et II)… Plusieurs écrivent pour lui : Betsy Jolas, Michael Levinas, Samuel Andreyev, Gilles Schuehmacher, Frédérik Martin (concerto pour alto), Alberto Caprioli (dont il créé le concerto pour alto), Robert Coinel (concerto) ou encore Jacques Lenot, lequel lui dédie cinq œuvres : November Elegy, pour alto solo et orchestre à cordes, Répliques pour alto solo, Erinnern als Abwesenheit III pour alto et grand ensemble, Abrupts jeux d’ailes pour alto et orchestre à cordes, Néfertiti auprès et au loin… pour alto solo. Il est également lauréat du Prix du conseil d’administration de la Fondation Prince Louis de Polignac (2016), du Prix international Edmund Pendleton (2003), ainsi que des concours internationaux d’alto Jean Françaix (1998) et Epernay (1996).
Parmi ses principaux enregistrements, couronnés entre autre par deux Grands Prix de l’académie Charles Cros en 2011 et 2012, citons « Moving » de Samuel Andreyev (Klarthe 2016) ; « B for Betsy » (œuvres pour alto de Betsy Jolas – Hortus 2012) ; « Chiaroscuro » (Erinnern als Abwesenheit III de Jacques Lenot -Intrada 2011) ; « Vulcano » de Yann Robin (ensemble Intercontemporain, S. Mälki, Kairos 2010) ; « Trio à cordes » et « Quintette avec Clarinette » de Betsy Jolas (Accord 2006) ; « Troisième Round » et « Turbulences » de Bruno Mantovani (Aeon 2003).
Alain Billard
clarinette basse
Titulaire du DESM du Conservatoire Supérieur de Musique et de Danse de Lyon, Alain Billard est membre de l’Ensemble intercontemporain depuis 1995. Il y occupe le poste de clarinette basse (jouant aussi clarinette, cor de basset et clarinette contrebasse). Soliste internationalement reconnu, il a collaboré avec de nombreux compositeurs du XXe siècle à aujourd’hui dont Pierre Boulez, Luciano Berio, György Ligeti, Karlheinz Stockhausen ou encore Philippe Manoury, Michael Jarrell, Pascal Dusapin, Bruno Mantovani et Yann Robin. Régulièrement invité comme soliste par de grands orchestres nationaux et internationaux, il crée et enregistre de nombreuses œuvres parmi lesquelles Machine for Contacting the Dead (2001) de Lisa Lim, Génération (2002), triple concerto pour trois clarinettes de Jean-Louis Agobet, Mit Ausdruck (2003), concerto pour clarinette basse et orchestre de Bruno Mantovani, Décombres de Raphael Cendo (2007), Art of Metal I, II, III (2007-2008) pour clarinette contrebasse, ensemble et électronique de Yann Robin, Del reflejo de la sombra (2010) d’Alberto Posadas avec le quatuor Diotima et La Grammatica del soffio (2011) de Matteo Franceschini. Membre fondateur du Quintette à vent Nocturne, avec lequel il obtient un premier Prix de Musique de chambre au Conservatoire de Lyon, le deuxième Prix du Concours international de l’ARD de Munich et le Prix de Musique de Chambre d’Osaka (Japon), il crée aux côtés d’Odile Auboin (alto) et Hidéki Nagano (piano) le Trio Modulations, auquel les compositeurs Marco Stroppa, Bruno Mantovani et Philippe Schoeller ont déjà dédié de nouvelles œuvres. Alain Billard est très actif dans le champ de la recherche et du développement de nouvelles techniques instrumentales. Il collabore régulièrement avec l’Ircam et la manufacture Selmer. Sa participation active aux actions éducatives de l’Ensemble, en direction du jeune public et des futurs professionnels de la musique, témoigne de son engagement profond pour la transmission sous toutes ses formes.
Roger Tessier
Compositeur
Roger Tessier naît le 14 janvier 1939 à Nantes. Il étudie la musique au Conservatoire de sa ville natale avant d'entrer en 1959 au Conservatoire de Paris, où il est élève d'Olivier Messiaen en analyse, d'Henri Challan en harmonie, d'Alain Weber en fugue et d'Eugène Bigot en direction d'orchestre. Il se consacre ensuite à la composition et à l'enseignement. En 1972-1973, Roger Tessier est membre fondateur de l'ensemble de musique contemporaine L'Itinéraire.
Il est lauréat en 1978 du prix Stéphane-Chapelier de la Sacem, lauréat de la Fondation de France en 1980, et devient la même année responsable de l'organisation des concerts de musique contemporaine dans l'académie de Versailles.
En 1981, il est Grand prix de l'Académie du disque français Charles Cros et est nommé secrétaire général de la section française de la Société internationale pour la musique contemporaine, institution dont il est membre du bureau exécutif entre 1987 et 1990 puis trésorier en 1982.
En 1982, Roger Tessier est directeur-fondateur du Festival Angers, Musique du XXe siècle. Il participe au Festival de Darmstadt en 1984, devient directeur du Conservatoire d'Angers en 1987 puis est directeur à partir de 1991 du Conservatoire du 14e arrondissement de Paris, où il crée une classe de composition.
L'Académie des beaux-arts lui décerne le prix Jacques-Durand en 1990 et le prix Florent-Schmitt en 1991.
François Bousch
Compositeur
François Bousch, né le 24 Juillet 1946 à Paris, suit ses études musicales à la Schola Cantorum (Histoire de la Musique), et au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris (Ecriture, Analyse, Ondes Martenot, Direction d’orchestre, Composition musicale) avec notamment Michel Guiomar, Charles Bruck, Jeanne Loriod, Jean-Pierre Guézec, Betsy Jolas, Claude Ballif et Olivier Messiaen. Dans le cadre de ses études, il rencontre Luciano Berio et Karlhein Stockhausen. En 1972, il reçoit le Prix Roger Ducasse. En 1974, nommé Pensionnaire de l’Académie de France à Rome (Grand Prix de Rome) pour 2 ans, il séjourne à la Villa Médicis. Il rencontre des artistes de tous pays, Michiko Hirayama, James Dashow, Luca Pfaff… et noue une relation fructueuse avec le compositeur italien Giacinto Scelsi. Son œuvre pour grand orchestre Souffle de Vie-Lumière est remarquée par la Radio italienne.
Dès 1974, il participe activement à l’aventure de l’ensemble Itinéraire avec Tristan Murail, Roger Tessier, Pierre-Yves Artaud… et à son Comité de programmation (1978-1981). En 1977, Tristan Murail l’invite à rejoindre l’Ensemble d’Instruments Electroniques de l’Itinéraire. Il donne de nombreux concerts, réalise de nombreuses créations d’œuvres et participe à de nombreux enregistrements (guitare électrique et claviers électroniques) avec cet ensemble, l’Ensemble Intercontemporain, l’Ensemble 2E2M, l’Ensemble Ars Nova, et les orchestres de Radio France, de Sicile… En 1980, il est stagiaire à l’Ircam avec Tristan Murail, Gérard Grisey, Pascal Dusapin, Hugues Dufourt, Michaël Lévinas et Roger Tessier. En 1981, la Sacem lui attribue le Prix Georges Enesco. En 1982, la Direction de la Musique du Ministère de la Culture lui confie la mission de mettre en place l’Ensemble Instrumental de Basse-Normandie, en tant que directeur artistique et musical. En 1988, il suit un stage au GRM (Groupe de Recherches Musicales de l’Institut National de l’Audiovisuel) sous la conduite de Daniel Teruggi, en compagnie de Philippe Leroux. En 1990, il est élevé au rang de Chevalier des Arts et des Lettres par le Ministre de la Culture. La même année, il fonde l’ensemble Sine Qua Non dont il est directeur artistique, puis président d’honneur. De 1992 à 1996, il est nommé Vice-Président de la Commission Musique Symphonique de la Sacem. De 1996 à 2001, il est président de la section française de la Société Internationale pour la Musique Contemporaine, association internationale fondée en 1922 à Salzbourg, regroupant des noms prestigieux comme Ravel, Bartok, Webern, Hindemith, Kodaly, Berg, Roussel, Schoenberg, Koechlin, Milhaud, Poulenc, Dutilleux… elle regroupe aujourd’hui 50 Pays à travers le Monde dont la France. Son siège se trouve à l’UNESCO, à Paris.
Alain Louvier
Compositeur
Né en 1945, Alain Louvier mène des études axées sur les mathématiques, tout en obtenant 9 premiers prix au Conservatoire de Paris, où il est élève notamment d’Olivier Messiaen et de Manuel Rosenthal. En 1968, il est le dernier lauréat (sur épreuves) du « Premier Grand Prix de Rome de Composition Musicale » décerné par l’Institut de France. Pensionnaire à l’Académie de France à Rome de 1969 à 1972, il reçoit ensuite d’autres distinctions, dont le Prix Honegger (1975), le Prix Paul Gilson (1981) ou le Prix Georges Enesco de la Sacem (1986). Directeur du CNR de Boulogne-Billancourt de 1972 à 1986, il y mène une politique de rénovation pédagogique assez remarquée, notamment en commandant à une cinquantaine de compositeurs très divers des courtes pièces destinées aux étudiants, y compris dans les niveaux initiaux. Directeur du CNSM de Paris de 1986 à 1991, il réalise en 1990 le transfert du Conservatoire à la Cité de la Musique, tout en jetant les bases de nouveaux départements : Pédagogie, Métiers du Son, Danse Contemporaine… De 1991 à 2009, Alain Louvier enseigne au CNSMDP l’analyse musicale, ainsi que l’orchestration au CNR de Paris.En mai 2009, il reprend la direction du Conservatoire à Rayonnement Régional de Boulogne-Billancourt. Depuis 1971, il mène une activité de chef d’orchestre tournée vers la création de nombreuses œuvres nouvelles, particulièrement avec l’Ensemble de l’Itinéraire, ou dans le cadre des Conservatoires (Stockhausen, Scelsi, Grisey, Lévinas, Tessier, Stroë, Murail, Blondeau, Campana, Mantovani, Campo….). Dans son œuvre de compositeur, Alain Louvier propose, dès 1964, une écriture et une gestique très personnelles pour les claviers (Études pour Agresseurs, Agrexandrins) ; Il s’intéresse aussi à la traduction musicale des courbes géométriques ou des suites numériques (Hommage à Gauss, 9 Carrés pour 4 flûtes, Chant des Aires, l’Isola dei Numeri) ; Il ouvre également de nouveaux horizons en introduisant la modalité dans l’univers microtonal des ¼ tons (le Clavecin non Tempéré, Suite en Do, Anneaux de Lumière, « S »).
Yann Robin
Compositeur
Yann Robin, compositeur français débute ses études musicales à Aix-en-Provence. En 1994, il entre dans la classe de jazz du CNR de Marseille où il obtient un 1er Prix. Il intègre parallèlement la classe de Composition de Georges Bœuf où il reçoit un 1er Prix à l’unanimité, accompagné d’une distinction de la Sacem. Il poursuit des études d’Harmonie et de Contrepoint au CNR de Paris et suit des études de Musicologie à la Sorbonne. En 2003, il entre au Conservatoire National Supérieur de Paris, en classe de Composition avec Frédéric Durieux ainsi que dans la classe de Michaël Levinas où il obtient son prix d’analyse. En juillet 2004, il participe au cours de composition de Jonathan Harvey au centre Acanthes et réside à la fondation Royaumont où il travaille avec Brian Ferneyhough, Michaël Levinas et Jean-Luc Hervé. En 2006, il est sélectionné pour le 4e Forum de l’Ensemble Aleph. Cette même année, il devient boursier de la Fondation Meyer. De 2006 à 2008 il suivra les deux années de cursus informatique de l’Ircam. En 2003, il reçoit une commande d’Etat du Ministère de la Culture et écrit Les Couleurs du Temps pour l’Orchestre National d’Harmonie des Jeunes. L’année suivante il remporte le 1er Prix du Concours International de Composition Frédéric Mompou de Barcelone avec Styx ainsi qu’un concours franco-chilien qui l’emmène à Santiago du Chili où l’ensemble Antara crée Litaneia. Cette même année, l’Ensemble Intercontemporain crée son Quatuor Phigures. En 2005 il est en résidence à La Muse en Circuit où il réalise Chaostika pour un percussionniste et un dispositif électronique 5.1. et, à la suite d’une commande de la Sacem pour le 60e anniversaire de l’UNESCO, est créée Polycosm pour cinq instruments traditionnels et orchestre. Pour la saison 2006 / 2007 l’ARCAL lui commande un projet de théâtre musical inspiré du roman de Goethe Les Années d’apprentissage de Wilhelm Meister qui est créé le 16 décembre dernier. L’Ensemble Orchestral Contemporain sous la direction de Dominique My, crée le 28 janvier 2007 son concerto pour clarinette contrebasse, Art of Metal, écrit pour Alain Billard soliste de l’ensemble Intercontemporain. Ce concerto initie un cycle de trois pièces autour de la clarinette contrebasse métal. De 2006 à 2008, il est compositeur invité par l’Orchestre National de Lille. Sa musique est diffusée aussi bien en France qu’à l’étranger. En 2005, il fonde avec d’autres compositeurs l’Ensemble Multilatérale et en devient le directeur artistique. Sa musique est éditée aux Editions Jobert.
Henri Pousseur
Compositeur
Henri Pousseur (1929–2009), compositeur belge majeur de l’avant-garde, grandit dans un contexte troublé par la Seconde Guerre mondiale, entre influences belge et allemande. Formé au Conservatoire de Liège, il est rapidement marqué par le dodécaphonisme et les musiques de Schoenberg, Webern ou Boulez, qu’il rencontre au début des années 1950. Il s’inscrit alors dans le courant post-webernien, tout en développant très tôt un intérêt pour la musique électronique et expérimentale.
Dans les années 1950, il collabore avec des figures comme Stockhausen ou Berio et réalise plusieurs œuvres pionnières, mêlant instruments, sons électroniques et procédés aléatoires. Son travail explore aussi les interactions entre musiciens, envisagées comme des modèles sociaux. À partir des années 1960, il élargit son langage en réintégrant l’harmonie et les consonances dans une approche sérielle renouvelée, notamment dans Votre Faust, œuvre emblématique conçue avec Michel Butor.
Par la suite, Pousseur développe une écriture fondée sur la transformation de matériaux musicaux et le dialogue entre styles, revisitant l’histoire musicale de Monteverdi à Schoenberg. Parallèlement, il mène une carrière d’enseignant et de pédagogue influent, contribuant à moderniser l’enseignement musical à Liège. Affaibli par la maladie en fin de vie, il s’éteint en 2009, laissant une œuvre riche, à la croisée de la recherche théorique, de l’expérimentation sonore et de la réflexion sur le rôle social de la musique.
Evan Ziporyn
Compositeur
Compositeur, chef d’orchestre et clarinettiste, Evan Ziporyn développe une œuvre à la croisée des cultures, nourrie notamment par la musique balinaise et les scènes contemporaines internationales. Il a collaboré avec de nombreux artistes majeurs, dont Yo-Yo Ma, Maya Beiser, Terry Riley ou Bang on a Can, et ses arrangements ont notamment été entendus dans The Vietnam War de Ken Burns.
Parmi ses projets récents figure une relecture orchestrale de Blackstar, dernier album de David Bowie, qu’il dirige avec son Ambient Orchestra depuis 2017 sur de nombreuses scènes internationales. Son catalogue comprend également des œuvres mêlant instruments occidentaux, gamelan et dispositifs électroniques, ainsi que des installations immersives et des collaborations interdisciplinaires.
Formé aux États-Unis auprès de Joseph Schwantner, Martin Bresnick et Gérard Grisey, il fonde en 1993 le Gamelan Galak Tika et s’impose comme une figure pionnière du dialogue entre traditions musicales. De 1992 à 2012, il est une figure centrale de l’ensemble Bang on a Can All-Stars. Il mène parallèlement une carrière d’interprète et de pédagogue, et occupe aujourd’hui des fonctions de professeur et de directeur au MIT.
Opéra de Marseille (Foyer Ernest Reyer)
2, rue Molière13001
Marseille
Durée
1h10 environ
Tarifs par concert
Plein : 8€
Réduit : 6€*
*Jeunes 12-25 ans, étudiants, demandeurs d’emploi, bénéficiaires des minima sociaux, intermittents, séniors de 65 ans et plus — sur justificatif.
Gratuité pour les détenteurs de la carte de fidélité Modulations (uniquement sur réservation)
Information pratique
Les spectateurs retardataires ne pourront avoir accès à la salle, certains spectacles ne tolérant — sur demande des équipes artistiques — aucune entrée en retard.
Billetterie
En ligne : gmem-cncm.mapado.com
Par mail : billetterie@gmem.org
Dans le cadre des Modulations
Les Modulations, c’est quoi ?
Ce sont des concerts, des performances, des événements réguliers…
Autrement dit, une saison organisée par le GMEM.
Dates du 2ème semestre :
20/01/26— 17/02 — 17/03 — 22/03 — 21/04 — 10/05
Laura Muller
mezzo-soprano
Laurent Camatte
alto
Alain Billard
clarinettes
Programme
Draft III
pour alto solo
Yann Robin
Phonèmes pour Cathy
pour mezzo-soprano solo
Henri Pousseur
Phonèmes
pour mezzo, alto et clarinettes
CRÉATION
Alain Louvier
Tsmindao Ghmerto
pour clarinette basse solo
Evan Zyporin
Éclats de soleil (2016 — 12 min.)
pour mezzo, alto et clarinettes
Roger Tessier
Murmures Éblouis (2019 — 12 min. 30)
pour mezzo, alto et clarinette basse
François Bousch