Un siècle d’itinérance artistique entre Marseille et les USA (1929-2026)
En 2018, l’Ensemble Télémaque crée October Lab, une plateforme internationale dédiée à la création musicale, dont la vocation est de produire et diffuser de nouvelles œuvres, à la croisée des styles et des esthétiques. À travers des commandes passées à des compositrices et compositeurs du monde entier, elle explore des thématiques en constante évolution.
Sounds, Tears and Skins marque la première collaboration de l’ensemble Télémaque avec des artistes américains. Sous la direction de Raoul Lay, l’ensemble commande cette année des œuvres à une nouvelle génération de compositeurs : David Dominique, Yu-Hui Chang, John Aylward et Kate Soper. Leurs créations s’appuient sur des textes français et américains, écrits de manière significative ou ayant laissé une empreinte à Marseille et aux USA.
Le projet tisse un dialogue entre quatre figures littéraires du XXe siècle : Claude MacKay (Banjo, 1929), Mary Jane Gold (Crossroads Marseilles, 1940), Franz Werfel et Antonin Artaud. Toutes et tous, à des degrés divers, ont été discriminés en raison de leur genre, et/ou leur origine, et/ou leurs différences (appartenance ethnique ou religieuse, convictions politiques, orientation sexuelle, troubles psychiques…).
À travers l’histoire, avant, pendant ou après la Seconde Guerre mondiale, le projet interroge les notions de voyage, de migration, et d’histoire des minorités dans un axe Marseille-États-Unis. Comment des artistes d’aujourd’hui composent en regard de ces moments brisés de l’histoire, dont la ressemblance avec le présent interroge ?
Le concert se compose de quatre pièces où les voix parlées et chantées dialoguent avec l’instrumental, faisant de l’intertextualité un espace d'expression sensible de la diversité.
Soutiens
Institut français - Villa Albertine ; Centre National de la Musique ; Spedidam ; Adami
David Dominique
compositeur
David Dominique est compositeur, interprète et théoricien de la musique, installé à Richmond (Virginie). Lauréat d’une bourse Guggenheim 2022-2023 et fellow à la Harvard Radcliffe Institute (2021-2022), il compose de la musique contemporaine, du jazz, de l’électroacoustique, du rock et des œuvres scéniques. Ses albums Mask (2018) et Ritual (2013), écrits pour octuor jazz avec flûte, cordes, cuivres, guitare, batterie et électronique, ont été salués par la critique. Il a dirigé leurs œuvres en concert à New York, Los Angeles, Boston, Washington D.C., etc. David compose aussi pour le théâtre, dont Starcrosser’s Cut (2013) — autour de l’astronaute Lisa Nowak — acclamée à Los Angeles. Il a écrit pour Tony Arnold, Talea Ensemble, ECCE, L’Arsenale, Killsonic (collectif expérimental de LA), et joué dans des festivals comme Coachella ou Bumbershoot. En 2016, il crée Broken Record, spectacle musical coproduit à Los Angeles. Ses recherches portent sur Mingus, Dolphy, le chaos sonore et Beat Furrer, auquel il a consacré sa thèse. Il a présenté ses travaux à Harvard, Wellesley, Virginia Tech, etc. Il enseigne aujourd’hui au College of William and Mary.
Kate Soper
compositrice
Kate Soper est codirectrice et interprète de Wet Ink, un groupe new-yorkais dédié à la recherche d’une musique aventureuse au-delà des frontières esthétiques. Elle est la professeure de musique au Smith Collège. Décrite par The New Yorker comme "l’une des personnalités les plus originales de sa génération", la compositrice/interprète/écrivaine Kate Soper a créé des spectacles de théâtre musical d’une inspiration forte et singulière pendant plus d’une décennie. Finaliste du prix Pulitzer et boursière du prix de Rome, elle a reçu des prix et des bourses des fondations Guggenheim et Koussevitzky et de l’American Academy of Letters, et a reçu des commandes du Miller Theatre, d’Alarm Will Sound et du New York Philharmonic. Ses œuvres comprennent les monodrames « Voices from the Killing Jar » et « IPSA DIXIT », ainsi que les opéras « Here Be Sirens », « The Romance of the Rose » et « The Hunt ». Félicitée par le New York Times pour sa "voix souple et sa présence captivante", Soper se produit fréquemment en tant que soprano spécialisée en musique contemporaine.
Yu-Hui Chang
compositrice
La compositrice multirécompensée Yu-Hui Chang crée un grand nombre d’œuvres qui résonnent profondément avec les musiciens et le public, par son énergie, sa précision, ses effets inventifs et ses couleurs vibrantes. Son travail transcende les frontières culturelles et stylistiques, embrassant la diversité musicale et la fluidité. Yu-Hui a reçu de nombreux prix, dont le Arts and Letters Award, la bourse Charles Ives, la bourse Guggenheim Foundation et des commandes d’institutions aussi prestigieuses que la Fromm Music Foundation et la Koussevitzky Music Foundation. Ses compositions de chambre et orchestrales ont été interprétées dans de nombreux pays, dont les Pays-Bas, l’Italie, le Japon et les États-Unis, avec des éloges critiques unanimes. Originaire de Taïwan, elle enseigne à la faculté de composition de l’Université Brandeis depuis 2006. Ses œuvres ont été présentées dans de grands festivals de musique contemporaine à travers le monde. Elle a également été co-directrice artistique de l’Empyrean Ensemble et du Dinosaur Annex Music Ensemble, où elle a organisé plus de soixante-dix concerts. En janvier 2024, son CD portrait "Mind Like Water" est sorti.
John Aylward
compositeur
Compositeur et pianiste, John Aylward a grandi dans le désert de Sonora, à la frontière entre l’Arizona et le Mexique, enfant d’une mère immigrée d’Allemagne (elle-même réfugiée de la Seconde Guerre mondiale), dans des circonstances extrêmement instables. Sa musique reflète les riches expressions des histoires culturelles convergentes et les communautés profondément entremêlées de cette vie antérieure, le tout dans les paysages surnaturels du désert. Après des études initiales de piano et de composition avec Nicholas Zumbro et Pamela Decker, John a étudié la composition musicale en Nouvelle-Angleterre avec Martin Boykan et David Rakowski, et a écrit une thèse sur le 5e quatuor à cordes d’Elliott Carter avec le musicologue Eric Chafe et le soutien de deux bourses d’études résidentielles de la Paul Sacher Stiftung à Bâle, en Suisse. Les prix et bourses d’Aylward ont récemment été décernés par la Fondation John S. Guggenheim, l’American Academy of Arts and Letters, le Radcliffe Institute de l’université Harvard, la Commission Koussevitzky du Congrès, la Fromm Foundation, MacDo-well, Tanglewood, l’Atlantic Center for the Arts, le Virginia Center for the Creative Arts.
Friche la Belle de Mai (Petit Plateau)
41, rue Jobin13003
Marseille
Durée
1h10 environ
Tarifs par concert
Plein : 8€
Réduit : 6€*
*Jeunes 12-25 ans, étudiants, demandeurs d’emploi, bénéficiaires des minima sociaux, intermittents, séniors de 65 ans et plus — sur justificatif.
Gratuité pour les détenteurs de la carte de fidélité Modulations (uniquement sur réservation)
Information pratique
Les spectateurs retardataires ne pourront avoir accès à la salle, certains spectacles ne tolérant — sur demande des équipes artistiques — aucune entrée en retard.
Billetterie (ouverture le 24/08/2026)
En ligne : gmem-cncm.mapado.com
Par mail : billetterie@gmem.org
Dans le cadre des Modulations
Les Modulations, c’est quoi ?
Ce sont des concerts, des performances, des événements réguliers…
Autrement dit, une saison organisée par le GMEM.
Dates du 1er semestre :
15/09/26— 20/10 — 17/11 — 13/12 — 15/12
Ensemble Télémaque
composé de
Raoul Lay
direction
Charlotte Campana
flûte
Linda Amrani
clarinette
Gérard Occello
trompette
Julia Sinoimeri
accordéon
Christian Bini
percussion
Yann Leroux-Sèdes
violon
Jean-Florent Gabriel
violoncelle
Brigitte Peyré
soprano
comédienne
Programme
Between heaven and earth
de John Aylward
< CRÉATION > commissionnée par l’Ensemble Télémaque, direction Raoul Lay
Accidental Hero
A mini music drama
de Yu-Hui Chang
< CRÉATION > commissionnée par l’Ensemble Télémaque, direction Raoul Lay
The imposter
de David Dominique
< CRÉATION > commissionnée par l’Ensemble Télémaque, direction Raoul Lay
Antonin Artaud’s Drama of the Mind
de Kate Soper
< CRÉATION > commissionnée par l’Ensemble Télémaque, direction Raoul Lay