Réalisé à partir d’archives sonores et visuelles, Tomber Sans Bruit s’inspire librement du drame industriel et social d’un grand groupe français, leader de l’habillement : Vivarte. 

Sur scène, salariés et dirigeants dialoguent avec un chœur de haut-parleurs et rejouent les échos d’une chute annoncée, mêlant leurs voix à la musique électronique et au trombone.

Cette forme lyrique fait le pari de la réunion de la voix parlée, de la voix lyrique, des mots qu’elle investit, des émotions qu’elle libère afin d’ouvrir aux spectateurs le lieu retrouvé d’une expérience commune.

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"Entre 2001 et  2021, la faillite du groupe Vivarte, racheté par des fonds vautours, fut impressionnante mais elle n’a pas été retentissante. L’empire de l’habillement est « tombé sans bruit ».

Des millions d’euros n’ont pas été remboursés, les enseignes (André, Kookaï…) ont été vendues à la découpe, les magasins cédés sur Le boncoin et les salariés licenciés. Les syndicats ont fait de leur mieux, plusieurs dirigeants, dégoûtés ou cyniques, ont commenté. Les investisseurs internationaux, injoignables, tâchent de se faire oublier. 

Un des mérites de l’opéra d’Élise Dabrowski est de reconstituer l’ensemble de ce récit éparpillé dans l’espace et dans le temps, de lui conférer une puissance dramatique. Puisant dans toutes sortes d’archives audiovisuelles (journaux télévisés, émission Envoyé spécial, publicité de recrutement, témoignages de syndicalistes…), la chanteuse et musicienne a imaginé un enchaînement de saynètes éloquentes, savoureuses, grinçantes, sarcastiques, burlesques et finalement pathétiques, qui s’agencent sur le modèle d’une tragédie grecque. 

Sur scène, Élise Dabrowski réunit autour d’elle des interprètes (...), associant la virtuosité du chant lyrique, la performance du trombone et de l’électronique, l’expressivité directe et fantaisiste du théâtre. Son esthétique du collage, du télescopage, fait rencontrer des destinées très différentes tout en dressant le portrait collectif d’un désastre. Un grand sens de l’à-propos et de la synthèse, mis au service d’un nouveau type réjouissant d’opéra politique."

Théâtre de Cornouaille

Mentions
Biographie(s)
Lieu
Tomber sans bruit
Éllise Dabrowski, Eric Broitmann
Modulation
Concert
Mar. 15 décembre 2026 | 19h00 Friche la Belle de Mai (Petit Plateau)

Durée
1h00 environ

Tarifs par concert
Plein : 8€
Réduit : 6€*
*Jeunes 12-25 ans, étudiants, demandeurs d’emploi, bénéficiaires des minima sociaux, intermittents, séniors de 65 ans et plus — sur justificatif.

Gratuité pour les détenteurs de la carte de fidélité Modulations (uniquement sur réservation)

Information pratique
Les spectateurs retardataires ne pourront avoir accès à la salle, certains spectacles ne tolérant — sur demande des équipes artistiques — aucune entrée en retard.

Billetterie (ouverture le 24/08/2026)
En ligne : gmem-cncm.mapado.com
Par mail : billetterie@gmem.org

Dans le cadre des Modulations
Les Modulations, c’est quoi ?
Ce sont des concerts, des performances, des événements réguliers…
Autrement dit, une saison organisée par le GMEM.
Dates du 1er semestre :
15/09/26— 20/10 — 17/11 — 13/12 — 15/12 

Distribution

Élise Dabrowski 
composition

Eric Broitmann 
composition et live électronique

Christiane Bopp
co-composition 

Jean-Benoît Nison
mise en scène 

Camille Merckx et Aurore Bouston
voix enregistrées  

Anaïs Georgel
son 

Gildas Goujet
lumière 

Franck Jamin
scénographie 

Angèle Chemin 
la salariée
Vincent Vantyghem 
les pdg, une voix
Élise Dabrowski 
le coryphée
Christiane Bopp 
trombone et une salariée
Eric Broitmann 
un salarié

Ancien.n.es salarié·e·s et dirigeant·e·s du groupe Vivarte, Antoine Veyronnet, Élise Dabrowski, Sophocle
textes :

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