Résidence dans le cadre du projet de territoire Rivières.
Habiter la Rivière est une installation sonore et visuelle conçue par Nathalie Ong, Julie Rousse et Mayura Torii.
Inspirées par l’histoire des rivières marseillaises et par les recherches scientifiques menées autour de la rivière, les artistes imaginent un écosystème sonore et poétique.
Au centre de l’installation, une structure composée de tubes se déploie parmi des récipients contenant de l’eau provenant de rivières marseillaises. Les sons captés sont transformés puis diffusés dans l’espace et circulent à travers les tubes et les fils qui parcourent la structure.
Au bout de certains fils sont suspendus des gobelets en papier. Le spectateur peut prendre un gobelet, le porter à son oreille pour écouter les sons qui y circulent, ou parler à l’intérieur.
Sur chaque gobelet est inscrit un mot, une citation ou un fragment de texte scientifique en lien avec l’eau et les rivières. Le spectateur peut le lire, y répondre, parler ou simplement écouter.
L’installation devient ainsi un réseau dans lequel circulent l’eau, les sons, les mots et les voix.
GMEM — Centre national de création musicale ; OSU Pythéas (Observatoire des Sciences de l'Univers) : AMU/ CNRS/ INRAE/ IRD ; IMBE (Institut méditerranéen de biodiversité et d'ecologie marine et continentale) : CNRS / IRD ; École thématique EcoComplex-Biodiv.
Soutien
PEPR ICCARE - programme et équipements prioritaires de recherche dédié aux industries culturelles et créatives, piloté par le CNRS.

Ce travail a bénéficié d'une aide de l'État gérée par l'Agence Nationale de la Recherche au titre de France 2030 portant la référence ANR-23-PEIC-0001.
Julie Rousse
Artiste sonore et compositrice
Inspirée par les notions d’espace, de rituel et d’écologie, elle utilise sa collection sonore dans sa pratique de l'improvisation libre à l’aide d’une plateforme numérique de traitement du son en temps-réel. Fouillant la matière brute à la recherche de textures et de rythmes, elle crée des pièces fourmillantes et immersives avec des sons enregistrés in-situ déployées pour un projet et un moment spécifique. Lauréate de l'Institut Français en 2015, elle précise son travail autour de l'écologie sonore : ses derniers travaux questionnent notre place dans l'univers ou aux côtés d'un écosystème complexe tel que le fleuve. Recherches, explorations, captations et compositions convergent vers une attention particulière portée au monde par le sonore, des rives du Rhône au cosmos.
Elle établit ses recherches autour d'aspects scientifiques, puisant ses sources dans l'expérience du réel afin de les retransmettre de manière sensible dans des œuvres sonores en mixant sons purs du terrain et interprétation expérimentale. Elle crée notamment Métamorphoses, une installation sonore multiphonique immersive et Horizon(s), installation audiovisuelle en 2023 ainsi qu'EXO - Archéologie Spatio-Temporelle en 2015, avec Félicie d’Estienne d’Orves, une installation audiovisuelle monumentale. Depuis 2001, son travail a été montré internationalement dans des évènements majeurs, festivals et lieux internationaux dédiés aux arts numériques et à la musique expérimentale, lors d’installations et de performances sonores, en solo ou en collaboration avec des artistes de la scène expérimentale, de l'Afghanistan au Chili.
Nathalie Ong
Artiste sonore
Nathalie Ong est une artiste sonore dont le travail circule entre la création radiophonique et la composition électroacoustique, entre le support fixé et la performance live, l’écriture / l’improvisation, le portrait / le paysage, la narration / la musicalité.
Nathalie se forme à la création sonore et radiophonique à Phonurgia Nova et dans la classe de composition électroacoustique de la Cité de la Musique de Marseille. Elle se forme au récit de vie avec la biographe Marie d’Hombres et à la création littéraire dans le Master Ecopoétique et création de l’université Aix-Marseille.
En 2017 elle participe à la création d’un festival musique et jeune public au Cri du Port (Marseille). La radio et le podcast y deviennent des outils de médiation et de création collective.
Depuis, elle écrit et compose pour les spectacles de la compagnie Micromondes, fondée en 2023.
Mayura Torii
Artiste plasticienne
Mayura Torii se laisse porter par un flottement d’incompréhension, une confusion des genres et des valeurs. Ce flottement et cette confusion, elle les enregistre, les construit, toujours au nom d’un sourire. Elle réinjecte du jeu, un déconnage subtil, dans l’aspect pontifiant du concept. En cela, elle demeure amusée et sceptique envers la surévaluation que fait l’occidental de la pensée performative. Elle ne se contente pas pour autant de rappeler qu’il y a des mondes autrement orientés et dont les hiérarchies sont autres. À partir d’une déstabilisation sans gravité, elle travaille des sensations de jouissance et d’étonnement propres au dépaysement. Chacune de ces œuvres nous restitue le trouble du passage, l’indécision du seuil, le frisson délicieux d’une petite frontière mentale à passer. Cette œuvre qui s’appuie sur le langage explore des sensations d’étrangeté et de présence plus ou moins décollée du réel.
Stéphanie Fayolle
Maître de conférences en environnement / biodiversité (AMU), docteure en sciences de l’environnement, spécialiste de la pollution des rivières et des fleuves.
Evelyne Franquet
Professeure au sein de l’IMBE - Aix Marseille Université. Depuis plus de 25 ans, elle étudie la vulnérabilité des macroinvertébrés benthiques face aux perturbations d’origines naturelles ou anthropiques. En recherchant le lien entre vulnérabilité des populations et fonctionnement des milieux aquatiques, Evelyne contribue à une meilleure connaissance des traits biologiques des macroinvertébrés et des zones humides, rivières ou lac de la région méditerranéenne. Mon Groupe de prédilection est celui des Diptères chironomidés. En particulier, elle a pu mettre à profit ses collaborations avec d’autres membres de l’équipe hydrobiologistes (algologues, spécialiste du zooplancton et des poissons) pour faire le lien entre production primaire planctonique et productions secondaires benthique et planctonique à travers l’étude des trajectoires évolutives des écosystèmes et en particulier des points de bascule (métabolisme des casier Girardon, lac d’altitude, rivière urbaines ou péri-urbaine).
Nicolas Kaldonski
Maître de conférences au sein d'Aix-Marseille Université, où il exerce ses activités de recherche au sein de l’IMBE, une unité de recherche de l’OSU Institut Pythéas. Ses travaux de recherche portent essentiellement sur le lien entre les relations hôtes-parasites et les pressions environnementales et le lien entre la biodiversité et l'aménagement du territoire. Ses thématiques de prédilections sont l'écologie comportementale, la parasitologie évolutive et la conservation des milieux aquatiques continentaux. Nicolas est également enseignant dans des matières telles que l'écologie comportementale, l'écologie parasitaire, l'éco-physiologie, l'écologie évolutive et la connaissance naturaliste. Il est responsable de la première année du Master Biodiversité, Ecologie et Evolution.
Nathalie Ong
Julie Rousse
conception, arts sonores, composition
Mayura Torii
conception, arts visuels
Stéphanie Fayolle
Évelyne Franquet
Laurence Affre
Nicolas Kaldonski
équipe scientifique
En collaboration avec
OSU - Pythéas
Lycée René Caillié